[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"doc-detail-38301-fr":3,"doc-seo-38301-114":29},{"code":4,"msg":5,"data":6},0,"success",{"doc_id":7,"user_id":8,"nickname":9,"user_avatar":10,"doc_module":4,"category_id":11,"category_name":12,"doc_title":13,"doc_description":14,"doc_content":15,"file_id":16,"file_url":17,"file_type":18,"file_size":19,"view_count":4,"is_deleted":4,"is_public":20,"is_downloadable":20,"audit_status":20,"page_count":21,"language":22,"language_code":23,"site_id":24,"html_lang":23,"table_of_contents":25,"faqs":26,"seo_title":13,"seo_description":14,"update_tm":27,"read_time":28},38301,7971461740909,"Levi","https://ap-avatar.wpscdn.com/davatar_155a257f0dc6eb9ab79c44ca47cae57d",59,"Littérature","Les ingénieurs du chaos","Le texte met en lumière le Carnaval vu à travers le regard de Goethe à Rome le 19 février 1787 : une fête renversant provisoirement rapports entre sexes, classes et hiérarchies. La rue devient salon, les circulations s’inversent et des personnages déguisés font naître des scènes ambigües, jusqu’à un motif à deux visages. Joie générale et subversion symbolique s’accompagnent toutefois de fausses notes: bagarres, incidents, tragédies parfois ignorées, révélant la tension entre fête et violence.","Dඎ ආඤආൾ ൺඎඍൾඎඋ :  \nLapeste et l’orgie, Grasset, 2007.  \nLe Florentin, Grasset, 2016.  \n« Les méchants ont sans doute compris quelque chose que les bons ignorent. »  \nWoody Allen  \nIඇඍඋඈൽඎർඍංඈඇ  \nLe 19 février 1787, Goethe se trouve à Rome. Débarqué en ville audébut de l’automne, il a pris ses quartiers dans un appartement anonyme de la Via del Corso, d’où il peut contempler, sans être vu, l’animation del’artère principale du centre historique. Le poète est venu chercher dans la ville éternelle tout ce qui, jusqu’ici, a manqué à sa vie d’enfant prodige de la littérature allemande, de conseiller privé du grand-duc de Weimar, de responsable des mines et de la voirie du duché . Avant tout, il est venu chercher la liberté de disposer de son temps comme il lesouhaite. Pour ne pas être importuné par les admirateurs du jeune Werther qui, où qu’il aille, le poursuivent depuis des années, il a choisid’emprunter une fausse identité, celle d’un peintre, Jean-Philippe Möller, qui lui garantit, pour le moment, la tranquillité dont il ressent le besoin.  \nMais, ce jour-là, le poète perçoit une forte agitation à l’extérieur. Il sepenche alors à la fenêtre et une scène inattendue s’offre à lui : sur les balcons et devant les portes cochères des immeubles voisins, les habitants ont disposé des chaises et des tapis comme si, tout à coup, ilsvoulaient transformer la rue en salon. Pendant ce temps, sur le Corso, lesens de circulation des carrosses s’est inversé, produisant le chaos, et de curieux personnages ont commencé à pointer le bout de leur nez dans la foule. « Des jeunes hommes déguisés en femme du peuple, moulés dans leurs costumes defête, le sein découvert, audacieux jusqu’à l’insolence, caressent les hommes qu’ils croisent, traitent avec familiarité et sans égards les femmes comme leurs pairs, s’abandonnent à tous les excès, comme leur suggèrent le caprice, l’esprit et la vulgarité. » Symétriquement, « les femmes prennent également plaisir à se montreren habits d’homme », produisant des résultats ambigus que le poèten’hésite pas à définir « très intéressants » . Il y a même, au milieu de la  \nfoule, un personnage avec deux visages : « On ne comprend pas où est son devant, où est son derrière, et s’il s’en va ou s’il vient. »  \nC’est le début du Carnaval, la fête qui met le monde à l’envers, renversant non seulement les rapports entre les sexes mais aussi entre les classes et toutes les hiérarchies qui régissent, en temps normal, la vie sociale. « Ici, il suffit d’un signal, écrit encore Goethe, pour annoncer que chacun peut faire lefou comme il le souhaite et que, à l’exception des coups de bâton et de couteau, presque tout est permis. La différence entre les castes, haute et basse, semble, pour un moment, suspendue ; tous se rapprochent les uns les autres, tous acceptent avec désinvolture ce qui leur arrive, tandis que la liberté et la permission sont maintenuesen équilibre par la bonne humeur universelle. »  \nAu sein de ce climat, les cochers se déguisent en seigneurs et les seigneurs en cochers. Et même les abbés en robe noire, d’habitude objet du plus grand respect, deviennent la cible idéale des lancers de dragées de craie et d’argile. Ainsi, très vite, les pauvres hommes apparaissent couverts des pieds à la tête de taches blanches et grises. Personne n’est à l’abri d’une attaque, et encore moins les membres des familles les plus haut placées qui se concentrent au niveau du Palazzo Ruspoli, où sedéchaînent au contraire les assauts les plus vicieux et les batailles les plus sanglantes. Dans le même temps, les Polichinelle, surgis par centaines, se réunissent à un autre endroit, puis élisent un roi, lecouronnent, lui mettent un sceptre à la main, l’accompagnent au son dela musique, et le mènent à grands cris en haut du Corso sur un petit chardécoré .  \nTout cela se déroule dans une atmosphère de joie générale, même si Goethe ne manque pas de noter quelques fausses notes : « Il n’est pas rare, écrit-il à un moment, que la bagarre devie","cbCairz34arDJisA","https://ap.wps.com/l/cbCairz34arDJisA","pdf",1457170,1,126,"French","fr",114,"# Le regard de Goethe à Rome\n## Liberté, fausse identité et agitation\n## La rue transformée en salon\n# Le monde à l’envers\n## Inversion des sexes et des classes\n## Personnages déguisés et roi du Carnaval\n# Joie, violence et ambiguïtés","[{\"question\":\"Pourquoi Goethe choisit-il une fausse identité à Rome ?\",\"answer\":\"Pour retrouver la tranquillité dont il a besoin et éviter d’être importuné par les admirateurs, il emprunte l’identité d’un peintre, Jean-Philippe Möller.\"},{\"question\":\"Quel événement débute lorsque Goethe perçoit l’agitation dans la rue ?\",\"answer\":\"Il s’agit du début du Carnaval, une fête qui renverse l’ordre habituel, jusqu’aux rapports entre les sexes et entre les classes.\"},{\"question\":\"Comment le Carnaval peut-il être à la fois festif et violent ?\",\"answer\":\"Le texte décrit une joie générale et une permission quasi totale, mais signale aussi des bagarres qui deviennent sérieuses, des incidents et des tragédies, laissant un doute sur la véritable nature de ce qui s’est passé.\"}]",1783072486,194,{"code":4,"msg":30,"data":31},"ok",{"site_id":24,"language":23,"slug":32,"title":13,"keywords":33,"description":14,"schema_data":34,"social_meta":85,"head_meta":87,"extra_data":89,"updated_unix":90},"the-engineers-of-chaos","",{"@graph":35,"@context":84},[36,53,67],{"@type":37,"itemListElement":38},"BreadcrumbList",[39,43,47,50],{"item":40,"name":41,"@type":42,"position":20},"https://docshare.wps.com","Home","ListItem",{"item":44,"name":45,"@type":42,"position":46},"https://docshare.wps.com/fr/document/","Document",2,{"item":48,"name":12,"@type":42,"position":49},"https://docshare.wps.com/fr/document/littérature/",3,{"item":51,"name":13,"@type":42,"position":52},"https://docshare.wps.com/fr/document/the-engineers-of-chaos/38301/",4,{"url":51,"name":13,"@type":54,"author":55,"headline":13,"publisher":57,"fileFormat":60,"inLanguage":23,"description":14,"dateModified":61,"datePublished":61,"encodingFormat":60,"isAccessibleForFree":62,"interactionStatistic":63},"DigitalDocument",{"name":9,"@type":56},"Person",{"url":40,"name":58,"@type":59},"DocShare","Organization","application/pdf","2026-07-03",true,{"@type":64,"interactionType":65,"userInteractionCount":4},"InteractionCounter",{"@type":66},"ViewAction",{"@type":68,"mainEntity":69},"FAQPage",[70,76,80],{"name":71,"@type":72,"acceptedAnswer":73},"Pourquoi Goethe choisit-il une fausse identité à Rome ?","Question",{"text":74,"@type":75},"Pour retrouver la tranquillité dont il a besoin et éviter d’être importuné par les admirateurs, il emprunte l’identité d’un peintre, Jean-Philippe Möller.","Answer",{"name":77,"@type":72,"acceptedAnswer":78},"Quel événement débute lorsque Goethe perçoit l’agitation dans la rue ?",{"text":79,"@type":75},"Il s’agit du début du Carnaval, une fête qui renverse l’ordre habituel, jusqu’aux rapports entre les sexes et entre les classes.",{"name":81,"@type":72,"acceptedAnswer":82},"Comment le Carnaval peut-il être à la fois festif et violent ?",{"text":83,"@type":75},"Le texte décrit une joie générale et une permission quasi totale, mais signale aussi des bagarres qui deviennent sérieuses, des incidents et des tragédies, laissant un doute sur la véritable nature de ce qui s’est passé.","https://schema.org",{"og:url":51,"og:type":86,"og:title":13,"og:site_name":58,"og:description":14},"article",{"robots":88,"canonical":51},"index,follow",{"doc_id":7,"site_id":24},1783060561]