[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"doc-detail-37750-fr":3,"doc-seo-37750-114":29},{"code":4,"msg":5,"data":6},0,"success",{"doc_id":7,"user_id":8,"nickname":9,"user_avatar":10,"doc_module":4,"category_id":11,"category_name":12,"doc_title":13,"doc_description":14,"doc_content":15,"file_id":16,"file_url":17,"file_type":18,"file_size":19,"view_count":4,"is_deleted":4,"is_public":20,"is_downloadable":20,"audit_status":20,"page_count":21,"language":22,"language_code":23,"site_id":24,"html_lang":23,"table_of_contents":25,"faqs":26,"seo_title":13,"seo_description":14,"update_tm":27,"read_time":28},37750,7971461740886,"Theodore","https://ap-avatar.wpscdn.com/davatar_3d24733baf745e90a7e4bdd5f77d97b2",59,"Littérature","Les harkis, Vincent Crapanzano","Mémoires et essai retraçant la construction et l’usage de catégories pour désigner les populations d’Algérie durant la colonisation française, avec une attention particulière portée aux « harkis » et à leurs descendants. Le texte explicite les choix lexicaux opérés pour préserver la lisibilité, distinguer Européens (colons, pieds-noirs) et Français de métropole, ainsi que clarifier les termes liés aux identités religieuses et aux combattants nationalistes. L’introduction ouvre sur des souvenirs de terrain et une scène onirique liée à une cérémonie de mariage marocain, nourrissant la réflexion historique et humaine.","VINCENT CRAPANZANO  \nLES HARKISMÉMOIRES SANS ISSUE  \nessai  \nTraduit de l’anglais par Johan-Frédérik Hel Guedj  \nGALLIMARD  \nÀ Garrick, pour un monde meilleur  \nAvertissement  \nComme l’a remarqué Michèle Beaussant, la classiëcation courante et juridique des populations d’Algérie a présenté une série de problèmes quireìètent les relations précaires entre l’Algérie et la France et entre leurs habitants. La catégorisation des noms des diﬀérentes populations est restéeincohérente, parfois contradictoire, et elle a souvent changé, au cours des cent trente-deux années de colonisation française. Ces changements n’étant pas d’une importance immédiate pour cette recherche, j’ai adopté, assezarbitrairement, par souci de lisibilité les usages suivants. J’appelle les populations natives d’Algérie, que les Français appelaient indigènes1  , des Algériens. (Jusque dans les années 1 930, on appelait Algériens les colons européens, mais pas les indigènes eux-mêmes.) Ils comprennent à la fois les Arabes et les Berbères. Même si l’on a souvent donné le nom de musulmans aux Algériens, j’ai évité ce terme, sauf quand je me réfère spéciëquement à leuridentité religieuse, car il y a aussi des Algériens juifs et chrétiens. Je désigne les Européens de deux termes, colons*, ou pieds-noirs*, une appellation plus récente. Malgré de nombreuses interprétations, l’origine de cette appellation reste obscure. S’ils sont généralement considérés comme étant d’origine française, les pieds-noirs sont en fait les descendants de Français, d’Espagnols, d’Italiens, de Maltais et d’autres immigrants ; pour la quasi-totalité d’entre eux, ils sont devenus citoyens français et le sont presque tous restés. (Les Juifsalgériens se sont vu accorder la citoyenneté française en 1870, avec la promulgation du décret Crémieux.) J’emploie le terme « Français » pour désigner les citoyens de France qui vivent en métropole ou qui ont été temporairement résidents en Algérie, les oﬃciers de l’armée, par exemple. Faute d’un terme plus approprié, et pour pleinement reconnaître que les harkissont citoyens français, j’utilise le qualiëcatif « français » pour désigner la population européenne.  \nJ’emploie le mot harki, au sens étroit du terme, pour désigner les Algérienset leurs proches qui se sont rangés dans le camp des Français pendant la guerre  \nd’indépendance et ont servi de supplétifs* dans l’armée française. Je suis l’usage des harkis qui désignent leur progéniture, quel que soit son âge, comme des enfants de harkis. Le terme, au moins chez les harkis désireux de préserver leuridentité, inclut aujourd’hui les petits-enfants. Et parfois, suivant là encore l’usage des harkis, je me réfère aux harkis, à leurs enfants et à leurs petitsenfants sous le terme collectif de harkis. L’usage que j’en fais doit généralement être clair, eu égard au contexte. Enën, je me réfère, du moins dans les premières occurrences, aux enfants de harkis qui ont au moins vécu une partiede leur vie dans un camp ou un hameau de forestage où leurs parents étaient logés en les appelant les harkis de la génération charnière, une expression que legénéral Abd-el-Aziz Méliani fut le premier à employer en 1 993. Les harkis decette génération étant au centre de mes recherches, je les ai le plus souvent appelés harkis ou enfants de harkis. Là encore, mon usage en ce sens du termeharki devrait être clair au regard du contexte où il apparaît. Je dois ajouter quel’extension courante du terme harki à tous les Algériens qui travaillaient à un titre ou un autre pour l’armée française m’a conduit à l’utiliser aussi dans cesens élargi quand les individus sur lesquels j’écris en font autant. Lorsque le contexte semble approprié, et reprenant en cela l’usage de l’administration française, je me réfère aux Algériens qui se sont rangés dans le camp des Français et se sont installés ou ont été installés en France en tant que « Français musulmans rapatriés » .  \nUn certain nombre de mots sont couramment utilisés pour désigner les Algé","cbCaisTmPHz6ZhCa","https://ap.wps.com/l/cbCaisTmPHz6ZhCa","pdf",2171053,1,261,"French","fr",114,"# Avertissement\n# Introduction","[{\"question\":\"Pourquoi l’auteur précise-t-il ses choix de termes pour désigner les populations d’Algérie ?\",\"answer\":\"Parce que la classification courante et juridique des populations d’Algérie a été incohérente et changeante durant la colonisation française. 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