[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"doc-detail-38101-fr":3,"doc-seo-38101-114":29},{"code":4,"msg":5,"data":6},0,"success",{"doc_id":7,"user_id":8,"nickname":9,"user_avatar":10,"doc_module":4,"category_id":11,"category_name":12,"doc_title":13,"doc_description":14,"doc_content":15,"file_id":16,"file_url":17,"file_type":18,"file_size":19,"view_count":4,"is_deleted":4,"is_public":20,"is_downloadable":20,"audit_status":20,"page_count":21,"language":22,"language_code":23,"site_id":24,"html_lang":23,"table_of_contents":25,"faqs":26,"seo_title":13,"seo_description":14,"update_tm":27,"read_time":28},38101,687197207919,"Theodora","https://ap-avatar.wpscdn.com/avatar/a000253d6f5f7c60be?x-image-process=image/resize,m_fixed,w_180,h_180&k=1779446848396160552",58,"Récits & Romans","Le Nabab Tome I","Le Nabab, Tome I d’Alphonse Daudet, propose une réflexion sur la fabrication du roman et sur la manière dont le réel se transforme en fiction. L’avant-texte évoque l’attente du public et les accusations liées à l’existence d’une « clef », défendant l’idée que l’œuvre vise la peinture des mœurs plutôt qu’une identification littérale. Le texte décrit aussi le lien entre souvenirs, observation et inventivité, ainsi que la réception par le public d’un Paris idéalisé.","Le nabab, tome I Daudet, Alphonse, 1840-1897  \nRelease date: 2004-06-01  \nSource: Bebook  \nProduced by Tonya Allen and PG Distributed Proofreaders. This file was produced from images generously made available by the Bibliothèque nationale de France (BnF/Gallica) at [http://gallica.bnf.fr](http://gallica.bnf.fr).  \nOEUVRES  \nDE  \nAlphonse Daudet  \nLe Nabab  \nTome I  \nM DCCC LXXXVII  \n_Il y a cent ans, Le Sage écrivait ceci entête de_ Gil Blas:  \n_«Comme il y a des personnes qui nesauraient lire sans faire des applications des caractères vicieux ou ridicules qu'elles trouvent dans les ouvrages, je déclare à ces lecteurs malins qu'ils auraient tort  \nd'appliquer les portraits qui sont dans le présent livre. J'en fais un aveu publique: je ne me suis proposé que de représenter la vie des hommes telle qu'elle est...»  \nToute distance gardée entre le roman de Le Sage et le mien, c'est une déclaration du même genre que j'aurais désiré mettre à la première page du Nabab, dès sa publication. Plusieurs raisons m'en ontempêché . D'abord, la peur qu'un pareilavertissement n'eût trop l'air d'être jeté en appât au public et de vouloir forcer son attention. Puis, j'étais loin de me douter  \nqu'un livre écrit avec des préoccupations purement littéraires pût acquérir ainsi toutd'un coup cette importance anecdotique et me valoir une telle nuée bourdonnante deréclamations. Jamais, en effet, rien desemblable ne s'est vu. Pas une ligne demon oeuvre, pas un de ses héros, pas même un personnage en silhouette qui nesoit devenu motif à allusions, à protestations. L'auteur a beau se défendre, jurer ses grands dieux que son roman n'a pas de clef, chacun lui en forge au moins une, à l'aide de laquelle il prétend ouvrircette serrure à combinaison. Il faut que tout ces types aient vécu, comment donc! qu'ils vivent encore, identiques de la têteaux pieds... Monpavon est un tel, n'est-ce pas?... La ressemblance de Jenkins est frappante... Celui-ci se fâche d'en être, tel autre de n'en être pas; et cette recherche du scandale aidant, il n'est pas jusqu'à des rencontres de noms, fatales dans le roman  \nmoderne, des indications de rues, des numéros de maisons, choisit au hasard, quin'aient servi à donner une sorte d'identité à des êtres bâtis de mille pièces et endéfinitive absolument imaginaires.  \nL'auteur a trop de modestie pour prendretout ce bruit à son compte. Il sait la part qu'ont eue dans cela les indiscrétionsamicales ou perfides des journaux; et, sans remercier les uns plus qu'il ne convient, sans en vouloir aux autres outre mesure, ilse résigne à sa tapageuse aventure comme à une chose inévitable et tient seulement à honneur d'affirmer, sur vingt ans de travail et de probité littéraires, que cette fois, pas plus que les autres, il n'avait cherché cet élément de succès. En feuilletant ses souvenirs, ce qui est le droit et le devoir de tout romancier, il s'est rappelé un singulier épisode du Paris cosmopolite d'il y a quinze ans. Le romanesque d'une  \nexistence éblouissante et rapide, traversant en météore le ciel parisien, a évidemment servi de cadre au_ Nabab, _ à cette peinture des moeurs de la fin du second empire. Mais autour d'une situation, d'aventures connues, que chacun était en droit d'étudier et de rappeler, quelle fantaisie répandue, que  \nd'inventions, que de broderies, surtout quelle dépense de cette observation continuelle, éparse, presque inconsciente, sans laquelle il ne saurait y avoir  \nd'écrivains d'imagination. D'ailleurs, pour se rendre compte du travail «cristallisant» qui transporte du réel à la fiction, de la vieau roman, les circonstances les plus simples, il suffirait d'ouvrir le_ Moniteur Officiel _de février 1864 et de comparer certaine séance du corps législatif au tableau que j'en donne dans mon livre. Qui aurait pu supposer qu'après tant d'années écoulées ce Paris à la courte mémoire  \nsaurait reconnaître le modèle primitif dans l'idéalisation que le romancier en a faite et qu'il s'élèverait des voix pour accuser  \nd'ingr","cbCaioRj2kPEjISb","https://ap.wps.com/l/cbCaioRj2kPEjISb","pdf",589793,1,527,"French","fr",114,"# Œuvres de Alphonse Daudet\n## Le Nabab, Tome I\n## Préface et défense de la fiction","[{\"question\":\"Comment l’auteur explique-t-il le passage du réel à la fiction ?\",\"answer\":\"Il insiste sur une méthode de « travail cristallisant » : des circonstances simples, saisies par l’observation, se fixent ensuite dans la narration romanesque.\"}]",1783057695,812,{"code":4,"msg":30,"data":31},"ok",{"site_id":24,"language":23,"slug":32,"title":13,"keywords":33,"description":14,"schema_data":34,"social_meta":77,"head_meta":79,"extra_data":81,"updated_unix":27},"le-nabab-volume-i","",{"@graph":35,"@context":76},[36,53,67],{"@type":37,"itemListElement":38},"BreadcrumbList",[39,43,47,50],{"item":40,"name":41,"@type":42,"position":20},"https://docshare.wps.com","Home","ListItem",{"item":44,"name":45,"@type":42,"position":46},"https://docshare.wps.com/fr/document/","Document",2,{"item":48,"name":12,"@type":42,"position":49},"https://docshare.wps.com/fr/document/récits-romans/",3,{"item":51,"name":13,"@type":42,"position":52},"https://docshare.wps.com/fr/document/le-nabab-volume-i/38101/",4,{"url":51,"name":13,"@type":54,"author":55,"headline":13,"publisher":57,"fileFormat":60,"inLanguage":23,"description":14,"dateModified":61,"datePublished":61,"encodingFormat":60,"isAccessibleForFree":62,"interactionStatistic":63},"DigitalDocument",{"name":9,"@type":56},"Person",{"url":40,"name":58,"@type":59},"DocShare","Organization","application/pdf","2026-07-03",true,{"@type":64,"interactionType":65,"userInteractionCount":4},"InteractionCounter",{"@type":66},"ViewAction",{"@type":68,"mainEntity":69},"FAQPage",[70],{"name":71,"@type":72,"acceptedAnswer":73},"Comment l’auteur explique-t-il le passage du réel à la fiction ?","Question",{"text":74,"@type":75},"Il insiste sur une méthode de « travail cristallisant » : des circonstances simples, saisies par l’observation, se fixent ensuite dans la narration romanesque.","Answer","https://schema.org",{"og:url":51,"og:type":78,"og:title":13,"og:site_name":58,"og:description":14},"article",{"robots":80,"canonical":51},"index,follow",{"doc_id":7,"site_id":24}]