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Les modèles économiques, les conditions de financement et la rentabilité des séries sont évalués à travers Kaméha, Shônen Collection et Magnolia, ainsi que leurs limites commerciales.",{"@graph":14,"@context":72},[15,34,55],{"@type":16,"itemListElement":17},"BreadcrumbList",[18,23,27,31],{"item":19,"name":20,"@type":21,"position":22},"https://docshare.wps.com","Home","ListItem",1,{"item":24,"name":25,"@type":21,"position":26},"https://docshare.wps.com/fr/document/","Document",2,{"item":28,"name":29,"@type":21,"position":30},"https://docshare.wps.com/fr/document/recherche-rapport/","Recherche & Rapport",3,{"item":32,"name":10,"@type":21,"position":33},"https://docshare.wps.com/fr/document/manfra-and-prepublication-impossible-equation/154626/",4,{"url":32,"name":10,"@type":35,"image":36,"author":41,"headline":10,"publisher":44,"fileFormat":47,"inLanguage":8,"description":12,"dateModified":48,"datePublished":49,"encodingFormat":47,"isAccessibleForFree":50,"interactionStatistic":51},"DigitalDocument",{"url":37,"@type":38,"width":39,"height":40},"https://docshare.wps.com/thumbnails/manfra-and-prepublication-impossible-equation/154626.png","ImageObject",300,407,{"name":42,"@type":43},"วิน","Person",{"url":19,"name":45,"@type":46},"DocShare","Organization","application/pdf","2026-10-01","2026-08-28",true,{"@type":52,"interactionType":53,"userInteractionCount":30},"InteractionCounter",{"@type":54},"ViewAction",{"@type":56,"mainEntity":57},"FAQPage",[58,64,68],{"name":59,"@type":60,"acceptedAnswer":61},"Pourquoi la prépublication manga connaît-elle des difficultés en France ?","Question",{"text":62,"@type":63},"La presse spécialisée peine à trouver un public et tend à fonctionner davantage comme un outil de rentabilisation d’un catalogue existant que comme un laboratoire créatif.","Answer",{"name":65,"@type":60,"acceptedAnswer":66},"Quel est l’objectif économique de Kaméha pour Glénat ?",{"text":67,"@type":63},"Rentabiliser des séries de manga dont l’éditeur possède déjà les droits et faire connaître des dessinateurs français inspirés des mangas, tout en limitant les coûts et en réaménageant la vente des numéros via des regroupements.",{"name":69,"@type":60,"acceptedAnswer":70},"Comment Pika et Tonkam adaptent-ils la stratégie de prépublication en 2003 ?",{"text":71,"@type":63},"Pika s’associe avec Kodansha pour un public shônen via un circuit de distribution librairies, tandis que Tonkam travaille avec Hakusensha pour un public shôjo avec Magnolia, diffusé en kiosque, mais avec des marges jugées insuffisantes.","https://schema.org",{"og:url":32,"og:type":74,"og:title":10,"og:site_name":45,"og:description":12},"article",{"robots":76,"canonical":32},"index,follow",{"doc_id":78,"site_id":7},154626,1790132433,{"code":4,"msg":81,"data":82},"success",[83,88,93,96,99,103,106,110,114,118],{"id":84,"doc_module":4,"doc_module_name":25,"category_name":85,"show_sort_weight":86,"slug":87},67,"Général",61,"general",{"id":89,"doc_module":4,"doc_module_name":25,"category_name":90,"show_sort_weight":91,"slug":92},66,"Art de vivre",60,"lifestyle",{"id":86,"doc_module":4,"doc_module_name":25,"category_name":94,"show_sort_weight":91,"slug":95},"Bande dessinée","comic",{"id":91,"doc_module":4,"doc_module_name":25,"category_name":97,"show_sort_weight":91,"slug":98},"Examen","exam",{"id":100,"doc_module":4,"doc_module_name":25,"category_name":101,"show_sort_weight":91,"slug":102},59,"Littérature","literature",{"id":104,"doc_module":4,"doc_module_name":25,"category_name":29,"show_sort_weight":91,"slug":105},64,"research-report",{"id":107,"doc_module":4,"doc_module_name":25,"category_name":108,"show_sort_weight":91,"slug":109},58,"Récits & Romans","story-novel",{"id":111,"doc_module":4,"doc_module_name":25,"category_name":112,"show_sort_weight":91,"slug":113},65,"Religion & Spiritualité","religion-spirituality",{"id":115,"doc_module":4,"doc_module_name":25,"category_name":116,"show_sort_weight":91,"slug":117},63,"Santé & Soins","healthcare",{"id":119,"doc_module":4,"doc_module_name":25,"category_name":120,"show_sort_weight":91,"slug":121},62,"Technologie","technology",{"code":4,"msg":81,"data":123},{"doc_id":78,"user_id":124,"nickname":42,"user_avatar":125,"doc_module":4,"category_id":104,"category_name":29,"doc_title":10,"doc_description":12,"doc_content":126,"file_id":127,"file_url":128,"file_type":129,"file_size":130,"view_count":30,"is_deleted":4,"is_public":22,"is_downloadable":22,"audit_status":22,"page_count":131,"language":132,"language_code":8,"site_id":7,"html_lang":8,"table_of_contents":133,"faqs":134,"seo_title":135,"seo_description":12,"update_tm":136,"read_time":137},2336475104736,"https://ap-avatar.wpscdn.com/avatar/22000c4c5e0e5b17e70?x-image-process=image/resize,m_fixed,w_180,h_180&k=1786591360781797222","Manfra et prépublication : équation impossible ?  \nBounthavy Suvilay  \nUniversité de Montpellier III  \nMême si la bande dessinée est considérée comme leneuvième art pour certains, les contraintes commerciales et financières influencent plus profondément les logiques éditoriales que les auteurs veulent bien le laisser entendre. Lorsque les mangasont rencontré un succès commercial en France, de nombreux éditeurs se sont mis à faire des bandes dessinées hybrides renommées par la suite manfras. Il s’agit généralement de séries élaborées par des artistes français fortement influencés par le graphisme ou la narration des mangas. En replaçant dans leur historicité trois magazines de prépublication ayant accueilli en leur sein des manfras, nous nous proposons de mettre en lumière les contraintes spécifiques au marché français poussant certains éditeurs à investir dans des créations hybrides. Nous nous intéresserons aux modèles économiques et aux conditions de production de ces magazines qui tentent d’imiter la politique éditoriale des groupes de médias japonais.  \n1. Trois cas de magazines de prépublication avec manfra  \n1.1. Kaméha et les mangas made (not) in Japan  \nSi aujourd’hui encore les magazines de prépublication permettent aux éditeurs japonais de recruter et de tester de jeunes talents, en France cette presse spécialisée a plus de mal à trouverun public et ne sert plus vraiment de laboratoire créatif. Floriane Philippe rappelle que les politiques éditoriales de certaines sociétés sont avant tout tournées vers la capitalisation d’un catalogue existant (Philippe) . À l’aube des années 1990, les périodiques debandes dessinées franco-belges sont en crise : arrêt de Métal Hurlant en 1987, de Pilote en 1989 et de PifGadget en 1993. Malgré ce climat morose, Glénat se lance dans la publication de mangasen presse avec Akira (1990) et Dragon Ball (1993) . Fort du succès de la série d’Akira Toriyama, l’éditeur grenoblois se lance dans la création d’un magazine de prépublication en juillet 1994 : Kaméha (nom de l’attaque favorite du héros de Dragon Ball) . D’abord mensuelle puis bimestrielle, la revue de 192 pages permet à Glénat de reproduire le système de double publication effectif au Japon.  \nCelui-ci permet aux éditeurs de tester de nouvelles séries tout en leur assurant une bonne visibilité médiatique et une meilleure rentabilité (les coûts liés aux droits d’auteur ayant déjà été amortis lors de la première parution) .  \nEn dehors des séries japonaises, une série élaborée à Taiwan (Balezo d’Ah Tui) et des bandes dessinées hybridesinspirées des mangas étaient également publiées, comme Nomad (les Français J.D. Morvan, P. Buchet et S. Savoia) à partir du numéro 4 et Dirty Pair (les Américains Toren Smith et Adam Warren) dès le premier volume. Si la série américaine est une libre adaptation de l’anime Dirty Pair, la française est une création quel’éditeur semble vouloir faire passer pour un manga en l’éditant notamment en volume relié dans la collection « Akira » où figure l’œuvre de Katsuhiro Otomo. Contrairement à la revue Le Cri quitue (1978-1981) d’Atoss Takemoto, Kaméha ne vise pas tant à fairedécouvrir la bande dessinée japonaise qu’à rentabiliser des séries de manga dont Glénat a les droits ou à faire connaître de nouveaux dessinateurs français inspirés des mangas, car ceux-ci coûtent moins cher que leurs homologues nippons.1 D’ailleurs, au lieud’être pilonnés comme c’est généralement le cas avec les stocks d’invendus, les anciens numéros de la revue ont été reconditionnéset remis en vente en couplant deux numéros. Les 32 volumes ontainsi trouvé une seconde vie sous la forme de 16 tomes dès 1994 (afin de prolonger la durée de vente) . Pourtant après quatre ans, en 1998, le magazine s’arrête, Glénat se tournant vers la création d’un magazine de BD plus rentable (Tchô ! 1998-2013) . Kaméha n’offrait pas assez de titres connus pour attirer le public.  \n1.2. Shônen collection et les manfras  \nMalgré l’échec de Glénat, deux petites ","cbCairgw0BeZpJuG","https://ap.wps.com/l/cbCairgw0BeZpJuG","pdf",443240,16,"French","# Trois cas de magazines de prépublication avec manfra\n## Kaméha et les mangas made (not) in Japan\n## Shônen collection et les manfras","[{\"question\":\"Pourquoi la prépublication manga connaît-elle des difficultés en France ?\",\"answer\":\"La presse spécialisée peine à trouver un public et tend à fonctionner davantage comme un outil de rentabilisation d’un catalogue existant que comme un laboratoire créatif.\"},{\"question\":\"Quel est l’objectif économique de Kaméha pour Glénat ?\",\"answer\":\"Rentabiliser des séries de manga dont l’éditeur possède déjà les droits et faire connaître des dessinateurs français inspirés des mangas, tout en limitant les coûts et en réaménageant la vente des numéros via des regroupements.\"},{\"question\":\"Comment Pika et Tonkam adaptent-ils la stratégie de prépublication en 2003 ?\",\"answer\":\"Pika s’associe avec Kodansha pour un public shônen via un circuit de distribution librairies, tandis que Tonkam travaille avec Hakusensha pour un public shôjo avec Magnolia, diffusé en kiosque, mais avec des marges jugées insuffisantes.\"}]","Manfra et prépublication - équation impossible ? | PDF",1787896413,25]