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Le travail articule une réponse à la question d’Olivier Douville en interrogeant les professionnels confrontés à des terrains sans limites clairement établies. L’errance est pensée comme une invention du sujet et comme possibilité d’habiter le monde sans glissement de sens, offrant une voie d’adaptation pour les sujets psychotiques hors crise. 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Une conduite qui ne peut pas être discutée sans être\nréférée, ce qui confronte les professionnels d’accueil des jeunes et adultes errants sur\nun terrain sans limite clairement établie. Un autre usage du corps, de l’espace, de la\nparole et du temps, qui semble révéler une invention du sujet comme réponse à des\néchecs de rencontre avec l’autre ; ou d’une relation à l’espace qui révèle une structure\npsychotique. Une structuration dans laquelle l’errance se présente comme un monde\ndans lequel le psychotique hors-crise peut vivre sans un glissement de sens. Dans la\nmesure où la névrose est le symptôme social, l’errance apparaît comme l’occasion,\npour le psychotique hors crise, d’habiter un monde dans lequel il n’est pas\nconstamment sollicité à s’affronter à une « injonction » qui puisse le forcer à se\nréférer à une fonction paternelle et donc, à construire une métaphore délirante.\nCette orientation est importante pour discuter les projets destinés à ces sujets.\nComment, en effet, penser une politique d’accueil et un exercice de la parole qui leur\npermettra, dans moments plus désorganisés, de retrouver une harmonie de leur corps\ndans l’espace et ce, afin de retrouver une mobilité.\nMots clés :\nErrance, corps, espace, psychose, route.\n\u000f\nTable de matières\nIntroduction \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t1\nI. L’errance mobile a-t-elle toujours existé ? \t\t\t\t\t4\n1.1 Une rencontre ouverte à un questionnement\t\t\t\t\t 6\n1.2 Errants : le risque des collages des termes et la difficulté à saisir l’errance\t 7\n1.3 Différenciation\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t 9\n1.4 Le lieu dépositaire de la parole : un outil pour essayer de différencier l’errance\nAdolescente\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t10\n1.5 Errance, fugue et nomadisme \t\t\t\t\t\t\t11\n1.6 Le corps dans l’errance \t\t\t\t\t\t\t\t12\n1.7 La temporalité \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t13\nII. Les chemins de l’errance : adolescence, exil et psychose \t\t\t14\n2. 1 L’entrée dans le terrain : l’exercice de la parole \t\t\t\t\t16\nIII. Une rencontre errante : le cas Caminante \t\t\t\t\t 20\n3.1 Quelques éléments de l’enfance\t\t\t\t\t\t\t 20\n3.2 Son discours \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t 22\n3.3 À propos de son départ de la maison \t\t\t\t\t\t 22\n3.3 Les saisons \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t 24\n3.4 Points en commun \t\t\t\t\t\t\t\t\t 24\n3.4 La musique \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t 25\n3.5 Le topo de la manifestation artistique\t\t\t\t\t\t 27\nIV. « En quoi l’errance soigne-t-elle et que soigne-t-elle ? »\t\t\t 27\n4.1 Structure psychotique hors crise \t\t\t\t\t\t\t 28\n4.2 L’organisation de la défense\t\t\t\t\t\t\t\t 29\n4.3 La fonction du « N","cbCaijCh6OukB3vR","https://ap.wps.com/l/cbCaijCh6OukB3vR","docx",536133,61,"French","# Introduction\n## L’errance mobile a-t-elle toujours existé ?\n## Les chemins de l’errance : adolescence, exil et psychose\n## Une rencontre errante : le cas Caminante\n## « En quoi l’errance soigne-t-elle et que soigne-t-elle ? »\n## Les campements\n## Conclusion","[{\"question\":\"Quelle question directrice structure le travail sur l’errance ?\",\"answer\":\"Le texte s’organise autour de la question « En quoi l’errance soigne-t-elle et que soigne-t-elle ? », déjà posée par Olivier Douville, et cherche à en préciser le sens clinique et l’effet sur le sujet.\"},{\"question\":\"Comment l’errance agit-elle sur le sujet hors crise selon le document ?\",\"answer\":\"L’errance est présentée comme une structure où le psychotique hors-crise peut vivre sans glissement de sens, tout en habitant un monde moins contraignant par rapport aux sollicitations à se référer à une fonction paternelle.\"},{\"question\":\"Quel rôle jouent corps, espace et parole dans cette approche ?\",\"answer\":\"Le travail met en avant un autre usage du corps, de l’espace, de la parole et du temps, supposé révéler une invention du sujet et une relation à l’espace qui soutient sa structuration.\"}]","Errance : une carte de l’infini | DOCX",21]