[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"doc-detail-38134-fr":3,"doc-seo-38134-114":29},{"code":4,"msg":5,"data":6},0,"success",{"doc_id":7,"user_id":8,"nickname":9,"user_avatar":10,"doc_module":4,"category_id":11,"category_name":12,"doc_title":13,"doc_description":14,"doc_content":15,"file_id":16,"file_url":17,"file_type":18,"file_size":19,"view_count":4,"is_deleted":4,"is_public":20,"is_downloadable":20,"audit_status":20,"page_count":21,"language":22,"language_code":23,"site_id":24,"html_lang":23,"table_of_contents":25,"faqs":26,"seo_title":13,"seo_description":14,"update_tm":27,"read_time":28},38134,1099514068365,"Aurelia","https://ap-avatar.wpscdn.com/avatar/10000253d8d9f28188e?_k=1776742907772140068",58,"Récits & Romans","Les Hirondelles de Kaboul","Présenté comme un texte de Yasmina Khadra, ce document situe l’intrigue dans les terres afghanes où Kaboul, après la débâcle, se dissout dans une décomposition avancée. Un silence mortel accompagne la désolation : ruines, poussière, faim, violences et désespoir structurent le décor. Au cœur du marché, Atiq Shaukat s’y débat avec la foule et l’attente du bourreau, révélant la tension quotidienne au milieu de la peur collective et de la tragédie imminente.","YASMINA KHADRA  \nLES HIRONDELLES DE KABOUL  \nJULLIARD  \nYasmina Khad ra  \nYasmina Khadra, de son vrai nom Mohammed Moulessehoul, est né en 1955 dans le Sahara algérien. Il est aujourd’hui connu et salu é dans le monde entier où ses romans, not amment À quoi rêvent les loups, L’écrivain, L’imposture des mots, Cousine K sonttraduits dans 22 pays. Les Hirondelles de Kaboul et L’attentat sont les deux premiers volumes d’une trilogie consacré e au dialogue de sourds qui oppose l’Orient et l’Occident et qui s’achève avec la parution des Sirènes de Bagdad (Julliard, 2006) .  \nL’attentat a reçu le prix des libraires 2006, le Prix Tropiques 2006, le Grand Prix des lectrices Cô té Femme, le prix littéraire des lycé ens et apprentis de Bourgogne ainsi que le prix des lecteurs du Télégramme et est actuellement en cours d’adaptation cinématographique aux États-Unis.  \nLe Prix Nobel J. M. Cœtzee voit en cet é crivain prolifique un romancier de premier ordre.  \nAu diable vauvert, une tornade déploie sa robe à falbalas dans la danse grandguignolesque d’une sorcière en transe ; son hystérie ne parvient m ême pas à épousseter les deux palmiers calcifiés dressé s dans le ciel comme les bras d’un supplicié . Une chaleur caniculaire a ré sorbé les hypothétiques bouffées d’air que la nuit, dans la débâcle de saretraite, avait omis d’emporter. Depuis la fin de la matiné e, pas un rapace n’a rassemblé assez de motivation pour survoler ses proies. Les bergers, qui, d’habitude, poussaientleurs maigres troupeaux jusqu’au pied des collines, ont disparu. À des lieues à la ronde, hormis les quelques sentinelles tapies dans leurs miradors rudimentaires, pas âme qui vive. Un silence mortel accompagne la déréliction à perte de vue.  \nLes terres afghanes ne sont que champs de bataille, arènes et cimetières. Les prièress’émiettent dans la furie des mitrailles, les loups hurlent chaque soir à la mort, et le vent, lorsqu’il se lève, livre la complainte des mendiants au croassement des corbeaux.  \nTout paraît embrasé , fossilis é , foudroyé par un sortilège innommable. Le racloir del’érosion gratte, désincruste, débourre, pave le sol né crotique, érigeant en toute impunité les stèles de sa force tranquille. Puis, sans pré avis, au pied des montagnes rageusement épilées par le souffle des fournaises, surgit Kaboul…ou bien ce qu’il en reste : une ville en état de décomposition avancé e.  \nPlus rien ne sera comme avant, semblent dire les routes crevassé es, les collinesteigneuses, l’horizon chauffé à blanc et le cliquetis des cul asses. La ruine des remparts aatteint les âmes. La poussière a terrassé les vergers, aveuglé les regards et cimenté les esprits. Par endroits, le bourdonnement des mouches et la puanteur des bêtes crevé esajoutent à la désol ation quelque chose d’irréversible. On dirait que le monde est en train de pourrir, que sa gangrène a choisi de se développer à partir d’ici, dans le Pashtoun, tandis que la désertification poursuit ses implacables reptations à travers la conscience des hommes, et leurs mentalités.  \nPersonne ne croit au miracle des pluies, aux féeries du printemps, encore moins aux aurores d’un lendemain clément. Les hommes sont devenus fous ; ils ont tourné le dos au jour pour faire face à la nuit. Les saints patrons ont été destitu é s. Les prophètes sont morts et leurs fantômes crucifiés sur le front des enfants…  \nEt pourtant, c’est ici aussi, dans le mutisme des rocailles et le silence des tombes, parmi la s é cheresse des sols et l’aridité des cœurs, qu’est né e notre histoire comme é clôtle nénuph ar sur les eaux croupissantes du marais.  \n1  \nAtiq Shaukat abat sa cravache autour de lui pour se frayer un passage dans la fouleloqueteuse qui tourbillonne, telle une nué e de feuilles mortes, parmi les étals du marché . Il est en retard, mais impossible d’avancer plus vite. On se croirait dans une ruche ; les coups qu’il assène à plate couture n’interpellent personne. C’est le jour du souk, et les gens sont comme dans un état second.","cbCaivm9nbNx30c8","https://ap.wps.com/l/cbCaivm9nbNx30c8","pdf",565503,1,90,"French","fr",114,"# Personnage et contexte à Kaboul\n## Le marché et la tension avant l’épreuve","[{\"question\":\"Quel cadre géographique et social domine dans l’extrait ?\",\"answer\":\"L’action se déroule à Kaboul, dans un environnement de guerre et de désolation où le quotidien est marqué par le silence, la ruine et la misère.\"},{\"question\":\"Quel est le rôle du personnage Atiq Shaukat dans la scène ?\",\"answer\":\"Atiq Shaukat cherche à se frayer un passage dans la foule du souk, en retard, sous la pression de l’agitation générale.\"},{\"question\":\"Pourquoi la scène du marché est-elle décrite comme particulièrement oppressante ?\",\"answer\":\"La foule dense, la chaleur, les mendiants, les odeurs et l’indifférence apparente des passants renforcent une atmosphère de malaise et de menace.\"}]",1783057916,139,{"code":4,"msg":30,"data":31},"ok",{"site_id":24,"language":23,"slug":32,"title":13,"keywords":33,"description":14,"schema_data":34,"social_meta":85,"head_meta":87,"extra_data":89,"updated_unix":27},"the-swallows-of-kabul","",{"@graph":35,"@context":84},[36,53,67],{"@type":37,"itemListElement":38},"BreadcrumbList",[39,43,47,50],{"item":40,"name":41,"@type":42,"position":20},"https://docshare.wps.com","Home","ListItem",{"item":44,"name":45,"@type":42,"position":46},"https://docshare.wps.com/fr/document/","Document",2,{"item":48,"name":12,"@type":42,"position":49},"https://docshare.wps.com/fr/document/récits-romans/",3,{"item":51,"name":13,"@type":42,"position":52},"https://docshare.wps.com/fr/document/the-swallows-of-kabul/38134/",4,{"url":51,"name":13,"@type":54,"author":55,"headline":13,"publisher":57,"fileFormat":60,"inLanguage":23,"description":14,"dateModified":61,"datePublished":61,"encodingFormat":60,"isAccessibleForFree":62,"interactionStatistic":63},"DigitalDocument",{"name":9,"@type":56},"Person",{"url":40,"name":58,"@type":59},"DocShare","Organization","application/pdf","2026-07-03",true,{"@type":64,"interactionType":65,"userInteractionCount":4},"InteractionCounter",{"@type":66},"ViewAction",{"@type":68,"mainEntity":69},"FAQPage",[70,76,80],{"name":71,"@type":72,"acceptedAnswer":73},"Quel cadre géographique et social domine dans l’extrait ?","Question",{"text":74,"@type":75},"L’action se déroule à Kaboul, dans un environnement de guerre et de désolation où le quotidien est marqué par le silence, la ruine et la misère.","Answer",{"name":77,"@type":72,"acceptedAnswer":78},"Quel est le rôle du personnage Atiq Shaukat dans la scène ?",{"text":79,"@type":75},"Atiq Shaukat cherche à se frayer un passage dans la foule du souk, en retard, sous la pression de l’agitation générale.",{"name":81,"@type":72,"acceptedAnswer":82},"Pourquoi la scène du marché est-elle décrite comme particulièrement oppressante ?",{"text":83,"@type":75},"La foule dense, la chaleur, les mendiants, les odeurs et l’indifférence apparente des passants renforcent une atmosphère de malaise et de menace.","https://schema.org",{"og:url":51,"og:type":86,"og:title":13,"og:site_name":58,"og:description":14},"article",{"robots":88,"canonical":51},"index,follow",{"doc_id":7,"site_id":24}]