[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"doc-detail-38287-fr":3,"doc-seo-38287-114":29},{"code":4,"msg":5,"data":6},0,"success",{"doc_id":7,"user_id":8,"nickname":9,"user_avatar":10,"doc_module":4,"category_id":11,"category_name":12,"doc_title":13,"doc_description":14,"doc_content":15,"file_id":16,"file_url":17,"file_type":18,"file_size":19,"view_count":4,"is_deleted":4,"is_public":20,"is_downloadable":20,"audit_status":20,"page_count":21,"language":22,"language_code":23,"site_id":24,"html_lang":23,"table_of_contents":25,"faqs":26,"seo_title":13,"seo_description":14,"update_tm":27,"read_time":28},38287,7971461740886,"Theodore","https://ap-avatar.wpscdn.com/davatar_3d24733baf745e90a7e4bdd5f77d97b2",58,"Récits & Romans","Le Journal d’une femme de chambre","Préface et début du journal de Célestine R… sous la direction d’Octave Mirbeau, présentant la vie d’une femme de chambre comme un récit sans hypocrisie. Le texte évoque la valeur du nom du destinataire, la difficulté de fixer une place, les démarches par petites annonces, la relation avec la maîtresse et les inquiétudes liées à la province. La narratrice annonce sa franchise brutale face aux âmes dévoilées et entame le premier épisode à propos d’un engagement en Touraine.","Octave Mirbeau  \nLE JOURNAL D’UNE FEMME de  \nCHAMBRE  \n(1900)  \nÀ MONSIEUR JULES HURET  \nMon cher ami,  \nEn tête de ces pages, j’ai voulu, pour deux raisons très fortes et très précises, inscrire votre nom. D’abord, pour que vous sachiez combien votre nom m’est cher. Ensuite,– je le dis avec un tranquille orgueil,– parce que vous aimerez ce livre. Et ce livre, malgré tous ses défauts, vous l’aimerez, parce que c’est un livresans hypocrisie, parce que c’est de la vie, et de la vie comme nous la comprenons, vous et moi… J’ai toujours présentes à l’esprit, mon cher Huret, beaucoup des figures, si étrangement humaines, que vous fîtes défiler dans une longue suite d’études sociales et littéraires. Elles me hantent. C’est que nul mieux que vous, et plus profondément que vous, n’a senti, devant les masqueshumains, cette tristesse et ce comique d’être un homme…Tristesse qui fait rire, comique qui fait pleurer les âmes hautes, puissiez-vous les retrouver ici…  \nOctave Mirbeau  \nMai 1900.  \nCe livre que je publie sous ce titre : Le Journal d’une femme de chambre a été véritablement écrit par Mlle Célestine R…, femme de chambre. Une premièrefois, je fus prié de revoir le manuscrit, de le corriger, d’en récrire quelques parties. Je refusai d’abord, jugeant non sans raison que, tel quel, dans son débraillé, ce journal avait une originalité, une saveur particulière, et que je ne pouvais que le banaliser en « y mettant du mien ». Mais Mlle Célestine R…était fortjolie…Elle insista. Je finis par céder, car je suis homme, après tout…  \nJe confesse que j’ai eu tort. En faisant ce travail qu’elle me demandait, c’està-dire en ajoutant, çà et là, quelques accents à ce livre, j’ai bien peur d’en avoir altéré la grâce un peu corrosive, d’en avoir dim inué la force triste, et surtoutd’avoir remplacé par de la simple littérature ce qu’il y avait dans ces pages d’émotion et de vie…  \nCeci dit, pour répondre d’avance aux objections que ne manqueront pas defaire certains critiques graves et savants…et combien nobles !…  \nO. M.  \nI  \n14 septembre.  \nAujourd’hui, 14 septembre, à trois heures de l’après-midi, par un temps doux, gris et pluvieux, je suis entrée dans ma nouvelle place. C’est la douzième en deux ans. Bien entendu, je ne parle pas des places que j’ai faites durant les années précédentes. Il me serait impossible de les compter. Ah ! je puis me vanter que j’en ai vu des intérieurs et des visages, et de sales âmes…Et ça n’est pas fini   À la façon, vraiment extraordinaire, vertigineuse, dont j’ai roulé, ici et là, successivement, de maisons en bureaux et de bureaux en maisons, du Bois de Boulogne à la Bastille, de l’Observatoire à Montmartre, des Ternes aux Gobelins, partout, sans pouvoir jamais me fixer nulle part, faut-il que les maîtressoient difficiles à servir maintenant !…C’est à ne pas croire.  \nL’affaire s’est traitée par l’intermédiaire des Petites Annonces du Figaro et sans que je voie Madame. Nous nous sommes écrit des lettres, ç’a été tout : moyen chanceux où l’on a souvent, de part et d’autre, des surprises. Les lettres de Madame sont bien écrites, ça c’est vrai. Mais elles révèlent un caractèretâtillon et méticuleux…Ah ! il lui en faut des explications et des commentaires, et des pourquoi, et des parce que…Je ne sais si Madame est avare ; en tout cas, elle ne se fend guère pour son papier à lettres… Il est acheté au Louvre…Moi qui ne suis pas riche, j’ai plus de coquetterie…J’écris sur du papier parfumé à lapeau d’Espagne, du beau papier, tantôt rose, tantôt bleu pâle, que j’ai collectionné chez mes anciennes maîtresses… Il y en a même sur lequel sont gravées des couronnes de comtesse…Ça a dû lui en boucher un coin.  \nEnfin, me voilà en Normandie, au Mesnil-Roy. La propriété de Madame, quin’est pas loin du pays, s’appelle le Prieuré…C’est à peu près tout ce que je sais de l’endroit où, désormais, je vais vivre…  \nJe ne suis pas sans inquiétudes ni sans regrets d’être venue, à la suite d’un coup de tête, m’ensevelir dans ce fond perdu ","cbCaikklOWQrWmov","https://ap.wps.com/l/cbCaikklOWQrWmov","pdf",1237906,1,299,"French","fr",114,"# Préface\n## Origine du manuscrit et regard critique\n# 14 septembre : nouvelle place en Normandie\n## Démarches et premières impressions\n## Inquiétudes, regrets et intention du journal\n# Première aventure : engagement en Touraine","[{\"question\":\"Qui est à l’origine du journal publié sous le titre Le Journal d’une femme de chambre ?\",\"answer\":\"Le journal a été écrit par Mlle Célestine R…, femme de chambre, avec une intervention ultérieure d’Octave Mirbeau sur le manuscrit.\"},{\"question\":\"Pourquoi Octave Mirbeau dit-il avoir d’abord refusé de corriger le manuscrit ?\",\"answer\":\"Il estimait que, tel quel, le journal gardait une originalité et une saveur propres, et craignait de le banaliser en « y mettant du mien ».\"},{\"question\":\"Comment la narratrice obtient-elle sa nouvelle place au début du journal ?\",\"answer\":\"L’affaire se traite par l’intermédiaire des Petites Annonces du Figaro, avec des échanges de lettres plutôt que des rencontres directes avec la maîtresse.\"}]",1783060285,460,{"code":4,"msg":30,"data":31},"ok",{"site_id":24,"language":23,"slug":32,"title":13,"keywords":33,"description":14,"schema_data":34,"social_meta":85,"head_meta":87,"extra_data":89,"updated_unix":27},"the-diary-of-a-chambermaid","",{"@graph":35,"@context":84},[36,53,67],{"@type":37,"itemListElement":38},"BreadcrumbList",[39,43,47,50],{"item":40,"name":41,"@type":42,"position":20},"https://docshare.wps.com","Home","ListItem",{"item":44,"name":45,"@type":42,"position":46},"https://docshare.wps.com/fr/document/","Document",2,{"item":48,"name":12,"@type":42,"position":49},"https://docshare.wps.com/fr/document/récits-romans/",3,{"item":51,"name":13,"@type":42,"position":52},"https://docshare.wps.com/fr/document/the-diary-of-a-chambermaid/38287/",4,{"url":51,"name":13,"@type":54,"author":55,"headline":13,"publisher":57,"fileFormat":60,"inLanguage":23,"description":14,"dateModified":61,"datePublished":61,"encodingFormat":60,"isAccessibleForFree":62,"interactionStatistic":63},"DigitalDocument",{"name":9,"@type":56},"Person",{"url":40,"name":58,"@type":59},"DocShare","Organization","application/pdf","2026-07-03",true,{"@type":64,"interactionType":65,"userInteractionCount":4},"InteractionCounter",{"@type":66},"ViewAction",{"@type":68,"mainEntity":69},"FAQPage",[70,76,80],{"name":71,"@type":72,"acceptedAnswer":73},"Qui est à l’origine du journal publié sous le titre Le Journal d’une femme de chambre ?","Question",{"text":74,"@type":75},"Le journal a été écrit par Mlle Célestine R…, femme de chambre, avec une intervention ultérieure d’Octave Mirbeau sur le manuscrit.","Answer",{"name":77,"@type":72,"acceptedAnswer":78},"Pourquoi Octave Mirbeau dit-il avoir d’abord refusé de corriger le manuscrit ?",{"text":79,"@type":75},"Il estimait que, tel quel, le journal gardait une originalité et une saveur propres, et craignait de le banaliser en « y mettant du mien ».",{"name":81,"@type":72,"acceptedAnswer":82},"Comment la narratrice obtient-elle sa nouvelle place au début du journal ?",{"text":83,"@type":75},"L’affaire se traite par l’intermédiaire des Petites Annonces du Figaro, avec des échanges de lettres plutôt que des rencontres directes avec la maîtresse.","https://schema.org",{"og:url":51,"og:type":86,"og:title":13,"og:site_name":58,"og:description":14},"article",{"robots":88,"canonical":51},"index,follow",{"doc_id":7,"site_id":24}]