[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"doc-detail-37731-fr":3,"doc-seo-37731-114":29},{"code":4,"msg":5,"data":6},0,"success",{"doc_id":7,"user_id":8,"nickname":9,"user_avatar":10,"doc_module":4,"category_id":11,"category_name":12,"doc_title":13,"doc_description":14,"doc_content":15,"file_id":16,"file_url":17,"file_type":18,"file_size":19,"view_count":4,"is_deleted":4,"is_public":20,"is_downloadable":20,"audit_status":20,"page_count":21,"language":22,"language_code":23,"site_id":24,"html_lang":23,"table_of_contents":25,"faqs":26,"seo_title":13,"seo_description":14,"update_tm":27,"read_time":28},37731,7971461740886,"Theodore","https://ap-avatar.wpscdn.com/davatar_3d24733baf745e90a7e4bdd5f77d97b2",59,"Littérature","Le Rouge et le Noir","Ouverture de Le Rouge et le Noir autour de la ville de Verrières et de son maire, M. de Rênal. Le texte décrit le cadre pittoresque, la personnalité ambitieuse et calculée du personnage, ainsi que sa réussite industrielle fondée sur le commerce du fer. L’illustration sociale et morale s’appuie sur des détails concrets, comme l’aménagement de jardins en terrasses, les démarches menées auprès d’un voisin Sorel et les tensions locales qui en découlent. Puis la scène bascule vers la vie familiale du maire.","Texte abrégé© Librairie Générale Française, 2012.  \nCouverture : © Istockphoto/Audrey Kiselev  \nISBN : 978-2-01-323467-2  \nLIVRE PREMIER  \nLa vérité, l’âpre vérité .  \nDANTON.  \n1  \nUne petite ville  \nLa petite ville de Verrières peut passer pour l’une des plus jolies de la Franche-Comté . Ses maisons blanches avec leurs toits pointus de tuiles rougess’étendent sur la pente d’une colline, dont des touffes de vigoureux châtaigniers marquent les moindres sinuosités. Le Doubs coule à quelques centaines de pieds au-dessous de ses fortifications bâties jadis par les Espagnols, et maintenant ruinées.  \nPour peu que le voyageur s’arrête quelques instants dans cette grande rue de Verrières, qui va en montant depuis la rive du Doubs jusque vers le sommet dela colline, il y a cent à parier contre un qu’il verra paraître un grand homme à l’air affairé et important.  \nÀ son aspect tous les chapeaux se lèvent rapidement. Ses cheveux sont grisonnants, et il est vêtu de gris. Il est chevalier de plusieurs ordres, il a un grand front, un nez aquilin, et au total sa figure ne manque pas d’une certainerégularité : on trouve même, au premier aspect, qu’elle réunit à la dignité dumaire de village cette sorte d’agrément qui peut encore se rencontrer avec quarante-huit ou cinquante ans. Mais bientôt le voyageur parisien est choqué d’un certain air de contentement de soi et de suffisance mêlé à je ne sais quoi de borné et de peu inventif. On sent enfin que le talent de cet homme-là se borne à se faire payer bien exactement ce qu’on lui doit, et à payer lui-même le plus tard possible quand il doit.  \nTel est le maire de Verrières, M. de Rênal. Après avoir traversé la rue d’un pas grave, il entre à la mairie et disparaît aux yeux du voyageur. Mais, cent pas plus haut, si celui-ci continue sa promenade, il aperçoit une maison d’assez belle apparence, et, à travers une grille de fer attenante à la maison, des jardins magnifiques. Au delà c’est une ligne d’horizon formée par les collines de la Bourgogne, et qui semble faite à souhait pour le plaisir des yeux.  \nOn lui apprend que cette maison appartient à M. de Rênal. C’est aux bénéficesqu’il a faits sur sa grande fabrique de clous que le maire de Verrières doit cette belle habitation en pierres de taille qu’il achève en ce moment. Sa famille, dit-on, est espagnole, antique, et, à ce qu’on prétend, établie dans le pays bien avant la conquête de Louis XIV.  \nDepuis 1815 il rougit d’être industriel. 1815 l’a fait maire de Verrières. Les murs en terrasse qui soutiennent les diverses parties de ce magnifique jardin  \nqui, d’étage en étage, descend jusqu’au Doubs, sont aussi la récompense de la science de M. de Rênal dans le commerce du fer.  \nNe vous attendez point à trouver en France ces jardins pittoresques qui entourent les villes manufacturières de l’Allemagne, Leipsick, Francfort, Nuremberg, etc. En Franche-Comté, plus on bâtit de murs, plus on hérisse sa propriété de pierres rangées les unes au-dessus des autres, plus on acquiert dedroits aux respects de ses voisins. Les jardins de M. de Rênal, remplis de murs, sont encore admirés parce qu’il a acheté, au poids de l’or, certains petitsmorceaux de terrain qu’ils occupent. Par exemple, cette scie à bois, dont la position singulière sur la rive du Doubs vous a frappé en entrant à Verrières, etoù vous avez remarqué le nom de SOREL, écrit en caractères gigantesques sur une planche qui domine le toit, elle occupait, il y a six ans, l’espace sur lequel on élève en ce moment le mur de la quatrième terrasse des jardins de M. de Rênal.  \nMalgré sa fierté, M. le maire a dû faire bien des démarches auprès du vieux Sorel, paysan dur et entêté ; il a dû lui compter de beaux louis d’or pour obtenir qu’il transportât son usine ailleurs. Quant au ruisseau public qui faisait aller lascie, M. de Rênal, au moyen du crédit dont il jouit à Paris, a obtenu qu’il fûtdétourné . Cette grâce lui vint après les élections de 182*…  \nIl a donné à Sorel quatre arpents pour un, à cin","cbCaifUaXK6ogJAp","https://ap.wps.com/l/cbCaifUaXK6ogJAp","pdf",969669,1,228,"French","fr",114,"# La vérité, l’âpre vérité : Danton\n## Une petite ville\n## Un maire","[{\"question\":\"Pourquoi y a-t-il des tensions avec Sorel ?\",\"answer\":\"Le maire a dû obtenir des concessions auprès du vieux Sorel pour déplacer son usine et détourner un ruisseau. 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