[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"doc-detail-38439-fr":3,"doc-seo-38439-114":29},{"code":4,"msg":5,"data":6},0,"success",{"doc_id":7,"user_id":8,"nickname":9,"user_avatar":10,"doc_module":4,"category_id":11,"category_name":12,"doc_title":13,"doc_description":14,"doc_content":15,"file_id":16,"file_url":17,"file_type":18,"file_size":19,"view_count":4,"is_deleted":4,"is_public":20,"is_downloadable":20,"audit_status":20,"page_count":21,"language":22,"language_code":23,"site_id":24,"html_lang":23,"table_of_contents":25,"faqs":26,"seo_title":13,"seo_description":14,"update_tm":27,"read_time":28},38439,1099514067438,"River Wang","https://ap-avatar.wpscdn.com/avatar/100002539ee87300030?x-image-process=image/resize,m_fixed,w_180,h_180&k=1780474512215547542",58,"Récits & Romans","Sous le même toit","Roman français centré sur la vie domestique et ses tensions, entre projection personnelle et réalité d’un lieu. Le texte interroge la notion de propriété, le désir de contrôle et l’angoisse de devenir “la propriété” de l’autre. À travers le retour de Laura dans une maison en déclin, apparaissent la dégradation matérielle, les souvenirs d’un passé de splendeur, et la présence d’éléments inquiétants. Un chapitre s’ouvre sur une routine en apparence banale, bientôt traversée par la mémoire et le malaise.","Jojo Moyes  \nSOUS LE MÊME TOIT  \nTraduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Emmanuelle Ghez  \nMilady  \nPour Charles et pour tous ceux qui ont envisagé un jour de faire entrer des ouvriers dans leur maison.  \nC’est un dragon qui nous dévore tous un jour ou l ’autre : ces maisons obscènes, écailleuses, cette soif insatiable et cedésir de posséder, de toujours posséder, et en dépit de tout, ce besoin d ’être propriétaire, de peur d ’être la propriété de quelqu ’un.  \nD. H. Lawrence  \nNous n ’avons jamais trouvé notre place dans la maison espagnole. Techniquement, nous en étions les propriétaires, mais la propriété suppose un certain contrôle, et personne autour de nous n ’aurait pu prétendre que nous en avons eu le moindre sur les événements dont elle a été le théâtre. Les documents écrits avaient beau attester le contraire, nous n ’avons jamais eu le sentiment d ’être réellement chez nous. Dès le début, ce lieu nous a paru bien trop encombré. Cette maison était habitée par les rêves d ’autres que nous, les murs imprégnés de jalousie, de méﬁance, de convoitise. Son histoire n ’était pas la nôtre. Rien, pas même nos propres aspirations, ne nous liait à cette demeure.  \nPetite, je pensais qu ’une maison n ’était qu ’une maison, et rien de plus. Un endroit dans lequel on mangeait et jouait, dans lequel on discutait et dormait, quatre murs entre lesquels on se contentait de poursuivre le cours de son existence. J ’y accordais peu d ’importance. Bien plus tard, j ’ai appris qu ’une propriété pouvait représenter bien plus que cela, et devenir, aux yeux de celui qui la convoitait, le but ultime, une projection de lui-même ou de l ’image qu ’il cherchait à renvoyer. J ’ai appris qu ’elle pouvait inspirer aux gens des comportements honteux ou déshonorants, quemême un minuscule lopin de terre pouvait se transformer en obsession.  \nLorsque je quitterai la maison, je serai locataire.  \nChapitre premier  \nLaura McCarthy referma la porte de derrière, enjamba le chien endormi qui bavait paisiblement sur le gravier, puis, d’un pas vif, traversa le jardin. Tandis que le plateau généreusement garni tanguait sur son bras, elle entrouvritle portail, se glissa agilement dans l’interstice et s’engouﬀra dans les bois en direction du ruisseau, qui, en cette ﬁnd’été , s’était de nouveau tari. En deux pas seulement, elle franchit le pont de planches que Matt avait construit l’annéeprécédente pour combler le fossé . Bientôt, les pluies reprendraient et le bois serait glissant. Il lui était arrivé plusieurs fois de déraper ; un jour, tout le contenu du plateau avait même ﬁni à l’eau, oﬀrant un festin aux créatures invisibles. Parvenue de l’autre côté , de la boue plein les semelles, elle se fraya un chemin vers la clairière. En cette ﬁn d’après-midi, le soleil était encore chaud, baignant la vallée d’une lumière douce, chargée de pollen. Au loin, elle aperçut une grive et entendit les cris étrangement stridents des étourneaux qui s’élevaient en nuée avant de se poser sur un autre bosquet. Elle redressale couvercle d’un des plats, libérant par inadvertance unriche parfum de tomate qui lui ﬁt presser le pas. La maison n’avait pas toujours été aussi décrépite, aussi fâcheusement lugubre. Le père de Matt lui avait raconté des histoires de parties de chasse sur la pelouse, de soirs d’été où la musique ﬂottait autour de chapiteaux blancs, où des couples élégamment vêtus, perchés sur des terrasses en pierre, sirotaient du punch, tandis que leurs éclats de rire seperdaient dans la forêt. Matt se souvenait d’un temps où les écuries étaient pleines de chevaux somptueux, dont certains n’étaient destinés qu’aux convives du week-end,  \ntandis que les amateurs d’aviron proﬁtaient du hangar à bateaux installé au bord du lac. Autrefois, il se montrait intarissable sur le sujet, tenant à prouver que cettedemeure familiale n’avait rien à envier à celle de Laura. Il suggérait ainsi que leur avenir commun égalerait ce qu’elle avait quitté . Ces histoires lui donnaient un aperç","cbCaiveEDv7l82kf","https://ap.wps.com/l/cbCaiveEDv7l82kf","pdf",2136220,1,435,"French","fr",114,"# Chapitre premier\n## Arrivée de Laura et description du lieu\n## Rappels du passé et rapport à la propriété\n## Rencontre avec Monsieur Pottisworth","[{\"question\":\"Quel thème majeur le texte met-il en avant au sujet de la maison et de la propriété ?\",\"answer\":\"Le texte oppose la propriété à un contrôle réel, montrant que le désir d’être propriétaire peut devenir une obsession et produire des comportements honteux.\"},{\"question\":\"Comment est présentée la maison où revient Laura ?\",\"answer\":\"La maison est décrite comme décrépite et lugubre, avec des signes de dégradation (peinture qui s’écaille, carreaux manquants, gravier envahi d’orties).\"},{\"question\":\"Que révèle la scène d’arrivée de Laura sur l’état des relations avec les personnes vivant sur place ?\",\"answer\":\"Laura s’inquiète de prévenir Monsieur Pottisworth et son arrivée s’inscrit dans une routine tendue, suggérant des tensions et une atmosphère lourde, notamment par les indices laissés par le passé.\"}]",1783062992,670,{"code":4,"msg":30,"data":31},"ok",{"site_id":24,"language":23,"slug":32,"title":13,"keywords":33,"description":14,"schema_data":34,"social_meta":85,"head_meta":87,"extra_data":89,"updated_unix":27},"under-the-same-roof","",{"@graph":35,"@context":84},[36,53,67],{"@type":37,"itemListElement":38},"BreadcrumbList",[39,43,47,50],{"item":40,"name":41,"@type":42,"position":20},"https://docshare.wps.com","Home","ListItem",{"item":44,"name":45,"@type":42,"position":46},"https://docshare.wps.com/fr/document/","Document",2,{"item":48,"name":12,"@type":42,"position":49},"https://docshare.wps.com/fr/document/récits-romans/",3,{"item":51,"name":13,"@type":42,"position":52},"https://docshare.wps.com/fr/document/under-the-same-roof/38439/",4,{"url":51,"name":13,"@type":54,"author":55,"headline":13,"publisher":57,"fileFormat":60,"inLanguage":23,"description":14,"dateModified":61,"datePublished":61,"encodingFormat":60,"isAccessibleForFree":62,"interactionStatistic":63},"DigitalDocument",{"name":9,"@type":56},"Person",{"url":40,"name":58,"@type":59},"DocShare","Organization","application/pdf","2026-07-03",true,{"@type":64,"interactionType":65,"userInteractionCount":4},"InteractionCounter",{"@type":66},"ViewAction",{"@type":68,"mainEntity":69},"FAQPage",[70,76,80],{"name":71,"@type":72,"acceptedAnswer":73},"Quel thème majeur le texte met-il en avant au sujet de la maison et de la propriété ?","Question",{"text":74,"@type":75},"Le texte oppose la propriété à un contrôle réel, montrant que le désir d’être propriétaire peut devenir une obsession et produire des comportements honteux.","Answer",{"name":77,"@type":72,"acceptedAnswer":78},"Comment est présentée la maison où revient Laura ?",{"text":79,"@type":75},"La maison est décrite comme décrépite et lugubre, avec des signes de dégradation (peinture qui s’écaille, carreaux manquants, gravier envahi d’orties).",{"name":81,"@type":72,"acceptedAnswer":82},"Que révèle la scène d’arrivée de Laura sur l’état des relations avec les personnes vivant sur place ?",{"text":83,"@type":75},"Laura s’inquiète de prévenir Monsieur Pottisworth et son arrivée s’inscrit dans une routine tendue, suggérant des tensions et une atmosphère lourde, notamment par les indices laissés par le passé.","https://schema.org",{"og:url":51,"og:type":86,"og:title":13,"og:site_name":58,"og:description":14},"article",{"robots":88,"canonical":51},"index,follow",{"doc_id":7,"site_id":24}]