[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"doc-detail-37683-fr":3,"doc-seo-37683-114":29},{"code":4,"msg":5,"data":6},0,"success",{"doc_id":7,"user_id":8,"nickname":9,"user_avatar":10,"doc_module":4,"category_id":11,"category_name":12,"doc_title":13,"doc_description":14,"doc_content":15,"file_id":16,"file_url":17,"file_type":18,"file_size":19,"view_count":4,"is_deleted":4,"is_public":20,"is_downloadable":20,"audit_status":20,"page_count":21,"language":22,"language_code":23,"site_id":24,"html_lang":23,"table_of_contents":25,"faqs":26,"seo_title":13,"seo_description":14,"update_tm":27,"read_time":28},37683,1099514068035,"Ezra","https://ap-avatar.wpscdn.com/davatar_276721f389ce27ea32af1340a28f341c",64,"Recherche & Rapport","La torture et l’armée pendant la guerre d’Algérie 1954-1962","Étude historique de Raphaëlle Branche sur la torture pratiquée par l’armée française pendant la guerre d’Algérie (1954-1962). L’ouvrage met en perspective l’enchaînement d’une escalade de violence contre les civils en Algérie, l’impact des informations lacunaires diffusées en France au début des années 1990, et la réouverture des archives publiques après l’expiration du délai légal. Il examine aussi l’évolution des débats métropolitains, les témoignages de soldats et de victimes, ainsi que la manière dont récits et représentations ont façonné l’attention portée à ces pratiques.","C O L L E C T I O NF O L I O H I S T O I R E  \nRapha ëlle Branche  \nLa torture et l’armée pendant la guerre d’Al g érie  \n1954-1962  \nNOUVELLE É DIT ION REVUE  \nGallimard  \nHistorienne spécialiste de l’étude des violences en situation coloniale, et plus particulièrement de la guerre d’Algérie, Raphaëlle Branche est professeure d’histoire contemporaine à l’université de Rouen, ainsi que membre du Conseil supérieur des Archives etrédactrice en chef de Vingtième siècle. Revue d’histoire.  \nÀ la mémoire de ma grand-mère Madeleine À la mémoire de Pierre Vidal-Naquet, inlassable traqueur de preuves  \nÀ Stanislas Hutin, témoin de la première heure  \nAvant-propos  \nEn 1992, l’État algérien décida d’interrompre les premières élections législatives pluralistes de son histoire récente. Le succèsprévisible des islamistes était intolérable aux autorités. Le pays bascula alors très rapidement dans une guerre sanglante opposantréseaux et maquis islamistes aux forces de l’ordre. Les civilsalgériens payèrent un lourd tribut à cet affrontement : privations de libertés et disparitions, violences cruelles et deuils imprimèrent durablement leurs marques sur la société . Pendant quelques années arrivèrent ainsi d’Algérie des informations terrifiantesd’une violence tantôt ciblée tantôt aveugle qui toucha directement la France à plusieurs reprises. Dans ces mêmes années, la guerre en ex-Yougoslavie rappela aussi que les basculements étaient partout possibles et que la violence déréglée pouvait toujours surgir.  \nLe livre que vous ouvrez est issu de ce moment. À 1 300 kilomètres d’Alger et 1 300 kilomètres de Sarajevo, l’auteurede ces lignes assistait alors, à distance, comme la plupart des Français, à un déferlement sidérant de violences sur des populations civiles. Les informations étaient lacunaires, les images  \ninégalement présentes, mais la réalité frappait par sa dureté . Ce double choc du début des années 1990 a certainement laissé des traces dans cette recherche.  \nEn 1992 est aussi arrivé à son terme le délai trentenaire fixé par la loi française régissant l’accès aux archives publiques. Dès lors tous les documents publics datés d’avant 1962 sont devenus consultables librement. La période de la guerre d’Algérie était concernée au premier chef par l’expiration de ce délai. Mon premier mouvement fut de me tourner vers ce que les Français demétropole avaient pu savoir de la guerre. Étudiant les manières dont le cinéma l’avait représentée, j’avais été frappée par l’importance du thème de la torture commise par l’armée française : dans les films, qu’ils soient populaires ou d’avant-garde, guerre d’Algérie semblait rimer avec torture. Une fois la censure dela période de la guerre levée, les films évoquaient cette pratique : dans la France des années d’après la guerre, elle paraissaitidentifiée comme une évidence.  \nPendant les événements eux-mêmes, des révélations en avaient fait connaître certains détails à l’opinion publique métropolitaine. Des débats passionnés avaient mis aux prises intellectuels et journalistes, hommes d’Église et hommes d’armée, avocats et écrivains. D’anciens soldats avaient témoigné ; des victimes aussi : personne n’avait pu ignorer qu’en Algérie des militaires français pratiquaient la torture. Cette révélation avait été d’autant plus choquante que la France sortait alors à peine de la Seconde Guerre mondiale et qu’elle pouvait s’enorgueillir de personnalitésrésistantes qui, face au nazisme, avaient subi les sévices de la Gestapo. La référence à la période de l’occupation allemande étaitalors omniprésente. Tous les acteurs du débat l’avaient en tête et  \nnombreux furent ceux qui l’utilisèrent pour comparer, condamnerou justifier les violences accomplies en Algérie.  \nPourtant l’intensité du débat public fut très variable pendant les plus de sept années que durèrent les affrontements pour l’avenir del’Algérie. Lancé dès les premiers mois de la guerre par des articles aux titres sans ambiguïté de François Mauriac et Claude B","cbCaikiQfoAS9Lm0","https://ap.wps.com/l/cbCaikiQfoAS9Lm0","pdf",6015455,1,725,"French","fr",114,"# Avant-propos\n## Contexte : 1992 et retour des violences dans l’espace public\n## Accès aux archives et déplacement du regard vers l’Algérie\n## Débats métropolitains et évolutions de l’émotion publique\n## Cadre administratif et militaire de l’Algérie (1954-1962)","[{\"question\":\"Pourquoi l’auteure relie-t-elle les informations du début des années 1990 à sa recherche sur la guerre d’Algérie ?\",\"answer\":\"Le choc provoqué par un nouvel afflux d’informations sur la violence en Algérie a laissé des traces dans la démarche de recherche. 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