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Elle s’appuie sur les cadres de la pragmatique, de l’analyse du discours et de la sémiotique pour dégager un syntagme définitionnel du genre autobiographique. La réflexion suit trois axes : lien entre déterminations génériques et geste autobiographique, repérage des indices d’inscription, analyse d’indices textuels dans Les Eaux étroites, La Vie extérieure et Les Années.",{"@graph":51,"@context":106},[52,68,89],{"@type":53,"itemListElement":54},"BreadcrumbList",[55,59,62,65],{"item":56,"name":57,"@type":58,"position":9},"https://docshare.wps.com","Home","ListItem",{"item":60,"name":10,"@type":58,"position":61},"https://docshare.wps.com/fr/template/",2,{"item":63,"name":27,"@type":58,"position":64},"https://docshare.wps.com/fr/template/général/",3,{"item":66,"name":47,"@type":58,"position":67},"https://docshare.wps.com/fr/template/between-fiction-and-inventory-how-to-say-the-autobiographical-i/219668/",4,{"url":66,"name":47,"@type":69,"image":70,"author":75,"headline":47,"publisher":78,"fileFormat":81,"inLanguage":45,"description":49,"dateModified":82,"datePublished":83,"encodingFormat":81,"isAccessibleForFree":84,"interactionStatistic":85},"DigitalDocument",{"url":71,"@type":72,"width":73,"height":74},"https://docshare.wps.com/thumbnails/between-fiction-and-inventory-how-to-say-the-autobiographical-i/219668.png","ImageObject",442,249,{"name":76,"@type":77},"River Wang","Person",{"url":56,"name":79,"@type":80},"DocShare","Organization","application/vnd.openxmlformats-officedocument.wordprocessingml.document","2026-09-20","2026-09-08",true,{"@type":86,"interactionType":87,"userInteractionCount":64},"InteractionCounter",{"@type":88},"ViewAction",{"@type":90,"mainEntity":91},"FAQPage",[92,98,102],{"name":93,"@type":94,"acceptedAnswer":95},"Quel est l’enjeu principal autour du « je » autobiographique ?","Question",{"text":96,"@type":97},"L’étude vise à comprendre comment la typologie des genres se relie aux discours et aux configurations culturelles, et comment le genre autobiographique structure la réalisation textuelle.","Answer",{"name":99,"@type":94,"acceptedAnswer":100},"Comment le genre autobiographique est-il défini dans le texte ?",{"text":101,"@type":97},"Il est abordé via un syntagme définitionnel reposant sur un « pacte autobiographique » conclu avec le lecteur, articulant plan de l’expression et plan du contenu.",{"name":103,"@type":94,"acceptedAnswer":104},"Quels auteurs et quels ouvrages sont mobilisés pour repérer les indices génériques ?",{"text":105,"@type":97},"Le texte s’appuie notamment sur Julien Gracq et Annie Ernaux, en analysant par exemple Les Eaux étroites, La Vie extérieure et Les Années.","https://schema.org",{"og:url":66,"og:type":108,"og:title":47,"og:site_name":79,"og:description":49},"article",{"robots":110,"canonical":66},"index,follow",{"doc_id":112,"site_id":44},219668,1788877393,{"code":4,"msg":5,"data":115},{"doc_id":112,"user_id":116,"nickname":76,"user_avatar":117,"doc_module":9,"category_id":26,"category_name":27,"doc_title":47,"doc_description":49,"doc_content":118,"file_id":119,"file_url":120,"file_type":121,"file_size":122,"view_count":64,"is_deleted":4,"is_public":9,"is_downloadable":9,"audit_status":9,"page_count":123,"language":124,"language_code":45,"site_id":44,"html_lang":45,"table_of_contents":125,"faqs":126,"seo_title":127,"seo_description":49,"update_tm":113,"read_time":128},1099514067438,"https://ap-avatar.wpscdn.com/avatar/100002539ee87300030?x-image-process=image/resize,m_fixed,w_180,h_180&k=1780474512215547542","Comment dire le « je » autobiographique ? Entre fiction et inventaire\nMarion Colas-Blaise\nUniversité du Luxembourg (IPSE)\nSe pencher sur la question du genre, c’est, d’entrée, se voir adresser une double demande, qui invite à circonscrire un champ de questionnement : i) dans quelle mesure la typologie des genres est-elle subordonnée à celle des discours ? Plus largement, en quoi porte-t-elle l’empreinte de configurations culturelles ? En quoi celles-ci ont-elles une incidence sur la définition des genres, voire sur leur évolution ? ii) En quoi la typologie des genres commande-t-elle celle des textes ? Comment articuler le particulier avec le général, comment faire entrer en résonance telle réalisation textuelle avec le genre qui l’informe ? Dans les limites de cette étude, c’est cette dynamique que nous essayerons de capter en apportant des éléments de réponse au deuxième faisceau de questions. L’attention sera focalisée sur le genre autobiographique, sur lequel notre collègue Frank Wilhelm s’est longuement attardé. Nous interrogerons certaines des formes de manifestation proposées par Julien Gracq et Annie Ernaux à la lumière du syntagme définitionnel du genre que nous aurons pris soin de dégager.\nLes enjeux à la base de la réflexion peuvent être précisés ainsi : il s’agit i) de rendre compte de la production singulière, ii) d’échapper à la contingence en se dotant de repères, en dégageant des constantes fondant la reconnaissance d’une identité, de régularités, voire de règles projetant un devoir-faire et un devoir-être.\nConvoquant, pour l’essentiel, les cadres théoriques et méthodologiques de la pragmatique, de l’analyse du discours et de la sémiotique, notre réflexion se déclinera en trois temps majeurs : d’abord, après avoir établi le syntagme définitionnel du genre autobiographique, nous nous demanderons en quoi les déterminations génériques sont liées au geste autobiographique qui est responsable de la réalisation du texte ; ensuite, nous chercherons à préciser les lieux de l’inscription des indices génériques qui, ponctuellement ou de manière plus diffuse, reflètent le geste autobiographique, c’est-à-dire le donnent à voir et le montrent proprement ; dans un troisième temps, l’attention sera focalisée sur certains des indices textuels, plus ou moins discontinus ou continus, repérables dans Les Eaux étroites de Julien Gracq, mais aussi dans La Vie extérieure et dans Les Années d’Annie Ernaux.\n1. L’autobiographie comme genre\nIl est possible d’approcher le genre autobiographique sous l’angle du syntagme définitionnel résumant une identité, à la base du « pacte autobiographique », selon l’expression de Philippe Lejeune, qui est conclu avec le lecteur.\nLe syntagme définitionnel du genre autobiographique\nGardons, à la suite de Jacques Fontanille, la bipartition en plan de l’expression et en plan du contenu, celui-ci concernant, plus particulièrement, les valeurs. Procédant de l’un à l’autre, en mettant à l’épreuve de l’objet d’analyse les critères que Jacques Fontanille a convoqués, on dira, d’emblée, que le texte autobiographique est appelé à se déployer dans l’étendue, se démarquant ainsi de formes brèves tels que l’aphorisme ou la maxime, même si l’accaparement de l’étendue ne rime pas nécessairement avec complétude : ainsi, n’épuisant pas le sujet, l’essai autobiographique reste en deçà de la limite où, symboliquement, « tout serait dit ». Ensuite, il comporte sa clôture interne, se distinguant des textes qui se présentent en séries, même si la démarcation peut sembler provisoire : ainsi, la tranche de vie découpée avec soin dont traite La Vie extérieure d’Annie Ernaux – 1993-1999 – inscrit en creux toutes celles, antérieures ou postérieures, auxquelles l’écriture peut donner forme.\nDu point de vue des actes de langage dominants, c’est-à-dire de la modalisation des contenus véhiculés, le genre autobiographique n’est pas d’abord incitatif. 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