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Elle examine les conditions de possibilité et les modalités de construction du référent, la manière de constituer le contexte étroit ou large comme objet de sens, et le traitement de la réalité du sujet énonçant. Le projet s’appuie sur une dynamique d’énonciation pensée comme praxis schématisante, déclinée en phases indicielle, iconique et textualisante, afin de dépasser une interprétation centrée sur l’explication du texte.",{"@graph":51,"@context":106},[52,68,89],{"@type":53,"itemListElement":54},"BreadcrumbList",[55,59,62,65],{"item":56,"name":57,"@type":58,"position":9},"https://docshare.wps.com","Home","ListItem",{"item":60,"name":10,"@type":58,"position":61},"https://docshare.wps.com/fr/template/",2,{"item":63,"name":27,"@type":58,"position":64},"https://docshare.wps.com/fr/template/général/",3,{"item":66,"name":47,"@type":58,"position":67},"https://docshare.wps.com/fr/template/immanence-and-transcendence-the-immanence-point-of-view-integrative/219738/",4,{"url":66,"name":47,"@type":69,"image":70,"author":75,"headline":47,"publisher":78,"fileFormat":81,"inLanguage":45,"description":49,"dateModified":82,"datePublished":83,"encodingFormat":81,"isAccessibleForFree":84,"interactionStatistic":85},"DigitalDocument",{"url":71,"@type":72,"width":73,"height":74},"https://docshare.wps.com/thumbnails/immanence-and-transcendence-the-immanence-point-of-view-integrative/219738.png","ImageObject",442,249,{"name":76,"@type":77},"eBook King","Person",{"url":56,"name":79,"@type":80},"DocShare","Organization","application/vnd.openxmlformats-officedocument.wordprocessingml.document","2026-09-19","2026-09-08",true,{"@type":86,"interactionType":87,"userInteractionCount":9},"InteractionCounter",{"@type":88},"ViewAction",{"@type":90,"mainEntity":91},"FAQPage",[92,98,102],{"name":93,"@type":94,"acceptedAnswer":95},"Quelle est l’hypothèse de départ du texte sur l’immanence ?","Question",{"text":96,"@type":97},"L’évolution de la théorie sémiotique conduit à interroger le principe d’immanence à nouveaux frais en pensant ensemble les points de vue immanent et transcendant.","Answer",{"name":99,"@type":94,"acceptedAnswer":100},"Comment le texte propose-t-il de rendre compte de la construction du référent ?",{"text":101,"@type":97},"Il s’agit de questionner les modalités d’instauration du référent, en articulant la « réalité » et l’expérience perceptive avec les formes d’expression de la langue, dans le processus de textualisation.",{"name":103,"@type":94,"acceptedAnswer":104},"Quelles phases structurent le devenir de l’énonciation dans le plan d’immanence ?",{"text":105,"@type":97},"Le devenir de l’énonciation se décline en trois phases : indicielle, iconique et textualisante, correspondant à plusieurs régimes et s’inscrivant dans une situation sémiotique d’interaction sociale.","https://schema.org",{"og:url":66,"og:type":108,"og:title":47,"og:site_name":79,"og:description":49},"article",{"robots":110,"canonical":66},"index,follow",{"doc_id":112,"site_id":44},219738,1788889233,{"code":4,"msg":5,"data":115},{"doc_id":112,"user_id":116,"nickname":76,"user_avatar":117,"doc_module":9,"category_id":26,"category_name":27,"doc_title":47,"doc_description":49,"doc_content":118,"file_id":119,"file_url":120,"file_type":121,"file_size":122,"view_count":9,"is_deleted":4,"is_public":9,"is_downloadable":9,"audit_status":9,"page_count":123,"language":124,"language_code":45,"site_id":44,"html_lang":45,"table_of_contents":125,"faqs":126,"seo_title":127,"seo_description":49,"update_tm":113,"read_time":67},962088006270,"https://ap-avatar.wpscdn.com/davatar_085a072bc5b1113ac321206ff7593b45","Immanence et transcendance : le point de vue de l’immanence « intégrative »\nIntroduction\n« Hors du texte point de salut ! » […] était le slogan d’une ascèse méthodologique féconde […]. Mais si les tentations sont à cet égard toujours d’actualité, l’horizon épistémologique et disciplinaire a changé (Fontanille 2005 : 209).\nNotre hypothèse de départ peut être résumée ainsi : l’évolution au sein de la théorie sémiotique appelle à interroger le principe de l’immanence à nouveaux frais, en pensant ensemble les points de vue immanent et transcendant. C’est sur les conditions de possibilité et les modalités d’une telle articulation que nous souhaitons nous pencher ici.\nRappelons, d’entrée, que pour Greimas et Courtés (1979 : 219-220), « les différents niveaux de profondeur […] sont des articulations de la structure immanente de chacun des deux plans du langage […] et jalonnent leur parcours génératif ». Sur le fond de l’épineuse question de l’enrichissement d’un palier du parcours à un autre, débattue notamment par Ricœur, l’idée d’une sortie de l’immanence est articulée par des non sémioticiens tels que le praxématicien Jacques Bres (1994 : 33), qui plaide pour la prise en considération du hors-texte « non sous la forme d’un objet, mais en tant qu’activité humaine concrète, en tant que praxis ».\nComment penser un tel changement épistémologique en sémiotique ? Pour Fontanille (2003b : 15), une première perspective de sortie de l’immanence concerne, au niveau méthodologique, le « contexte », particulièrement prisé par l’analyse du discours et la linguistique textuelle, ainsi que les « intertextes » possibles ; la seconde, au niveau épistémologique, concerne le rapport que le texte ou le discours entretiennent avec la « réalité » située dans l’objet même de l’analyse.\nOn conçoit les défis qu’il s’agit de relever, en adoptant une triple perspective.  D’abord, comment rendre compte des modalités de la construction du référent ? Citant Brøndal, Coquet (1991 : 26) écrit que l’« étude du langage ne s’arrête pas à l’examen des rapports internes ; elle doit intégrer quelque chose d’autre dont l’immanence ne saurait rendre compte. Ce quelque chose d’autre, c’est le \"point de référence\" du discours, son \"relatum (la chose mise en rapport)\" ». Convoquons à nouveaux frais l’hypothèse de l’« intersémioticité » envisagée par  Greimas et Courtés dans le Dictionnaire, c’est-à-dire celle de l’« homologation » du texte linguistique avec le texte non linguistique qui « relève de la sémiotique du monde naturel » (1979 : 67) : nous essayerons de mettre en relation la « réalité » et, plus précisément, l’expérience perceptive, qui est l’expérience d’une sémiose, avec les formes d’expression de la langue (Ouellet 1992a) qui attestent des régimes représentationnels faisant sens à l’intérieur du processus de la textualisation ; ce dernier sera alors conçu comme l’instauration, selon des modalités à définir, d’une unité textuelle complexe.\nEnsuite, comment constituer en sémiotique-objet le contexte étroit (« le cadre spatio-temporel et la situation sociale locale dans lesquels s’inscrit l’échange communicatif ») ou large (l’« ensemble du contexte institutionnel […], l’ensemble du monde physique », Kerbrat-Orecchioni (2002 : 135)) ?  Nous nous interrogerons sur les modalités de sa contribution au processus de la textualisation, en nous rappelant que Floch (1990 : 3-4) prend le « contexte de communication » en considération « à partir du moment où il est lui-même abordé comme un objet de sens, comme un \"texte\" ». L’hypothèse d’une « intersémioticité » sera réexaminée à la lumière des relations cotextuelles, inter- ou architextuelles (Genette 1982), mais aussi de la notion élargie de praxis énonciative (Fontanille 2003a [1998]), qui englobe, entre autres, les pratiques considérées comme des énonciations (Fontanille 2008 : 24).\nEnfin, une troisième perspective s’ouvre à nous : comment penser l’expérience « réelle » du sujet énonçant ? 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