[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"doc-detail-37486-fr":3,"doc-seo-37486-114":29},{"code":4,"msg":5,"data":6},0,"success",{"doc_id":7,"user_id":8,"nickname":9,"user_avatar":10,"doc_module":4,"category_id":11,"category_name":12,"doc_title":13,"doc_description":14,"doc_content":15,"file_id":16,"file_url":17,"file_type":18,"file_size":19,"view_count":4,"is_deleted":4,"is_public":20,"is_downloadable":20,"audit_status":20,"page_count":21,"language":22,"language_code":23,"site_id":24,"html_lang":23,"table_of_contents":25,"faqs":26,"seo_title":13,"seo_description":14,"update_tm":27,"read_time":28},37486,4398048950312,"Violet","https://ap-avatar.wpscdn.com/avatar/400002538284de19e3c?_k=1778320343897328908",59,"Littérature","Pourquoi lire les classiques - Italo Calvino","Essai d’Italo Calvino sur la valeur des « classiques » et sur la lecture, conçue comme une relecture à différents âges. Le texte propose plusieurs définitions en montrant que les classiques restent inoubliables, s’installent dans la mémoire et forgent des repères durables. Il distingue le plaisir de jeunesse, porté par la saveur de la découverte, et la relecture adulte, où affleurent des niveaux de sens. De Xénophon à Borges, l’œuvre interroge aussi l’idée de connaissance et d’influence culturelle.","Italo Calvino  \nPourquoi lire les classiques  \nTraduit de l’italien par Jean-Paul Manganaro et Christophe Mileschi « Un classique est un livre qui n’ajamais fini de dire ce qu’il a à dire. »  \nPour comprendre qui nous sommes, Italo Calvino nous invite à lire ou relire les chefs-d’œuvre de la littérature universelle. De Xénophon à Borges, en passant par Homère, Balzac, Dickens, Flaubert, Tolstoï, Queneau et Ponge, suivez le guide.  \nUn livre intemporel, enfin réédité .  \nCOLLECTION FOLIO  \nItalo Calvino  \nPourquoi lire les classiques  \nTraduit de l’italien par Jean-Paul Manganaroet Christophe Mileschi  \nNOUVELLE TRADUCTION PARTIELLE  \nGallimard  \nPourquoi lire les classiques  \n« Italiani, vi esorto ai classici » (Italiens, je vous exhorte aux classiques), L’Espresso, 28 juin 1981.  \nCommençons par proposer une définition :  \n1) Les classiques sont ces livres dont on entend toujours dire : « Je suis en train de le relire…» et jamais : « Je suis en train de le lire…»  \nCela du moins parmi ceux à qui l’on suppose de « vastes lectures » ; la règle ne vaut pas pour la jeunesse, âge auquel la relation avec le monde, et avec les classiques en tant que partiedu monde, a précisément forme de première rencontre.  \nLe préfixe itératif devant le verbe « lire » peut renvoyer à une petite hypocrisie de la part de ceux qui rougiraientd’admettre qu’ils n’ont pas lu un livre fameux. Pour les rassurer, il suffira de faire observer que, si vastes que puissent être les « lectures de formation » d’un individu, il reste toujours un nombre immense d’œuvres fondamentales qu’on n’a pas lues.  \nQue celui qui a lu tout Hérodote et tout Thucydide lève la main ! Et Saint-Simon ! Et le cardinal de Retz ! Même les grands cycles romanesques du XIXe siècle sont plus nommés que lus. En France, on commence à lire Balzac à l’école et, à en juger par le nombre des éditions en circulation, on peutcroire que les Français continuent de le lire plus tard. Mais, sil’on faisait en Italie un sondage, je crains que Balzac n’apparaisse que vers les derniers rangs. Les passionnés de Dickens en Italie ne représentent qu’un groupe restreint de personnes qui, lorsqu’elles se rencontrent, se mettent aussitôt àévoquer épisodes et personnages comme s’il s’agissait de gens de leur connaissance. Il y a quelques années, Michel Butor, enseignant en Amérique et las de s’entendre toujours  \ninterroger sur Émile Zola, qu’il n’avait jamais lu, se décida à lire tout le cycle des Rougon-Macquart. Il découvrit quelque chose de bien différent de ce qu’il croyait : une fabuleuse généalogie mythologique et cosmogonique, qu’il décrivit dansun très bel essai.  \nTout cela pour dire que lire pour la première fois un grand livre à l’âge mûr est un plaisir extraordinaire : différent (maisni supérieur ni inférieur pour autant) du plaisir qu’on aurait eu à le lire dans sa jeunesse. La jeunesse communique à la lecture, comme à toute autre expérience, une particulière saveur et une particulière importance ; tandis qu’à l’âge mûron apprécie (ou l’on devrait apprécier) beaucoup plus dedétails, on repère des niveaux, on distingue des sens.  \nNous pouvons, à partir de là, tenter une autre définition :  \n2) Sont dits classiques les livres qui constituent unerichesse pour qui les a lus et aimés ; mais la richesse n’est pas moindre pour qui se réserve le bonheur de les lire une première fois dans les conditions les plus favorables pour les goûter.  \nDe fait, les lectures de jeunesse peuvent se révéler peu profitables par suite de l’impatience, de la distraction, del’inexpérience des modes d’emploi, de l’inexpérience de la vie. Elles peuvent (éventuellement en même temps) être formatrices dans la mesure où elles donneront une forme à nosexpériences futures, en leur fournissant des modèles, des termes de comparaison, des schémas de classification, des échelles de valeur, des paradigmes de beauté ; toutes choses qui continuent à opérer même lorsqu’il ne nous reste que peude chose, ou même rien, du livre que nous ","cbCaiiQrTbhKu0uV","https://ap.wps.com/l/cbCaiiQrTbhKu0uV","pdf",1856661,1,340,"French","fr",114,"# Définir les classiques\n## Première définition : relire plutôt que lire\n## Richesse des classiques et conditions de première lecture\n## Influence et persistance dans la mémoire\n## Relecture et première lecture comme découvertes\n# Classiques et maturation du lecteur\n## Changements de perspective et redécouverte adulte","[{\"question\":\"Pourquoi Calvino affirme-t-il qu’un classique n’en finit jamais de dire ce qu’il a à dire ?\",\"answer\":\"Parce que le texte conserve une influence particulière : il s’impose comme inoubliable ou se dissimule dans la mémoire. À chaque époque et à chaque relecture, il produit de nouveaux effets de sens.\"},{\"question\":\"Quelle différence Calvino établit-il entre lire un classique dans la jeunesse et à l’âge adulte ?\",\"answer\":\"La jeunesse apporte saveur et importance, mais l’adulte perçoit davantage de détails, distingue des niveaux et des significations. La perspective historique et la transformation du lecteur rendent les retrouvailles avec le livre « nouvelles ».\"},{\"question\":\"Comment Calvino justifie-t-il que « toute première lecture d’un classique est en réalité une relecture » ?\",\"answer\":\"Parce que, même avant l’expérience directe, la trace des lectures antérieures et des cultures traversées peut déjà agir via le langage et les mœurs. Lorsqu’on lit, on retrouve et on réactive ces couches de mémoire.\"}]",1783072486,524,{"code":4,"msg":30,"data":31},"ok",{"site_id":24,"language":23,"slug":32,"title":13,"keywords":33,"description":14,"schema_data":34,"social_meta":85,"head_meta":87,"extra_data":89,"updated_unix":90},"why-read-the-classics-italo-calvino","",{"@graph":35,"@context":84},[36,53,67],{"@type":37,"itemListElement":38},"BreadcrumbList",[39,43,47,50],{"item":40,"name":41,"@type":42,"position":20},"https://docshare.wps.com","Home","ListItem",{"item":44,"name":45,"@type":42,"position":46},"https://docshare.wps.com/fr/document/","Document",2,{"item":48,"name":12,"@type":42,"position":49},"https://docshare.wps.com/fr/document/littérature/",3,{"item":51,"name":13,"@type":42,"position":52},"https://docshare.wps.com/fr/document/why-read-the-classics-italo-calvino/37486/",4,{"url":51,"name":13,"@type":54,"author":55,"headline":13,"publisher":57,"fileFormat":60,"inLanguage":23,"description":14,"dateModified":61,"datePublished":61,"encodingFormat":60,"isAccessibleForFree":62,"interactionStatistic":63},"DigitalDocument",{"name":9,"@type":56},"Person",{"url":40,"name":58,"@type":59},"DocShare","Organization","application/pdf","2026-07-03",true,{"@type":64,"interactionType":65,"userInteractionCount":4},"InteractionCounter",{"@type":66},"ViewAction",{"@type":68,"mainEntity":69},"FAQPage",[70,76,80],{"name":71,"@type":72,"acceptedAnswer":73},"Pourquoi Calvino affirme-t-il qu’un classique n’en finit jamais de dire ce qu’il a à dire ?","Question",{"text":74,"@type":75},"Parce que le texte conserve une influence particulière : il s’impose comme inoubliable ou se dissimule dans la mémoire. À chaque époque et à chaque relecture, il produit de nouveaux effets de sens.","Answer",{"name":77,"@type":72,"acceptedAnswer":78},"Quelle différence Calvino établit-il entre lire un classique dans la jeunesse et à l’âge adulte ?",{"text":79,"@type":75},"La jeunesse apporte saveur et importance, mais l’adulte perçoit davantage de détails, distingue des niveaux et des significations. La perspective historique et la transformation du lecteur rendent les retrouvailles avec le livre « nouvelles ».",{"name":81,"@type":72,"acceptedAnswer":82},"Comment Calvino justifie-t-il que « toute première lecture d’un classique est en réalité une relecture » ?",{"text":83,"@type":75},"Parce que, même avant l’expérience directe, la trace des lectures antérieures et des cultures traversées peut déjà agir via le langage et les mœurs. Lorsqu’on lit, on retrouve et on réactive ces couches de mémoire.","https://schema.org",{"og:url":51,"og:type":86,"og:title":13,"og:site_name":58,"og:description":14},"article",{"robots":88,"canonical":51},"index,follow",{"doc_id":7,"site_id":24},1783052162]