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Le texte présente une section intitulée « La partie des critiques », où Jean-Claude Pelletier découvre Benno von Archimboldi en 1980 lors de ses études, puis mène des recherches difficiles pour retrouver d’autres œuvres. Le récit suit sa traduction de D’Arsonval, l’aboutissement éditorial et l’ascension progressive de sa notoriété.",{"@graph":58,"@context":105},[59,76,96],{"@type":60,"itemListElement":61},"BreadcrumbList",[62,67,70,73],{"item":63,"name":64,"@type":65,"position":66},"https://docshare.wps.com","Home","ListItem",1,{"item":68,"name":9,"@type":65,"position":69},"https://docshare.wps.com/fr/document/",2,{"item":71,"name":26,"@type":65,"position":72},"https://docshare.wps.com/fr/document/littérature/",3,{"item":74,"name":54,"@type":65,"position":75},"https://docshare.wps.com/fr/document/roberto-bolano-collected-works-vi/504371/",4,{"url":74,"name":54,"@type":77,"image":78,"author":83,"headline":54,"publisher":86,"fileFormat":89,"inLanguage":52,"description":56,"dateModified":90,"datePublished":90,"encodingFormat":89,"isAccessibleForFree":91,"interactionStatistic":92},"DigitalDocument",{"url":79,"@type":80,"width":81,"height":82},"https://docshare.wps.com/thumbnails/roberto-bolano-collected-works-vi/504371.png","ImageObject",300,407,{"name":84,"@type":85},"Alexandar","Person",{"url":63,"name":87,"@type":88},"DocShare","Organization","application/pdf","2026-10-03",true,{"@type":93,"interactionType":94,"userInteractionCount":4},"InteractionCounter",{"@type":95},"ViewAction",{"@type":97,"mainEntity":98},"FAQPage",[99],{"name":100,"@type":101,"acceptedAnswer":102},"Pourquoi Pelletier entreprend-il la traduction de D’Arsonval ?","Question",{"text":103,"@type":104},"Il commence essentiellement parce qu’il aime l’auteur et que cela le rend heureux, tout en envisageant aussi d’en faire une étude pour son parcours universitaire.","Answer","https://schema.org",{"og:url":74,"og:type":107,"og:title":54,"og:site_name":87,"og:description":56},"article",{"robots":109,"canonical":74},"index,follow",{"doc_id":111,"site_id":51},504371,1791066595,{"code":4,"msg":5,"data":114},{"doc_id":111,"user_id":115,"nickname":84,"user_avatar":116,"doc_module":4,"category_id":25,"category_name":26,"doc_title":54,"doc_description":56,"doc_content":117,"file_id":118,"file_url":119,"file_type":120,"file_size":121,"view_count":4,"is_deleted":4,"is_public":66,"is_downloadable":66,"audit_status":66,"page_count":122,"language":123,"language_code":52,"site_id":51,"html_lang":52,"table_of_contents":124,"faqs":125,"seo_title":126,"seo_description":56,"update_tm":112,"read_time":127},962090768658,"https://ap-avatar.wpscdn.com/davatar_6f874abed73319feea01a86fa6f0fab8","L’édition originale de cet ouvrage a paru chez Anagrama en 2004  \nsous le titre : 2666  \nISBN 978.2.8236.1317.9  \n© 2004, Héritiers de Roberto Bolaño.© 2022, Éditions de l’Olivier, pour la présente édition.  \nCe document numérique a été réalisé par Nord Compo.  \nPour Alexandra Bolaño et Lautaro Bolaño  \n« Une oasis d’horreur dans un désert d’ennui ! » Charles Baudelaire  \nLAPARTIE DES CRITIQUES  \nLa première fois que Jean-Claude Pelletier lut Benno von Archimboldi, ce fut pendant les fêtes de Noël de 1980, à Paris, où il suivait des cours de littérature allemande à l’université, il avait dix-neuf ans. Le livre en question était D’Arsonval. Le jeune Pelletier ignorait alors que ce roman faisait partie d’une trilogie (composée par Le Jardin, sur un sujet anglais, Le Masque de cuir, sur un sujet polonais, de même que D’Arsonval était, detoute évidence, sur un sujet français), mais cette ignorance, ou ce vide ou cette incurie bibliographique, qui ne pouvait être attribuée qu’à son extrême jeunesse, ne ternit en rien l’éblouissement et l’admiration que le roman provoqua en lui.  \nÀ partir de ce jour (ou de l’heure très avancée de la nuit où il considéra comme achevée cette lecture inaugurale), il se convertit en un archimboldien enthousiaste et commença sa pérégrination à la recherche d’autres œuvres de cet auteur. Ce ne fut pas une tâche facile. Mettre la main, même à Paris, sur des livres de Benno von Archimboldi dans les  \ne  \nannées quatre-vingt du XX siècle n’était en aucune façon un travail quin’entraînait pas de multiples difficultés. Dans la bibliothèque dudépartement de littérature allemande de son université, il n’existait pratiquement aucune référence sur Archimboldi. Ses professeurs n’avaient pas entendu parler de lui. L’un d’eux lui dit que son nom lui rappelait quelque chose. Au bout de dix minutes, Pelletier découvrit avec rage (avec effroi) que ce que cela rappelait à son professeur, c’était le nom du peintre  \nitalien, sur qui, d’ailleurs, son ignorance s’étendait également de façon olympienne.  \nIl écrivit à la maison d’édition de Hambourg qui avait publié D’Arsonval et ne reçut jamais de réponse. Il fit aussi le tour des quelques librairies allemandes qu’il put trouver à Paris. Le nom d’Archimboldi apparaissait dans un dictionnaire de littérature allemande et dans une revue belge consacrée, sur un mode plaisant ou sérieux, il ne sut jamais, à la littérature prussienne. En 1981, il fit un voyage avec trois amis de la faculté en Bavière, et là, dans une petite librairie de Munich, sur la Voralmstrasse, il dénicha deux livres, le mince volume de moins de cent pages intitulé Le Trésor de Mitzi et Le Jardin, le roman anglais déjà mentionné .  \nLa lecture de ces deux livres ne fit que conforter l’opinion qu’il avait déjà d’Archimboldi. En 1983, à vingt-deux ans, il s’attela à la traduction de D’Arsonval. Personne ne lui avait demandé de le faire. Il n’y avait alorsaucune maison d’édition intéressée par la publication de cet Allemand au nom bizarre. Pour l’essentiel, Pelletier commença à le traduire parce qu’il aimait l’auteur, parce que cela le rendait heureux de le faire, même s’il envisagea aussi de pouvoir présenter cette traduction, précédée d’une étudesur l’œuvre archimboldienne, comme mémoire et, pourquoi pas, comme la première pierre de son futur doctorat.  \nIl acheva la version définitive de la traduction en 1984 et une maison d’édition parisienne, après quelques hésitations et lectures contradictoires, l’accepta et on publia Archimboldi, dont le roman, destiné a priori à ne pas dépasser les mille exemplaires vendus, épuisa après deux comptes rendus contradictoires, positifs, voire excessifs, les trois mille exemplaires du tirage initial ouvrant les portes à une deuxième, troisième puis quatrième édition.  \nÀ ce moment-là, Pelletier avait déjà lu quinze ouvrages de l’écrivain allemand, en avait traduit deux autres, et était considéré, de façon quasi  \nunanime, comme le plus grand spécialiste de Benno von Archim","cbCaidqgAQdPqj9p","https://ap.wps.com/l/cbCaidqgAQdPqj9p","pdf",5220754,1195,"French","# La partie des critiques\n## Découverte de Benno von Archimboldi\n## Recherche d’œuvres et obstacles éditoriaux\n## Traduction de D’Arsonval et publication","[{\"question\":\"Pourquoi Pelletier entreprend-il la traduction de D’Arsonval ?\",\"answer\":\"Il commence essentiellement parce qu’il aime l’auteur et que cela le rend heureux, tout en envisageant aussi d’en faire une étude pour son parcours universitaire.\"}]","Roberto Bolaño - Œuvres complètes VI | PDF",1840]