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Elle propose de comprendre l’impression comme une version stabilisée, où s’expriment des déformations spécifiques, crénelage/lissage, et une transformation liée au passage du mélange additif au mélange soustractif des couleurs.",{"@graph":14,"@context":66},[15,34,49],{"@type":16,"itemListElement":17},"BreadcrumbList",[18,23,27,31],{"item":19,"name":20,"@type":21,"position":22},"https://docshare.wps.com","Home","ListItem",1,{"item":24,"name":25,"@type":21,"position":26},"https://docshare.wps.com/fr/template/","Template",2,{"item":28,"name":29,"@type":21,"position":30},"https://docshare.wps.com/fr/template/général/","Général",3,{"item":32,"name":10,"@type":21,"position":33},"https://docshare.wps.com/fr/template/the-aesthetics-of-the-pixel-emphasizing-texture-in-the-graphic-work-of-john-maeda/204753/",4,{"url":32,"name":10,"@type":35,"author":36,"headline":10,"publisher":39,"fileFormat":42,"inLanguage":8,"description":12,"dateModified":43,"datePublished":43,"encodingFormat":42,"isAccessibleForFree":44,"interactionStatistic":45},"DigitalDocument",{"name":37,"@type":38},"wps_ap_test_251126_0180","Person",{"url":19,"name":40,"@type":41},"DocShare","Organization","application/pdf","2026-09-05",true,{"@type":46,"interactionType":47,"userInteractionCount":4},"InteractionCounter",{"@type":48},"ViewAction",{"@type":50,"mainEntity":51},"FAQPage",[52,58,62],{"name":53,"@type":54,"acceptedAnswer":55},"Pourquoi l’image produite numériquement pose-t-elle des réserves pour l’analyse sémiotique ?","Question",{"text":56,"@type":57},"L’article souligne que l’analyse suppose de surmonter des réserves théoriques, notamment liées à la fascination technologique et à l’idée que la numérisation ne modifierait pas l’apparence.","Answer",{"name":59,"@type":54,"acceptedAnswer":60},"Quel est le principal écart entre l’image à l’écran et sa version imprimée ?",{"text":61,"@type":57},"Le texte insiste sur le décalage, en particulier chromatique : l’image imprimée ne restitue qu’une facette de ce qui existe dans l’univers numérique, comme l’illustrent les observations citées.",{"name":63,"@type":54,"acceptedAnswer":64},"En quoi l’impression d’une image numérique implique-t-elle une transformation spécifique ?",{"text":65,"@type":57},"Imprimer revient à transformer un mélange additif (fondé sur des lumières monochromes) en un mélange soustractif : la lumière colorée est alors absorbée et réfléchie sélectivement par les pigments.","https://schema.org",{"og:url":32,"og:type":68,"og:title":10,"og:site_name":40,"og:description":12},"article",{"robots":70,"canonical":32},"index,follow",{"doc_id":72,"site_id":7},204753,1788575295,{"code":4,"msg":75,"data":76},"success",[77,81,85,89,93,96,100,104],{"id":78,"doc_module":22,"doc_module_name":25,"category_name":79,"show_sort_weight":4,"slug":80},187,"Affiches","affiches",{"id":82,"doc_module":22,"doc_module_name":25,"category_name":83,"show_sort_weight":4,"slug":84},185,"CV","cv-de4d58cbecd644d0a7e318765621a3e1",{"id":86,"doc_module":22,"doc_module_name":25,"category_name":87,"show_sort_weight":4,"slug":88},186,"Factures","factures",{"id":90,"doc_module":22,"doc_module_name":25,"category_name":91,"show_sort_weight":4,"slug":92},189,"Formulaires","formulaires",{"id":94,"doc_module":22,"doc_module_name":25,"category_name":29,"show_sort_weight":4,"slug":95},191,"general-191",{"id":97,"doc_module":22,"doc_module_name":25,"category_name":98,"show_sort_weight":4,"slug":99},190,"Lettres","lettres",{"id":101,"doc_module":22,"doc_module_name":25,"category_name":102,"show_sort_weight":4,"slug":103},184,"Présentations","cv-767d690125b54e1a9d6afd8b391bba13",{"id":105,"doc_module":22,"doc_module_name":25,"category_name":106,"show_sort_weight":4,"slug":107},188,"Réseaux sociaux","reseaux-sociaux",{"code":4,"msg":75,"data":109},{"doc_id":72,"user_id":110,"nickname":37,"user_avatar":111,"doc_module":22,"category_id":94,"category_name":29,"doc_title":10,"doc_description":12,"doc_content":112,"file_id":113,"file_url":114,"file_type":115,"file_size":116,"view_count":4,"is_deleted":4,"is_public":22,"is_downloadable":22,"audit_status":22,"page_count":117,"language":118,"language_code":8,"site_id":7,"html_lang":8,"table_of_contents":119,"faqs":120,"seo_title":121,"seo_description":12,"update_tm":73,"read_time":122},8796095027276,"https://avatar.qwps.com/avatar/d3BzX2FwX3Rlc3RfMjUxMTI2XzAxODA=","L’esthétique du pixel  \n(L’accentuation de la texture dans l’œuvre graphique de John Maeda)  \npar Anne Beyaert  \ndans Communication et langages n° 138, pp. 23-37, à paraître.  \nSi les images numé riques se font de plus en plus pressantes dans notre environnement culturel et si elles suscitent le plus grand enthousiasmecréatif, elles ne se sont guère prêtées à l’analyse sémiotique, sans doute parce que la fascination pour la technologie qu’elles engagent, pour leur mode de fabrication, peut suffire à sustenter l’analyste. La sémiotique décrit couramment des peintures, des photographies, des films ou des affiches mais, découragée sans doute par le présupposé technologique, nesemble guère intéressée par le mode d’élaboration actuel de ces objets visuels à moins qu’elle ne feigne de croi re que la numérisation n’en modifie pas l’apparence. A vrai dire, soumettre une affiche produite par des moyens numériques à l’analyse suppose qu’on surmonte un certain nombre de réserves théoriques.  \nDès lors qu’elle est dégagée de l’ordinateur et livrée par l’imprimante, l’image digitale entre certes dans le «lieu commun» de la sémiotique et, comme le tableau décrit par Paul Gauguin et Maurice Denis, elle se conçoitaprès tout comme «une surface plane recouverte de couleurs en uncertain ordre assemblées» 1. Assimilée, elle n’est plus cet élémenthétérogène des corpus visuels, qui ressort à la façon abrupte et impérieuse des objets d’actualité .  \nElaborée par des moyens numériques mais abandonnée pour ainsi dire aux contingences de l’impression, cette image semble pourtantincontrôlable. John Maeda lui-mê me nous prévient du décalage entre l’image produite à l’écran et sa version imprimée: «L’image imprimée, ditil, devrait être considérée comme illusoire et ne restitue qu’une facette dece qui existe dans l’univers numérique»2. Ce pendant conclure à larelativité de son analyse apparaîtrait comme un argument bien faible dans la mesure où cette image imprimée n’est pas moins infidèle, après tout,  \n1 La phrase, tirée de Du symbolisme au classicisme, théories, est reprise dans Guila Ballas, La couleur dans la peinture moderne, Paris, AdamBiro, 1997, p. 126.  \n2 John Maeda, Maeda and Media. Journal d’un explorateur du numérique, Thames and Hudson, 2000, p. 161.  \nque les autres reproductions dont nous faisons usage. Comme le remarquait déjà Josef Albers, en reproduction, tous les Mondrian deviennent verts et c’est pourtant sur cette reproduction que nous nous basons.  \nJacques Aumont a souligné l’inévitable décalage chromatique entre l’œuvre et sa reproduction:  \n«L’étude de la couleur dans les images, qui se fait pour une bonne part sur ces aide-mémoire que sont les (bonnes) reproductions, doitforcément rester modeste. Il est infiniment difficile d’avoir accès aux vraies couleurs d’une œuvre picturale. Quant aux arts dureproductible, photographie, cinéma, vidéo, images de synthèse, ils sont par définition et quasi par nature dépendants des moyens techniques de la reproduction qui ne peut qu’affecter un paramètre aussi délicat que la couleur»3.  \nCe commentaire ne peut que relativiser les griefs faits à l’impression numérique qui modifie les couleurs comme, peu ou prou, n’importe quelle reproduction. Si de tels dommages se laissent mal apprécier, une transformation radicale et spécifique doit cependant lui être imputée: imprimer une image produite numériquement revient en effet à transformer un mélange additif de couleurs, fondé sur l’addition delumières monochromes comme celui de la télévision, par un mélange soustractif des couleurs. Dans ce cas, la lumière colorée n’est plus diffuséemais absorbée et réfléchie sélectivement par les pigments qui tiennent lieu de filtre4.  \nSi elle n’est qu’un reflet des possibilités du numérique, l’image impriméene doit pas être considérée comme une simple version appauvrie del’image à l’écran. 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