[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"doc-detail-37177-fr":3,"doc-seo-37177-114":29},{"code":4,"msg":5,"data":6},0,"success",{"doc_id":7,"user_id":8,"nickname":9,"user_avatar":10,"doc_module":4,"category_id":11,"category_name":12,"doc_title":13,"doc_description":14,"doc_content":15,"file_id":16,"file_url":17,"file_type":18,"file_size":19,"view_count":4,"is_deleted":4,"is_public":20,"is_downloadable":20,"audit_status":20,"page_count":21,"language":22,"language_code":23,"site_id":24,"html_lang":23,"table_of_contents":25,"faqs":26,"seo_title":13,"seo_description":14,"update_tm":27,"read_time":28},37177,549758146520,"Patrick","https://ap-avatar.wpscdn.com/avatar/80002397d8c0411e94?_k=1775819394049821470",59,"Littérature","Le grand dictionnaire de cuisine Alexandre DUMAS","Préface de « Le grand dictionnaire de cuisine » d’Alexandre Dumas consacrée aux mystères de l’appétit et de la gourmandise. Le texte relie les besoins alimentaires à la paresse, distingue l’appétit du sauvage et celui du civilisé, puis développe trois types d’appétits et trois formes de gourmandise. Références mythologiques et antiques (Ève, Proserpine, Saturne, Horace, Lucullus) servent à illustrer péchés, gloutonnerie et friandise, en ancrant la réflexion dans les pratiques de table et la culture gastronomique.","Mai 2001  \nLe grand dictionnaire de  \ncuisine  \nAlexandre DUMAS  \nPour un meilleur confort de lecture, je vous conseille delire ce livre en plein Ècran  \n[CTRL]+L  \n[Le webmaster de Pitbook.com](Le webmaster de Pitbook.com)  \nQuelques mots au lecteur  \nL'homme reÁut de son estomac, en naissant, l'ordre demanger au moins trois fois par jour, pour rÈparer les forces que lui enlËvent le travail et, plus souvent encore, la paresse.  \nComment l'homme est-il nÈ? dans quel climat assez vivifiant et assez nourricier, pour arriver, sans mourir defaim, ‡ l'‚ge o˘ il peut chercher sa nourriture et se la procurer?  \nC'est l‡ le grand mystËre qui a prÈoccupÈ les siËcles passÈs et qui prÈoccupera, selon toute probabilitÈ, lessiËcles ‡ venir. Les plus anciens mythologues le font naÓtre dans l'Inde; et, en effet, l'air tiËde qui s'ÈlËve entre les monts Himalaya et les rivages qui s'Ètendent de la pointe de Ceylan ‡ celle de Malacca indique assez que l‡ fut le berceau du genre humain.  \nD'ailleurs l'Inde n'est-elle point symbolisÈe par une vache? et ce symbole ne veut-il pas dire qu'elle est lanourrice du genre humain? Combien de pauvresHindous, qui ne se sont jamais prÈoccupÈs de ces symboles, ne seseraient-ils pas crus damnÈs s'ils n'Ètaient pas morts en tenant dans leurs mains une queue de vache?  \nMais, quelque part que l'homme soit nÈ, il faut qu'il mange; c'est ‡ la fois la grande prÈoccupation de l'homme sauvage et de l'homme civilisÈ . Seulement, sauvage, il  \nmange par besoin. CivilisÈ, il mange par gourmandise. C'est pour l'homme civilisÈ que nous Ècrivons ce livre;  \nsauvage, il n'a pas besoin d'Ítre excitÈ ‡ l'appÈtit. Il y a trois sortes d'appÈtits:  \n1/Celui que l'on Èprouve ‡ jeun, sensation impÈrieuse qui ne chicane pas sur les mets et qu'au besoin on apaiserait avec un morceau de chair crue aussi bien qu'avec un faisan ou un coq de bruyËre rÙti.  \n2/Celui que l'on ressent lorsque, s'Ètant mis ‡ table sans faim, on a dÈj‡ go˚tÈ d'un plat succulent qui a consacrÈ le proverbe: L'appÈtit vient en mangeant.  \nLe troisiËme appÈtit est celui qu'excite, aprËs le mets succulent venu au milieu du dÓner, un mets dÈlicieux qui paraÓt ‡ la fin du repas, lorsque le convive sobre allait quitter sans regrets la table, o˘ le retient cette derniËre tentation de la sensualitÈ .  \nDeux femmes nous ont donnÈ les premiers exemples dela gourmandise: Eve, en mangeant une pomme dans le Paradis; Proserpine, en mangeant une grenade en enfer. Proserpine ne fit de tort qu'‡ elle. EnlevÈe par Pluton, pendant qu'elle cueillait des fleurs sur les bords de la CyanÈe, et transportÈe en enfer,‡ ses rÈclamations pour remonter sur la terre le Destin rÈpondit: ´Oui, si tu n'as rien mangÈ depuis que tu es en enfer.ª La gourmande avait mangÈ sept grains de grenade. Jupiter, implorÈ par la mËre de Proserpine, CÈrËs, revit l'arrÍt du Destin etdÈcida que, pour satisfaire ‡ la fois la mËre et l'Èpoux, Proserpine resterait six mois sur la terre et six mois  \ndessous. Quant ‡ Eve, sa punition fut plus grave, et elles'Ètendit jusqu'‡ nous, qui n'en pouvons mais.  \nAu reste, de mÍme qu'il y a trois sortes d'appÈtits, il y a trois sortes de gourmandises.  \nIl y a la gourmandise que les thÈologiens ont placÈe au rang des sept pÈchÈs capitaux, celle que Montaigne appelle la science de la gueule. C'est la gourmandise des Trimalcion et des Vitellius. Elle a un superlatif, qui est lagloutonnerie. Le plus grand exemple de gloutonnerie que nous donne l'antiquitÈ est celui de Saturne dÈvorant ses enfants, de peur d'Ítre dÈtrÙnÈ par eux, et avalant,‡ laplace de Jupiter, un pavÈ emmaillotÈ, sans s'apercevoir que c'Ètaitun pavÈ. Nous lui pardonnonspour avoir fourni ‡ Vergniaud cette belle comparaison:  \n´La RÈvolution est comme Saturne: elle dÈvore ses enfants.ª A cÙtÈ de cette gourmandise, qui est celle desestomacs robustes, ily a celle que nous pourrions nommer la gourmandise des esprits dÈlicats: c'est celle que chante Horace et que pratique Lucullus; c'est le besoin qu'Èprouvent ce","cbCaijanRlIX5g0N","https://ap.wps.com/l/cbCaijanRlIX5g0N","pdf",3349591,1,1625,"French","fr",114,"# Quelques mots au lecteur\n## L’origine de l’appétit et du besoin de manger\n## Appétits et gourmandises : catégories et exemples mythologiques\n## Gloutonnerie, friandise et culture de table","[{\"question\":\"Quelle différence le texte établit-il entre l’homme sauvage et l’homme civilisé ?\",\"answer\":\"L’homme sauvage mange par besoin, tandis que l’homme civilisé mange par gourmandise. 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