[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"doc-detail-37911-fr":3,"doc-seo-37911-114":29},{"code":4,"msg":5,"data":6},0,"success",{"doc_id":7,"user_id":8,"nickname":9,"user_avatar":10,"doc_module":4,"category_id":11,"category_name":12,"doc_title":13,"doc_description":14,"doc_content":15,"file_id":16,"file_url":17,"file_type":18,"file_size":19,"view_count":4,"is_deleted":4,"is_public":20,"is_downloadable":20,"audit_status":20,"page_count":21,"language":22,"language_code":23,"site_id":24,"html_lang":23,"table_of_contents":25,"faqs":26,"seo_title":13,"seo_description":14,"update_tm":27,"read_time":28},37911,2336464648746,"Skyler","https://ap-avatar.wpscdn.com/davatar_276721f389ce27ea32af1340a28f341c",59,"Littérature","Raoul Marc Jennar, Europe : La Trahison des Élites","Texte en français consacré à l’idée européenne et au débat sur l’Europe néolibérale des banques. La réflexion oppose la solidarité dans la liberté et les valeurs fondatrices de liberté, égalité, fraternité à un « double langage » institutionnel qui ne dit pas ce qu’il fait et ne fait pas ce qu’il dit. L’auteur retrace un échange avec Pierre Bourdieu et annonce une démonstration appuyée par des dossiers concrets. Il défend une Europe politique davantage sociale, environnementale et fiscale, plutôt que la logique technocratique.","« À l'Europe que la pensée de banquier veut à toute force nous imposer, il s'agit d'opposer non, comme certains, un refus nationaliste del'Europe, mais un refus progressiste de l'Europe néolibérale des banqueset des banquiers. Ceux-ci ont intérêt à faire croire que tout refus de  \nl'Europe qu'ils nous proposent est un refus de l'Europe tout court. Refuser l'Europe des banques, c'est refuser la pensée de banquier qui, sous couvert de néolibéralisme, fait de l'argent la mesure de toutes choses, de la valeur des hommes et des femmes sur le marché du travail et, de proche en proche, dans toutes les dimensions de l'existence.  \nLa résistance à l'Europe des banquiers, et à la restauration conservatrice qu'ils nous préparent, ne peut être qu'européenne. »  \nPierre Bourdieu (1997) .  \nIntroduction  \nEn novembre 2000, Pierre Bourdieu, le célèbre sociologue français, m'avait invité aux assises du Mouvement social européen qui se tenaient à Vienne, en Autriche. Nous venions, deux mois plus tôt, de travailler ensemble à la rédaction d'une « Lettre ouverte au directeur général del'Unesco sur les dangers de l' AGCS ». A Vienne, à sa demande, j'avais présenté une communication consacrée à « La Commission européenne, sur-pouvoir et sous-démocratie ». Ce que j'avais fourni commeinformations, en particulier à propos du Comité 133, avait beaucoup intéressé Pierre. Il s'était bien entendu déjà exprimé sur l'Europe et on en trouve la trace, notamment, dans Contre-feux 1 et 2. Mais c'est lefonctionnement des institutions et de la technocratie qui retenait alors son attention. Ce fut l'origine d'un projet qui, malheureusement, n'a pu être mené à bien de son vivant.  \nRentré de Vienne, il avait en effet conçu le dessein à la fois d'organiserun grand colloque sur la reconstruction juridique de l'Europe et desusciter la publication d'un petit livre sur l'Europe telle qu'elle agit dans les faits et non pas telle qu'on nous la présente généralement. Il avaitsouhaité que je m'implique dans ce double projet. Avant son décès, jetravaillais au synopsis du livre tandis qu'il organisait, à Paris, une session préparatoire au colloque avec des juristes, des politologues et des sociologues.  \nAu cours de cette session, Pierre Bourdieu posait un constat:  \nL'Europe ne dit pas ce qu'elle fait; elle ne fait pas ce qu'elle dit. Elle dit ce qu'elle ne fait pas; elle fait ce qu'elle ne dit pas. Cette Europe qu'on nous construit, c'est une Europe en trompe l'œil.  \nCe constat, fruit de ses propres observations, il souhaitait que je l'étaie par quelques solides démonstrations à partir de dossiers concrets qui parlent aux gens. C'est l'objet de ce livre.  \nLa présentation du double langage européen qui va suivre n'est pas l'œuvre d'un souverainiste nostalgique de quelque ligne bleue des Vosges ou de quelque réduit ardennais. Encore moins d'un nationaliste.  \nL'horizon frontalier est, à mes yeux, le plus dépassable de tous. Et l'Europe est une grande idée. Trop grande, manifestement, pour être confiée à des eurocrates. Avec la décolonisation, loin d'être vraiment terminée, le projet européen est probablement le legs politique le plus important du XXe siècle.  \nIrréductiblement fidèle à l'idéal internationaliste, je ne trouve aucuneincompatibilité entre le fait de cultiver mes racines, d'être de quelque part et, en même temps, mon aptitude à me réjouir de la capacité deshumains à dépasser leurs différences pour créer des communautés de destin par-delà les barrières de tout genre. Je savoure avec une égaledélectation la glaise et le grand large. Et lorsque je parcours la moite langueur des rizières cambodgiennes, j'attends avec impatience de retrouver l'odeur de nos forêts gauloises à l'automne. Aucune confusion n'est possible: ce livre n'est pas au service des thèses d'un Chevènement, d'un de Villiers ou d'un Pasqua, et encore moins de celles d'un Le Pen. Mes réponses aux critiques de l'Union européenne sont totalement différentes des leurs: j'appelle à plus d'Europe social","cbCaivX3AFDHZEjt","https://ap.wps.com/l/cbCaivX3AFDHZEjt","pdf",777894,1,138,"French","fr",114,"# Introduction\n## La genèse du projet autour de Pierre Bourdieu\n## Critique du double langage européen\n# L’Europe des peuples\n## Liberté, égalité, fraternité comme horizon\n## Solidarité et transformation des rapports sociaux","[{\"question\":\"Quelle idée d’Europe l’auteur oppose-t-il à l’Europe des banques et des banquiers ?\",\"answer\":\"Il oppose à la logique néolibérale qui fait de l’argent la mesure de toutes choses une exigence de refus progressiste et une Europe fondée sur la solidarité dans la liberté, portée par les idéaux de liberté, égalité et fraternité.\"},{\"question\":\"Pourquoi Pierre Bourdieu est-il central dans la démarche présentée ?\",\"answer\":\"Pierre Bourdieu identifie un fonctionnement institutionnel où l’Europe « ne dit pas ce qu’elle fait » et « ne fait pas ce qu’elle dit ». 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