[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"doc-detail-42275-fr":3,"doc-seo-42275-114":30,"detail-sidebar-cat-0-fr-114":91},{"code":4,"msg":5,"data":6},0,"success",{"doc_id":7,"user_id":8,"nickname":9,"user_avatar":10,"doc_module":4,"category_id":11,"category_name":12,"doc_title":13,"doc_description":14,"doc_content":15,"file_id":16,"file_url":17,"file_type":18,"file_size":19,"view_count":20,"is_deleted":4,"is_public":21,"is_downloadable":21,"audit_status":21,"page_count":22,"language":23,"language_code":24,"site_id":25,"html_lang":24,"table_of_contents":26,"faqs":27,"seo_title":13,"seo_description":14,"update_tm":28,"read_time":29},42275,1374391974585,"Genevieve","https://ap-avatar.wpscdn.com/davatar_276721f389ce27ea32af1340a28f341c",58,"Récits & Romans","Les Nuits Blanches — Fyodor Dostoïevski","Les Nuits blanches de Fyodor Dostoïevski plonge dans l’errance nocturne d’un jeune narrateur à Saint-Pétersbourg, traversé par un vague spleen, une inquiétude sans cause et la sensation d’être abandonné. Au fil des promenades, il noue des liens silencieux avec des figures isolées et observe la ville, ses visages et même ses bâtiments comme des êtres sensibles. Une humeur changeante mène à une compréhension progressive de son mal intérieur.","LA BIBLIOTHÈQUE RUSSE ET SLAVE  \n—LITTÉRATURE RUSSE—  \nFyodor Dostoïevski  \n(Достоевский Фёдор Михайлович)  \n1821 —1881  \nLES NUITS BLANCHES  \n(Белые ночи)  \n1848  \nTraduction d’Ely Halpérine-Kaminsky, parue dans la Nouvelle Re  \nvue, t. 45, 1887.  \nTABLE  \nPREMIÈRE NUIT ................................................................ 4  \nDEUXIÈME NUIT.............................................................. 19  \nHISTOIRE DE NASTENKA ............................................. 34  \nTROISIÈME NUIT............................................................. 46  \nQUATRIÈME NUIT........................................................... 54  \nLE MATIN .......................................................................... 64  \nEt n’était-ce pas sa part de bonheur, Vivre seulement un instant  \nDans l’intimité de ton cœur ?  \nIv. TOURGUENEFF .  \nPREMIÈRE NUIT  \nLa nuit 1 était merveilleuse — une de ces nuits comme notre jeunesse seule en connut, cher lecteur . Un firmament si étoilé, si calme, qu’en le regardant on se demandait involontairement : Peut-il vraiment exister des méchants sous un si beau ciel ?—et cette pensée est encore une pensée de jeunesse, cher lecteur, de la plus naïve jeunesse . Mais puissiez-vous avoir le cœur bien longtemps jeune !  \nEn pensant aux « méchants », je songeai, non sansplaisir, à la façon dont j’avais employé la journée qui venait de finir . Dès le matin, j’avais été pris d’un étrange chagrin : il me semblait que tout le monde me fuyait, m’abandonnait, qu’on me laissait seul. Certes, on seraiten droit de me demander : Qui est-ce donc ce « tout lemonde » ? Car, depuis huit ans que je vis à Pétersbourg, je n’ai pas réussi à me faire un seul ami. Mais qu’est-ce qu’un ami ? Mon ami, c’est Pétersbourg tout entier . Ets’il me semblait ce matin que « tout le monde » m’abandonnait, c’est que Pétersbourg tout entier s’en était allé à la campagne . Je m’effrayais à l’idée que j’allais être seul. Depuis déjà trois jours, cette craintegermait en moi sans que je pusse me l’expliquer, et depuis trois jours j’errais à travers la ville, profondément triste, sans rien comprendre à ce qui se passait en moi. À  \n1 On appelle Nuits blanches, à Saint-Pétersbourg, cette époque de l’été où le soleil se couche vers 9 heures du soir et se lève vers 1 heure du matin.  \nNevsky, au jardin, sur les quais, plus un seul visage de connaissance . Sans doute, pas un ne me connaît parmi ces visages de connaissance, mais moi je les connais tous et très particulièrement ; j’ai étudié ces physionomies, j’y sais lire leurs joies et leurs tristesses, et je les partage . Je me suis lié d’une étroite amitié (peu s’en faut du moins, car nous ne nous sommes jamais parlé) avec un petit vieillard que je rencontrais presque tous les jours, à une certaine heure, sur la Fontanka . Un vénérable petit vieillard, toujours occupé à discuter avec lui-même, la main gauche toujours agitée et, dans la droite, une longue canne à pomme d’or . Si quelque accident m’empêchait de me rendre à l’heure ordinaire à la Fontanka j’avais des remords, je me disais : Mon petit vieillard a le spleen . Aussi étions-nous vivement tentés de nous saluer, surtout quand nous nous trouvions tous deux dans de bonnesdispositions . Il n’y a pas longtemps,—nous avions passé deux jours entiers sans nous voir,—nous avons fait ensemble simultanément, le même geste pour saisir nos chapeaux . Mais nous nous sommes rappelé à temps que nous ne nous connaissions pas et nous avons échangé seulement un regard sympathique .  \nJe suis très bien aussi avec les maisons . Quand je passe, chacune d’elles accourt à ma rencontre, me regarde de toutes ses fenêtres et me dit : « Bonjour ! comment vas-tu ? Moi, grâce à Dieu, je me porte bien . Aumois de mai on m’ajoutera un étage . » Ou bien :« Comment va la santé ? Demain on me répare . » Ou bien : « J’ai failli brûler, Dieu ! que j’ai eu peur ! » etc . D’ailleurs, je ne les aime pas toutes également, j’ai mes préférences . Parmi mes grande","cbCaieKg5UHd3QMs","https://ap.wps.com/l/cbCaieKg5UHd3QMs","pdf",363078,4,1,67,"French","fr",114,"# Première nuit\n## Histoire de Nastenka\n## Le matin","[{\"question\":\"Que ressent le narrateur dès le début de « Première nuit » ?\",\"answer\":\"Il est saisi d’un chagrin étrange et pense que tout le monde le fuit et l’abandonne, ce qui nourrit une peur grandissante de se retrouver seul.\"},{\"question\":\"Comment le narrateur décrit-il Saint-Pétersbourg et ses rencontres ?\",\"answer\":\"Il affirme connaître particulièrement les visages de la ville et évoque une amitié silencieuse avec un petit vieillard rencontré près de la Fontanka, ainsi que des interactions imaginées avec les maisons.\"},{\"question\":\"Pourquoi le narrateur se dit-il mal à l’aise et cherche-t-il une explication ?\",\"answer\":\"Il ne se sent bien ni dans la rue ni chez lui, examine son environnement (murs, plafond, mobilier) et tente même de reprocher à Matrena la saleté, sans obtenir de réponse claire.\"}]",1783350084,103,{"code":4,"msg":31,"data":32},"ok",{"site_id":25,"language":24,"slug":33,"title":13,"keywords":34,"description":14,"schema_data":35,"social_meta":86,"head_meta":88,"extra_data":90,"updated_unix":28},"white-nights-fyodor-dostoevsky","",{"@graph":36,"@context":85},[37,53,68],{"@type":38,"itemListElement":39},"BreadcrumbList",[40,44,48,51],{"item":41,"name":42,"@type":43,"position":21},"https://docshare.wps.com","Home","ListItem",{"item":45,"name":46,"@type":43,"position":47},"https://docshare.wps.com/fr/document/","Document",2,{"item":49,"name":12,"@type":43,"position":50},"https://docshare.wps.com/fr/document/récits-romans/",3,{"item":52,"name":13,"@type":43,"position":20},"https://docshare.wps.com/fr/document/white-nights-fyodor-dostoevsky/42275/",{"url":52,"name":13,"@type":54,"author":55,"headline":13,"publisher":57,"fileFormat":60,"inLanguage":24,"description":14,"dateModified":61,"datePublished":62,"encodingFormat":60,"isAccessibleForFree":63,"interactionStatistic":64},"DigitalDocument",{"name":9,"@type":56},"Person",{"url":41,"name":58,"@type":59},"DocShare","Organization","application/pdf","2026-07-19","2026-07-06",true,{"@type":65,"interactionType":66,"userInteractionCount":20},"InteractionCounter",{"@type":67},"ViewAction",{"@type":69,"mainEntity":70},"FAQPage",[71,77,81],{"name":72,"@type":73,"acceptedAnswer":74},"Que ressent le narrateur dès le début de « Première nuit » ?","Question",{"text":75,"@type":76},"Il est saisi d’un chagrin étrange et pense que tout le monde le fuit et l’abandonne, ce qui nourrit une peur grandissante de se retrouver seul.","Answer",{"name":78,"@type":73,"acceptedAnswer":79},"Comment le narrateur décrit-il Saint-Pétersbourg et ses rencontres ?",{"text":80,"@type":76},"Il affirme connaître particulièrement les visages de la ville et évoque une amitié silencieuse avec un petit vieillard rencontré près de la Fontanka, ainsi que des interactions imaginées avec les maisons.",{"name":82,"@type":73,"acceptedAnswer":83},"Pourquoi le narrateur se dit-il mal à l’aise et cherche-t-il une explication ?",{"text":84,"@type":76},"Il ne se sent bien ni dans la rue ni chez lui, examine son environnement (murs, plafond, mobilier) et tente même de reprocher à Matrena la saleté, sans obtenir de réponse claire.","https://schema.org",{"og:url":52,"og:type":87,"og:title":13,"og:site_name":58,"og:description":14},"article",{"robots":89,"canonical":52},"index,follow",{"doc_id":7,"site_id":25},{"code":4,"msg":5,"data":92},[93,97,102,105,108,112,116,118,122,126],{"id":22,"doc_module":4,"doc_module_name":46,"category_name":94,"show_sort_weight":95,"slug":96},"Général",61,"general",{"id":98,"doc_module":4,"doc_module_name":46,"category_name":99,"show_sort_weight":100,"slug":101},66,"Art de vivre",60,"lifestyle",{"id":95,"doc_module":4,"doc_module_name":46,"category_name":103,"show_sort_weight":100,"slug":104},"Bande dessinée","comic",{"id":100,"doc_module":4,"doc_module_name":46,"category_name":106,"show_sort_weight":100,"slug":107},"Examen","exam",{"id":109,"doc_module":4,"doc_module_name":46,"category_name":110,"show_sort_weight":100,"slug":111},59,"Littérature","literature",{"id":113,"doc_module":4,"doc_module_name":46,"category_name":114,"show_sort_weight":100,"slug":115},64,"Recherche & Rapport","research-report",{"id":11,"doc_module":4,"doc_module_name":46,"category_name":12,"show_sort_weight":100,"slug":117},"story-novel",{"id":119,"doc_module":4,"doc_module_name":46,"category_name":120,"show_sort_weight":100,"slug":121},65,"Religion & Spiritualité","religion-spirituality",{"id":123,"doc_module":4,"doc_module_name":46,"category_name":124,"show_sort_weight":100,"slug":125},63,"Santé & Soins","healthcare",{"id":127,"doc_module":4,"doc_module_name":46,"category_name":128,"show_sort_weight":100,"slug":129},62,"Technologie","technology"]