[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"doc-detail-38279-fr":3,"doc-seo-38279-114":29},{"code":4,"msg":5,"data":6},0,"success",{"doc_id":7,"user_id":8,"nickname":9,"user_avatar":10,"doc_module":4,"category_id":11,"category_name":12,"doc_title":13,"doc_description":14,"doc_content":15,"file_id":16,"file_url":17,"file_type":18,"file_size":19,"view_count":4,"is_deleted":4,"is_public":20,"is_downloadable":20,"audit_status":20,"page_count":21,"language":22,"language_code":23,"site_id":24,"html_lang":23,"table_of_contents":25,"faqs":26,"seo_title":13,"seo_description":14,"update_tm":27,"read_time":28},38279,7971461740886,"Theodore","https://ap-avatar.wpscdn.com/davatar_3d24733baf745e90a7e4bdd5f77d97b2",58,"Récits & Romans","Le contraire de la mort","Recueil romanesque associant destins intimes et regards sur l’Afghanistan, porté par la voix de Maria, obsédée par des images transmises par la télévision, les journaux et les reportages. Le texte explore la douleur, la culpabilité et l’impossibilité d’oublier, jusqu’à la manière dont un nom, des vêtements et des souvenirs reconstituent un décor intérieur. Entre scènes napolitaines et terre lointaine, l’amour est présenté comme la force qui s’oppose à la mort.","ROBERTO SAVIANO  \nLE CONTRAIRE DE LA MORT  \nsuivi de  \nLA BAGUE  \nScènes de la vie napolitainetraduit de l’italien par Vincent Raynaud  \nROBERT LAFFONT  \nTitre original : il contrario della morte – uanello  \n© Roberto Saviano, 2007.  \nPublié avec l’accord de l’Agenzia Letteraria Roberto Santachiara, Pavie.  \nTraduction française : Éditions Robert Laffont, S. A., Paris, 2009.  \nISBN 978-2-221-11319-6  \nLe contraire de la mort  \nRetour de Kaboul  \nÀ Vincenzo et Pietro, que la terre vous soit légère  \nTu pleures seulement si personne ne te voit et tu cries si personne ne t’entend, car le sang qui coule dans tes veinesn ’est pas de l’eau,  \nCarmela, Carmè,  \net l’amour est le contraire de la mort.  \nSergio Bruni  \nS ’il faut donner son sang, allez donner le vôtre, vous êtes bon ap ô tre…  \nBoris Vian  \nMaria ferme les yeux et essaie de se représenter l’Afghanistan :« J’imagine un endroit avec beaucoup de sable. Rempli de montagnes enneigées. Du sable et de la neige. Rien à voir, le sable et la neige, ils ne sont jamais réunis dans le même rêve. Mais moi je voyais toujours de lapoussière, du sable, des marchés balayés par le vent, comme celui qui souffle chez nous sur les plages. Et, au loin, la neige sur les sommets. Et puisles turbans, toutes ces barbes. Des vêtements sous lesquels on disparaît et que je trouve même beaux. Beaux à porter quand on ne veut pas être vue, mais sembler n’être faite que de tissu. Parfois j’aimerais pouvoir les porter ici, quand je sens le regard des autres collé sur mon visage. Si je souris alors je souris trop, je l’ai déjà oublié ; si j’ai les yeux gonflés de larmes, on murmure que je dois cesser, pleurer ne le fera pas revenir ; et si je demeure impassible, ils émettent leur verdict : elle est folle de douleur. Et je voudrais me recouvrir de ces burqas, ces cloches bleues. »  \nMaria s’empare de quelques-unes des images qui lui sont passées par l’esprit durant tous ces jours et elle me les décrit. Elle le fait pour la première fois à l’intention d’un étranger. Mais peut-être est-ce moi qui mesens étranger, car elle m’a aperçu aux funérailles, peut-être même sesouvient-elle des fois où je venais par ici taper dans un ballon ou au gymnase jouer les boxeurs et me défouler contre un sac de frappe. Et quandelle me parle d’une terre qu’elle n’a jamais vue, c’est comme si elle connaissait chaque image retransmise par la télévision, chaque photo parue dans les journaux : comme si ses yeux étaient entraînés à saisir chacun des éléments servant de décor aux envoyés spéciaux qui s’expriment depuis Kaboul, ou dans les reportages saturés de photos que publient les magazines féminins.  \nL’Afghanistan est devenu une terre qu’elle nomme chaque jour, plus souvent que son propre village. Elle la retrouve sans cesse devant elle. Un nom étrange, difficile à prononcer en dialecte, Afanistan, Afgranistan, Afga.  \nEt qui, par ici, n’évoque ni Ben Laden ni les talibans, mais avant toutl’afghan, le haschisch le meilleur, qui circulait sous forme de briquettes, qu’on stockait dans les garages et qui a constitué pendant des années un véritable appât, attirant les clients jusqu’aux dealers du coin.  \nMaria est obsédée par l’Afghanistan. Une obsession qu’elle n’a pas choisie. Une névrose qui était en elle, tel un destin funeste. Parmi ses proches jamais personne ne prononce un mot qui puisse lui rappeler, mêmede loin, le son du nom Afghanistan. Comme si, à lui seul, il pouvait attisersa douleur ou, l’espace d’un instant, lui rappeler sa cause, lui faire penser à l’Afghanistan, si toutefois elle était parvenue à l’oublier. Maria s’aperçoit deces gentillesses inutiles. Au début elle était agacée, comme on l’est face aux hommes qui vous tiennent la porte avec trop de prévenance ou à ceux quis’excusent d’avoir dit une chose pour quelque raison inappropriée à des oreilles féminines. Mirages d’éducation soulignant davantage le tact et la finesse du noble séducteur que son souci de celle à qui ils sont destinés.  \nMaria ne peut pas oub","cbCain180Xah85Tm","https://ap.wps.com/l/cbCain180Xah85Tm","pdf",363979,1,37,"French","fr",114,"# Le contraire de la mort\n## Retour de Kaboul\n## La bague\n## Scènes de la vie napolitaine","[{\"question\":\"Qui est Maria et pourquoi pense-t-elle autant à l’Afghanistan ?\",\"answer\":\"Maria s’approprie des images mentales de l’Afghanistan et finit par le nommer chaque jour, comme si elle le connaissait par la télévision et les reportages. L’obsession ne vient pas d’un choix : elle ressemble à une névrose liée à la douleur.\"},{\"question\":\"Quel rôle jouent le souvenir et le langage (le nom Afghanistan) dans l’histoire ?\",\"answer\":\"Le nom Afghanistan déclenche en Maria une douleur que les autres évitent d’évoquer. 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