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Il met ensuite en perspective des travaux linguistiques inspirés par cette opposition, de Recanati à Ducrot et Nølke. À partir de Berrendonner, l’analyse développe la « marge » comme comportement locutoire d’énonciation et explore, via trois pistes, la reconstruction de l’actualisation, l’articulation avec la réflexivité et l’identification des expressions qui réfléchissent l’énonciation.",{"@graph":51,"@context":106},[52,68,89],{"@type":53,"itemListElement":54},"BreadcrumbList",[55,59,62,65],{"item":56,"name":57,"@type":58,"position":9},"https://docshare.wps.com","Home","ListItem",{"item":60,"name":10,"@type":58,"position":61},"https://docshare.wps.com/fr/template/",2,{"item":63,"name":31,"@type":58,"position":64},"https://docshare.wps.com/fr/template/lettres/",3,{"item":66,"name":47,"@type":58,"position":67},"https://docshare.wps.com/fr/template/when-showing-means-not-saying-a-semi-linguistic-approach/219737/",4,{"url":66,"name":47,"@type":69,"image":70,"author":75,"headline":47,"publisher":78,"fileFormat":81,"inLanguage":45,"description":49,"dateModified":82,"datePublished":83,"encodingFormat":81,"isAccessibleForFree":84,"interactionStatistic":85},"DigitalDocument",{"url":71,"@type":72,"width":73,"height":74},"https://docshare.wps.com/thumbnails/when-showing-means-not-saying-a-semi-linguistic-approach/219737.png","ImageObject",442,249,{"name":76,"@type":77},"McQueen","Person",{"url":56,"name":79,"@type":80},"DocShare","Organization","application/vnd.openxmlformats-officedocument.wordprocessingml.document","2026-09-20","2026-09-08",true,{"@type":86,"interactionType":87,"userInteractionCount":9},"InteractionCounter",{"@type":88},"ViewAction",{"@type":90,"mainEntity":91},"FAQPage",[92,98,102],{"name":93,"@type":94,"acceptedAnswer":95},"Comment le passage de Wittgenstein éclaire-t-il la différence entre montrer et dire ?","Question",{"text":96,"@type":97},"Il distingue ce qui peut être exprimé par des propositions (dire) de ce qui ne peut qu’être montré. 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Une approche sémio-linguistique\nMarion Colas-Blaise\nUniversité du Luxembourg,\nCREM (Université de Lorraine) et CeReS (Université de Limoges)\n0. Remarques préliminaires\n« Ce qui peut être montré ne peut être dit » : l’énoncé souligne la centralité de la distribution complémentaire de montrer et de dire dans le Tractatus logico-philosophicus de Wittgenstein (1993 : 59). Une centralité confirmée par tel passage d’une lettre de Wittgenstein à Russell :\nL’essentiel réside dans la théorie sur ce qui peut être dit au moyen des propositions – c’est-à-dire au moyen du langage (et, ce qui revient au même, sur ce qui peut être pensé), et qui ne peut pas être exprimé à l’aide de propositions, mais peut seulement être montré. Tel est, je crois, le problème essentiel de la philosophie. (Lettre à Russell, le 19.08.1919 ; l’italique est dans le texte)\nPar ailleurs, la distinction entre montrer et dire, dont ce passage fournit un résumé, a inspiré bien des réflexions linguistiques, de Recanati (1979) à Berrendonner (1981) ou Ducrot (1984), de Nølke (1994) à L. Perrin (2008, 2010).\nEn guise de préambule, et de manière cavalière, on peut pointer quatre préoccupations majeures qui définissent en linguistique autant de lignes de frayage : la prise en considération du contexte, de la situation et du geste de l’énonciation que l’énoncé présuppose ; la question de la réflexivité liée en partie du moins aux marques qui manifestent au sein de l’énoncé l’acte qui le constitue ; l’aspect illocutionnaire en tant qu’il peut être distingué de l’aspect locutionnaire ; les critères de l’identification des indices montrant quel acte est accompli par l’énonciation et la distension des limites du montré au-delà du type de phrase assertif, des déictiques et autres embrayeurs.\nAfin de prendre la mesure des demandes qui nous sont ainsi adressées, nous nous proposons de repartir des considérations de Berrendonner (1981). Reprenons son argumentation à grands traits, depuis la « marge » que Recanati distingue du texte : « le texte, écrit Recanati, c’est le texte de ce qui est énoncé, et dans la marge, nous trouvons des indications le concernant » ; le texte est « ce qui est dit à proprement parler » et la marge « ce qui est marginalement indiqué » (1979 : 142). La marge est occupée, note Berrendonner, par le seul « comportement locutoire d’énonciation » ; ce dernier est\n1) geste, donc symptôme, dont le signifié, exhibitionniste, mais non narcissique, se montre sans se dire réflexivement ; et 2), il est impliqué par l’énoncé, lequel se définit comme contenu actualisé. Et ce qui se montre, dans le geste locutoire d’énonciation, n’est autre que ce qu’on appelle ailleurs l’ « assertion », c’est-à-dire le risque même de la prise de parole. (1981 : 121-122)\nTrois pistes au moins s’ouvrent ainsi à la réflexion.\ni) Si le comportement d’énonciation est « impliqué » par l’énoncé, on doit pouvoir remonter de celui-ci vers ce qu’il présuppose : son « actualisation » et, plus largement, vers le geste énonciatif dont il constitue la trace. L’énoncé renvoie à l’énonciation comme acte qui le constitue. La question qui se pose concerne alors la prise en considération de tous les types de phrase, au-delà même de l’assertion dont Berrendonner confirme le caractère symptomatique. Nølke  (1994 : 113) procède à une telle extension aux différents actes relevant de la véridiction, la présupposition, la supposition ou l’interrogation se prêtant elles-mêmes à la monstration.\nii) Ce premier point en appelle un deuxième : dans quelle mesure la monstration doit-elle être articulée avec la réflexivité ? Si, pour Berrendonner, « tout énoncé comporte un acte assertif sans avoir cependant à inscrire cet acte dans le contenu énoncé, c’est-à-dire sans avoir à admettre que le contenu désigne réflexivement sa propre énonciation (= sui-référentialité ) » (1981 : 121 ; l’italique est dans le texte), si, pour Austin, « une affirmation ne peut porter sur elle-même sans absur","cbCaii0iEatzKadH","https://ap.wps.com/l/cbCaii0iEatzKadH","docx",79934,15,"French","# Remarques préliminaires\n## Distinction montrer/dire chez Wittgenstein\n## Préoccupations en linguistique\n## La « marge » et le comportement locutoire d’énonciation\n# Trois pistes de réflexion\n## Remonter de l’énoncé vers l’énonciation\n## Montration et réflexivité\n## Conséquences : expressions révélant l’énonciation","[{\"question\":\"Comment le passage de Wittgenstein éclaire-t-il la différence entre montrer et dire ?\",\"answer\":\"Il distingue ce qui peut être exprimé par des propositions (dire) de ce qui ne peut qu’être montré. 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