[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"doc-detail-37867-fr":3,"doc-seo-37867-114":29},{"code":4,"msg":5,"data":6},0,"success",{"doc_id":7,"user_id":8,"nickname":9,"user_avatar":10,"doc_module":4,"category_id":11,"category_name":12,"doc_title":13,"doc_description":14,"doc_content":15,"file_id":16,"file_url":17,"file_type":18,"file_size":19,"view_count":4,"is_deleted":4,"is_public":20,"is_downloadable":20,"audit_status":20,"page_count":21,"language":22,"language_code":23,"site_id":24,"html_lang":23,"table_of_contents":25,"faqs":26,"seo_title":13,"seo_description":14,"update_tm":27,"read_time":28},37867,1099514067438,"River Wang","https://ap-avatar.wpscdn.com/avatar/100002539ee87300030?x-image-process=image/resize,m_fixed,w_180,h_180&k=1780474512215547542",59,"Littérature","Pamphlet contre la mort","Pamphlet contre la mort explore l’idée du cercueil comme métaphore du cerveau et de la vie intérieure. Le texte transforme l’enterrement en mécanisme de projection : le cercueil semble vide tout en étant “plein” d’air, de regards et d’attentes. À travers des images d’emportement et de remplacement, la réflexion interroge l’identité, la possibilité de n’importe qui comme “mort”, et la manière dont le vivant se voit déjà dans le futur. ","Le pamphlet contre la mort se regarde comme quand on contemple longtemps un cercueil et qu’on imagine quelqu’un dedans. Dans ce livre, le cercueil sera le cerveau de toute l’histoire d’un type endedans, avec sa vie, ses pensées, ses colères, ses amours, ses rêves et ses héros bas de plafond. Tout ça qu’il a voulu brûler par l’écrit. Tous les papiers du type qu’on imagine dans le cercueil. Toutes les paroles et ses manifestes qui l’ont traversé ces derniers temps et qui sont consignés, ici, dans cettecervelle de papier. Une cervelle pamphlétaire.  \ncharles pennequin  \npamphlet contre la mort  \nP. O.L  \n33, rue Saint-André-des-Arts, Paris 6e  \ntrou type  \n(étude de caractère)  \nun beau cercueil. un cercueil tout beau. tout propre. un cercueil bien plein avec rien dedans. y a rien mais c’est plein. ça attend juste d’être rempli. c’est tout plein d’attentes d’être [rempli. et](rempli. et) c’est plein d’air aussi. c’est un cercueil tout plein qui se remplit d’air. tout beau tout neuf. bien plein de l’idée qu’il vaservir. qu’il a un but. c’est ça qui remplit le cercueil. qui le gonfle. le cercueil segonfle avec [rien. il](rien. il) est plein alors qu’il semble vide. qu’il ne sert à rien. qu’il n’y a rien qui va faire qu’il se mette à être. à avoir une [existence. il](existence. il) l’a déjà. son existence est déjà au vu et au su de tous. tout le monde peut voir le cercueil. même si tout le monde pense qu’il ne sert à rien. qu’il n’est rien. il n’est pas rien puisqu’il est là . se remplissant des regards de ceux qui ne croient pas en son existence actuelle. ils ne la voient que dans le futur. quand le cercueil aura rempli sa fonction. c’est-à-dire quand il y aura un mort dedans. quand il yaura un mort on ne pensera pas pour autant à lui. on ne pensera qu’au mort. le mort est pourtant déjà dedans. n’importe lequel. c’est un mort quelconque. c’est vous et c’est moi. on se trouve tous dedans. c’est pour ça qu’il est trèsprésent. c’est qu’il y a chance. c’est qu’il y a possibilité . la possible chanced’avoir n’importe quel mort dedans. un mort comme vous et moi. on peut tous être dedans. c’est notre possible. nous serons la chance de ce cercueil. il nous attend. n’importe lequel d’entre nous. on peut tous y être. tant qu’il n’y a pas un vrai mort à l’intérieur. un chanceux. les autres regarderont. mais ceux qui le regardent dès à présent le voient-ils mieux ? ils ne voient pas le beau cercueil. le cercueil tout beau et tout neuf qui se présente à eux dans un joli  \nprésent. comme un cadeau. une promesse. un devenir-caveau. non. ils nevoient que le mort qu’ils pourraient être. ils voient un mort et ça pourrait êtren’importe lequel. jamais ils ne voient ce cercueil pour ce qu’il est. un vrai présent qui s’offre à eux. un présent tout beau tout neuf. quelque chose de dur qui n’existe que pour ce qu’il est. un cercueil plein de vide et d’air et de regards qui ne le regardent pas en quelque sorte. ils transportent le cercueil. ils sont déjà en train de le porter. ils portent le mort en eux. rien qu’en regardant le cercueil. la mort de vous et moi existe [enfin. et](enfin. et) grâce à lui. elle nous apparaît maintenant. lorsqu’on regarde fixement le cercueil. on ne voit pourtant rien. on ne fait que se transporter. on ne porte même pas le cercueil. on se porte soi-même en lui. on lui apporte un corps et c’est le corps de nous qu’on lui remet. on ne s’en remet pas. alors que le cercueil ne fait [rien. il](rien. il) est posé simplement sur le [sol. et](sol. et) il y aura d’autres sols et d’autres cercueils. il yaura plein de morts aussi. il y en a déjà . il y en a plein qui se remplissent. ilsjonchent de partout et pourtant on ne voit rien. on ne voit que lareprésentation de ce qu’on est. lorsqu’on ne sera plus. alors qu’on n’est peutêtre déjà plus. peut-être déjà le cercueil nous [emporte quelque part. il](emporte quelque part. il) est déjà en train de nous mener. c’est sûr qu’il nous mène en bateau. on est dedans. tranquille. à se faire transp","cbCaiqTtge8Gzbcq","https://ap.wps.com/l/cbCaiqTtge8Gzbcq","pdf",544367,1,154,"French","fr",114,"# Cercueil et cerveau\n## Vide et “plein”\n# Projection de soi et mort à venir\n## Remplacement et emportement\n# Choix, attente et fonction de mort","[{\"question\":\"Comment le texte relie-t-il la mort à l’identité de “vous et moi” ?\",\"answer\":\"La mort n’est pas celle d’un individu unique : elle peut être “n’importe lequel”, donc le lecteur et lui-même. 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