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Le récit s’ouvre sur l’imprimerie d’Angoulême, l’affection d’un vieux pressier pour les outils anciens et le rôle des métiers du texte. Jérôme-Nicolas Séchard, épargné en 1793, se retrouve impliqué dans une réquisition sous la Convention, tandis qu’un comte marseillais compose, corrige et fait diffuser des décrets, posant les bases du destin des personnages.",{"@graph":58,"@context":114},[59,76,97],{"@type":60,"itemListElement":61},"BreadcrumbList",[62,67,70,73],{"item":63,"name":64,"@type":65,"position":66},"https://docshare.wps.com","Home","ListItem",1,{"item":68,"name":9,"@type":65,"position":69},"https://docshare.wps.com/fr/document/",2,{"item":71,"name":34,"@type":65,"position":72},"https://docshare.wps.com/fr/document/récits-romans/",3,{"item":74,"name":54,"@type":65,"position":75},"https://docshare.wps.com/fr/document/lost-illusions-part-one-the-two-poets/494467/",4,{"url":74,"name":54,"@type":77,"image":78,"author":83,"headline":54,"publisher":86,"fileFormat":89,"inLanguage":52,"description":56,"dateModified":90,"datePublished":91,"encodingFormat":89,"isAccessibleForFree":92,"interactionStatistic":93},"DigitalDocument",{"url":79,"@type":80,"width":81,"height":82},"https://docshare.wps.com/thumbnails/lost-illusions-part-one-the-two-poets/494467.png","ImageObject",300,407,{"name":84,"@type":85},"McQueen","Person",{"url":63,"name":87,"@type":88},"DocShare","Organization","application/pdf","2026-10-02","2026-10-01",true,{"@type":94,"interactionType":95,"userInteractionCount":66},"InteractionCounter",{"@type":96},"ViewAction",{"@type":98,"mainEntity":99},"FAQPage",[100,106,110],{"name":101,"@type":102,"acceptedAnswer":103},"Quel contexte typographique et provincial ouvre le récit ?","Question",{"text":104,"@type":105},"L’histoire débute à une époque où les presses de Stanhope et les rouleaux à distribuer l’encre ne fonctionnent pas encore dans les petites imprimeries de province. 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Aussi désiré-je que votre nom victorieux aide à la victoire de cette œuvre que je vousdédie, et qui, selon certaines personnes, serait unacte de courage autant qu’une histoire pleine devérité. Les journalistes n’eussent-ils donc pas appartenu, comme les marquis, les financiers, les médecins et les procureurs, à Molière et à son Théâtre ? Pourquoi donc la Comédie Humaine, qui castigat ridendo mores, excepterait-elle une puissance, quand la Presse parisienne n’en excepte aucune ?  \nJe suis heureux, monsieur, depouvoir me dire ainsi  \nVotre sincère admirateur et ami,  \nDE BALZAC.  \nPremière partie  \nLes deux poètes  \nÀ l’époque où commence cette histoire, la presse de Stanhope et les rouleaux à distribuerl’encre ne fonctionnaient pas encore dans les petites imprimeries de province. Malgré laspécialité qui la met en rapport avec la typographie parisienne, Angoulême se servait toujours des presses en bois, auxquelles la langue est redevable du mot faire gémir la presse, maintenant sans application. L’imprimerie arriérée y employait encore les balles en cuir frottées d’encre, avec lesquelles l’un des pressierstamponnait les caractères. Le plateau mobile où se place la forme pleine de lettres sur laquelles’applique la feuille de papier était encore en pierre et justifiait son nom de marbre. Les dévorantes presses mécaniques ont aujourd’hui sibien fait oublier ce mécanisme, auquel nous devons, malgré ses imperfections, les beaux livres des Elzevier, des Plantin, des Alde et des Didot, qu’il est nécessaire de mentionner les vieux outils auxquels Jérôme-Nicolas Séchard  \nportait une superstitieuse affection ; car ils jouentleur rôle dans cette grande petite histoire.  \nCe Séchard était un ancien compagnon pressier, que dans leur argot typographique les ouvriers chargés d’assembler les lettres appellentun ours. Le mouvement de va-et-vient, quiressemble assez à celui d’un ours en cage, par lequel les pressiers se portent de l’encrier à la presse et de la presse à l’encrier, leur a sans doutevalu ce sobriquet. En revanche, les ours ontnommé les compositeurs des singes, à cause du continuel exercice qu’ils font pour attraper les lettres dans les cent cinquante-deux petites casesoù elles sont contenues. À la désastreuse époque de 1793, Séchard, âgé d’environ cinquante ans, setrouva marié . Son âge et son mariage le firent échapper à la grande réquisition qui emmena presque tous les ouvriers aux armées. Le vieux pressier resta seul dans l’imprimerie dont le maître, autrement dit le Naïf, venait de mourir enlaissant une veuve sans enfants. L’établissement parut menacé d’une destruction immédiate : l’ours solitaire était incapable de se transformer en singe ; car, en sa qualité d’imprimeur, il ne sut  \njamais ni lire ni écrire. Sans avoir égard à sesincapacités, un représentant du peuple, pressé derépandre les beaux décrets de la Convention, investit le pressier du brevet de maître imprimeur, et mit sa typographie en réquisition. Après avoir accepté ce périlleux brevet, le citoyen Séchardindemnisa la veuve de son maître en lui apportant les économies de sa femme, avec lesquelles il paya le matériel de l’imprimerie à moitié de lavaleur. Ce n’était rien. 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