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Le texte met en avant une pratique picturale et poétique qui réinvente les manières d’exister après le ravage, en favorisant des rencontres inter-espèces. Par l’échelle monumentale, le théâtre de papier et de son, ainsi que des dispositifs colorés, l’œuvre invite le public à accueillir la baleine au cœur du tableau, sans moraliser, en activant des imaginaires et des souvenirs.",{"@graph":58,"@context":109},[59,76,92],{"@type":60,"itemListElement":61},"BreadcrumbList",[62,67,70,73],{"item":63,"name":64,"@type":65,"position":66},"https://docshare.wps.com","Home","ListItem",1,{"item":68,"name":9,"@type":65,"position":69},"https://docshare.wps.com/fr/document/",2,{"item":71,"name":26,"@type":65,"position":72},"https://docshare.wps.com/fr/document/littérature/",3,{"item":74,"name":54,"@type":65,"position":75},"https://docshare.wps.com/fr/document/sans-toit-ni-loi-whales-of-the-saint-lawrence/140496/",4,{"url":74,"name":54,"@type":77,"author":78,"headline":54,"publisher":81,"fileFormat":84,"inLanguage":52,"description":56,"dateModified":85,"datePublished":86,"encodingFormat":84,"isAccessibleForFree":87,"interactionStatistic":88},"DigitalDocument",{"name":79,"@type":80},"Quinn","Person",{"url":63,"name":82,"@type":83},"DocShare","Organization","application/pdf","2026-09-04","2026-08-24",true,{"@type":89,"interactionType":90,"userInteractionCount":69},"InteractionCounter",{"@type":91},"ViewAction",{"@type":93,"mainEntity":94},"FAQPage",[95,101,105],{"name":96,"@type":97,"acceptedAnswer":98},"Quel monde imaginaire le poème de Cynthia Girard-Renard décrit-il ?","Question",{"text":99,"@type":100},"Le texte évoque un monde postapocalyptique où des licornes parcourent Montréal et où les bélugas occupent des lieux symboliques, tandis que les voyages sont offerts par les baleines bleues et les grands rorquals.","Answer",{"name":102,"@type":97,"acceptedAnswer":103},"Comment Isabelle Stengers relie-t-elle l’écologie à la manière d’observer et d’imaginer ?",{"text":104,"@type":100},"Elle propose de « penser à partir du ravage » et définit l’écologie comme une pratique d’observation, d’attention et d’imagination reliant l’environnement à la vie sociale et aux subjectivités.",{"name":106,"@type":97,"acceptedAnswer":107},"Comment l’exposition montre-t-elle « accueillir une baleine bleue » dans un tableau ?",{"text":108,"@type":100},"Plutôt que miniaturiser l’animal, l’artiste met la peinture hors de ses gonds : elle suspend un mobile grandeur nature et construit un environnement propice à la rencontre inter-espèces, mêlant interfaces de fantaisie et d’archive.","https://schema.org",{"og:url":74,"og:type":111,"og:title":54,"og:site_name":82,"og:description":56},"article",{"robots":113,"canonical":74},"index,follow",{"doc_id":115,"site_id":51},140496,1787576386,{"code":4,"msg":5,"data":118},{"doc_id":115,"user_id":119,"nickname":79,"user_avatar":120,"doc_module":4,"category_id":25,"category_name":26,"doc_title":54,"doc_description":56,"doc_content":121,"file_id":122,"file_url":123,"file_type":124,"file_size":125,"view_count":69,"is_deleted":4,"is_public":66,"is_downloadable":66,"audit_status":66,"page_count":126,"language":127,"language_code":52,"site_id":51,"html_lang":52,"table_of_contents":128,"faqs":129,"seo_title":130,"seo_description":56,"update_tm":116,"read_time":131},962075114765,"https://ap-avatar.wpscdn.com/davatar_a8503ba1806abce46bf441b54a3ca4cd","Cynthia Girard-Renard  \nSans toit ni loi : les cétacés du Saint-Laurent  \nCom missaire : Ji-Yoon Han Grande salle  \n| |  |  |\n| --- | --- | --- |\n|  | 5\u003Cbr>\u003Cbr>\u003Cbr>* 6\u003Cbr>\u003Cbr>4\u003Cbr>\u003Cbr>|  |\n\n[1] Baleine bleue, 2020, papier kraft peint à la main, cousu et monté sur structure en bambou, cordes, 21 x 7 x 3,5 m .  \n[2] Les Baleines préfèrent le chocolat !, 2020, feutres de couleur sur papier aquarelle, 140 x 140 cm .  \n[3] Étoiles de mer, Oursins, Homard, Crabes, Evian, Fiji, 2020, papier kraft peint à la main, plié et collé, hauts parleurs et piste sonore, dimensions variables.  \n[4] Les cétacés du Saint-Laurent : Dauphin à nez blanc, Cachalot, Épaulard, Dauphin à flancs blancs, Narval, Globicéphale noir, Baleine noire, Béluga, Marsouin, Baleine à bec, Petit rorqual, Rorqual commun, 2020, lettres découpées dans du papier pare-vapeur ayant été frotté sur les rochers des Grandes-Bergeronnes, dimensions variables.  \n[5] Disque vinyle. Songs of the Humpback Whales (1979), 2020, papier kraft peint à la main, cousu et monté sur structure en bambou, roue, moteur, aluminium, Songs of the Humpback Whales modifié (6 min), hauts parleurs, 5,8 x 4,5 m .  \n[6] En écho à l’exposition : Mary Anne Barkhouse, Geneviève Dupéré, Maryse Goudreau, Isabelle Hayeur, Ida Toninato, Susan Turcot, et al. (programme détaillé à l’accueil) .  \nCynthia Girard-Renard  \nSans toit ni loi : les cétacés du Saint-Laurent  \nCom missaire : Ji-Yoon Han Grande salle  \nSANS TOIT NILOI. OU COMMENT ACCUEILLIR UNE BALEINE EN PEINTURE  \nDans un poème récent, Cynthia GirardRenard imagine un monde postapocalyptique où l’on se promène en licorne dans les rues de Montréal, où les mamans bélugas siègent au parlement à Québec, où toutes les maisons de la province sont recouvertes de papillons monarques. C’est un rêve dans lequel « [i]l n’y a plus d’avions, mais les baleines bleues et les grands rorquals nous offrent des voyages dans les mers du Sud1. » Il ne s’agit pas de filer sous les tropiques pour échapper aux rudesses de l’hiver québécois. Bien plutôt, le poème réinvente nos modes d’être etd’exister à ce monde à partir d’alliances nouvelles avec les autres vivants – qu’importe s’ils sont imaginaires ou réelscar après tout, dit Girard-Renard, « çafait tellement longtemps que la fin du monde est passée ».  \nComment nous orienter et vivre ensemble quand nos repères collectifs sont sans cesse bouleversés ? La philosophe Isabelle Stengers aproposé de « penser à partir du ravage » en mobilisant à la fois un engagement activiste et des gestes de guérison fondés sur une culture du récit.  \nElle définit ainsi l’écologie com me une « pratique d’observation, d’attention etd’imagination2 » qui relie de m anière transversale l’environnement à la vie  \nsociale et aux subjectivités.  \nC’est précisément ce que Cynthia Girard-Renard met en œuvre depuis une vingtaine d’années dans sa peinture et sa poésie : une pratique énergétique qui invente des espaces hauts en couleurs pour vivifier – jamais moraliser – nos imaginaires ; un travail allègrement anarchiste qui décrit les interactions, les amitiés et les désirs possibles entre toutes sortes d’humains et toutes sortesd’animaux, mais aussi entre toutes sortes de styles picturaux, d’histoires et de pratiques culturelles ; le tout hébergéà l’enseigne d’une hospitalité excentrique et voluptueuse. L’observation, l’attention, l’imagination, dit Stengers : c’est également ce à quoi l’artiste nous convie en tant que participants de ses fééries militantes.  \nComment s’y prendre alors pour accueillir une baleine bleue dans l’espace d’un tableau ? La réponses’impose d’elle-même : il faut mettre lapeinture hors de ses gonds. Car il n’est pas question de miniaturiser le plus grand animal vivant sur notre planète pour la com modité d’un faux-cadre à taille humaine3. 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