[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"doc-detail-38433-fr":3,"doc-seo-38433-114":29},{"code":4,"msg":5,"data":6},0,"success",{"doc_id":7,"user_id":8,"nickname":9,"user_avatar":10,"doc_module":4,"category_id":11,"category_name":12,"doc_title":13,"doc_description":14,"doc_content":15,"file_id":16,"file_url":17,"file_type":18,"file_size":19,"view_count":4,"is_deleted":4,"is_public":20,"is_downloadable":20,"audit_status":20,"page_count":21,"language":22,"language_code":23,"site_id":24,"html_lang":23,"table_of_contents":25,"faqs":26,"seo_title":13,"seo_description":14,"update_tm":27,"read_time":28},38433,1099514067438,"River Wang","https://ap-avatar.wpscdn.com/avatar/100002539ee87300030?x-image-process=image/resize,m_fixed,w_180,h_180&k=1780474512215547542",58,"Récits & Romans","Le Crime parfait d’Agatha Christie","Texte présenté autour du roman policier « Le Crime parfait » d’Agatha Christie, avec mention de la traductrice et des références éditoriales. Le contenu articule des principes de l’écriture du roman policier, notamment le rôle du motif du crime et la priorité donnée aux faits. Un extrait daté (4 décembre 1926, 16 h 50) met en scène l’ouverture d’une enquête, le décor d’une brasserie parisienne et l’expérience personnelle du récit, reliant atmosphère, personnages et déclenchement du crime.","BÉNÉDICTE JOURGEAUD  \nLE CRIME PARFAIT D’AGATHA CHRISTIE  \nCréé et dirigé par Romain Naudin  \nSUIVEZ-NOUS SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX Nous aurons plaisir à vous donner l’actualité des auteurs :  \nles festivals, les dédicaces et les projets…  \n@ MoissonsNoires  \n« C’est un sentiment étrange que de garder un livre ainsien gestation pendant six ou sept ans peut-être, de savoir que vous l’écrirez un jour, qu’il prend forme sans cesse, qu’il est déjà là (…) Tous les personnages sont réunis, ils attendent en coulisse la réplique  \nqui sera le signal de leur entrée et là, tout à coup, une voix vous ordonne, haut et clair : Maintenant ! »  \nAgatha Christie, Une Autobiographie  \nÉditions du Masque – traduit de l’anglais par Jean-Michel Alamagny.  \nPREMIÈRE PARTIE  \n19. Le motif du crime doit toujours être strictement personnel […] Le roman policier doit reîéter les expériences et les préoccupations quotidiennes du lecteur, tout en oìrant un certain exutoire à ses aspirations ou à ses émotions refoulées.  \n« Twenty Rules For Writing Detective Stories » by S. S. Van Dine1  \n1  . Traduction française d’André Vanoncini : Le Roman policier, Paris, PUF, 1993.  \n1.  \n4 décembre 1926. 16 h 50. Les faits d’abord. Rien que les faits. C’est comme ça que doit commencer une enquête policière et, par conséquent, un roman policier. On pose un décor, on campe des personnages, on développe les diêérentes facettes de leur personnalité . Puis le crime a lieu. Et c’est alors que tout s’emballe. Je suis bien placée pour le savoir : j’écris ce genre d’histoires, mais surtout, j’étais sur place quand tout est arrivé .  \nDonc, 4 décembre 1926. 16 h 50. Mon décor à moi est celui d’une de ces brasseries typiquement parisiennes avec leurs plafonds peints, leurs cadres en staê, leurs moulures dorées et leurs immenses lustres en bronze avec leurs coupelles de verre. Très « Art nouveau » comme disent les Français. J’y attendsun train qui s’apprête à parcourir plus de 3 000 kilomètres. Je suis épuisée. Il faisait encore nuit ce matin quand j’ai quitté Londres. Mon avion de l’Air Union à peine posé au Bourget, j’ai réservé une voiture pour gagner Paris. Maintenant que je suis assise au buêet de la gare, je mesure combien mes jambes sont lourdes, mes pieds enìés, tout comme mes genoux. Je suis, en temps normal, sujette aux lourdeurs, mais là, ça n’a rien de comparable. J’ail’impression d’être un ballon en baudruche des chevilles à la taille. L’avion est le principal coupable : l’altitude me fait gonìer. C’est pour cette raison que j’évite cette façon de voyager. Et puis, pour être franche, je trouve l’avion terriblement ennuyeux malgré ce qui se dit en ce moment à Londres où l’on ne jure plus que par les « voyages en aéroplane » . Vous me direz, j’aurais puprendre le bateau. Mais cela me donne le mal de mer. Cependant, commel’Angleterre est une île, cela signiëe que, si je dois voyager hors de chez moi, j’ai le choix entre sacriëer mon estomac ou mes jambes.  \nOr, « il n’existe nulle part de fossé plus grand qu’entre quelqu’un qui a le mal de mer et quelqu’un qui ne l’a pas. Aucun des deux ne peut comprendre","cbCait06jSpLJh63","https://ap.wps.com/l/cbCait06jSpLJh63","pdf",1896262,1,259,"French","fr",114,"# Le cadre éditorial\n## Principes d’écriture du roman policier\n# Scène d’ouverture datée\n## Décor et personnages","[{\"question\":\"Quels principes l’extrait met-il en avant pour écrire un roman policier ?\",\"answer\":\"Le texte insiste sur la nécessité d’un motif strictement personnel et sur la priorité aux faits. 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