[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"doc-detail-38193-fr":3,"doc-seo-38193-114":29},{"code":4,"msg":5,"data":6},0,"success",{"doc_id":7,"user_id":8,"nickname":9,"user_avatar":10,"doc_module":4,"category_id":11,"category_name":12,"doc_title":13,"doc_description":14,"doc_content":15,"file_id":16,"file_url":17,"file_type":18,"file_size":19,"view_count":4,"is_deleted":4,"is_public":20,"is_downloadable":20,"audit_status":20,"page_count":21,"language":22,"language_code":23,"site_id":24,"html_lang":23,"table_of_contents":25,"faqs":26,"seo_title":13,"seo_description":14,"update_tm":27,"read_time":28},38193,13056703020460,"Valentina","https://ap-avatar.wpscdn.com/avatar/be000253dac470eee5d?_k=1778207105932848923",58,"Récits & Romans","La Main Gauche","« La Main Gauche » de Guy de Maupassant (1889) raconte la rencontre fortuite d’un narrateur avec son ancien camarade Auballe, colon en Algérie, près de Bordj-Ebbaba. Le texte décrit une marche à travers des paysages lumineux et contrastés, entre forêts, vallons, campements arabes et impressions d’ivresse du voyage. À la nuit tombante, perdu, le narrateur sollicite un homme rencontré, retrouve la piste et arrive chez Auballe, où l’accueil et le repas clôturent l’errance.","La Main Gauche Maupassant, Guy de, 1850-1893  \nRelease date: 2004-03-01  \nSource: Bebook  \nGUY DE MAUPASSANT  \nLa Main Gauche  \n1889  \nALLOUMA  \nI  \nUn de mes amis m'avait dit: Si tu passes par hasard aux environs de Bordj-Ebbaba, pendant ton voyage en Algérie, va doncvoir mon ancien camarade Auballe, qui est colon là-bas.  \nJ'avais oublié le nom d'Auballe et le nomd'Ebbaba et je ne songeais guère à ce colon, quand j'arrivai chez lui, par pur hasard. Depuis un mois je rôdais à pied par toute cette région magnifique qui  \ns'étend d'Alger à Cherchell, Orléansville et Tiaret. Elle est en même temps boisée et nue, grande et intime. On rencontre, entre deux monts, des forêts de pins profondes en des vallées étroites où roulent des  \ntorrents en hiver. Des arbres énormes tombés sur le ravin servent de pont aux Arabes, et aussi aux lianes qui s'enroulent aux troncs morts et les parent d'une vie nouvelle. Il y a des creux, et des plisinconnus de montagne, d'une beauté terrifiante, et des bords de ruisselets, platset couverts de lauriers-roses, d'uneinimaginable grâce.  \nMais ce qui m'a laissé au coeur les plus chers souvenirs en cette excursion, ce sont les marches de l'après-midi le long des chemins un peu boisés sur ces ondulations des côtes d'où l'on domine un immense pays onduleux et roux depuis la mer bleuâtre jusqu'à la chaîne de l'Ouarsenis qui porte sur ses faîtes la forêt de cèdres de Teniet-el-Haad.  \nCe jour-là je m'égarai. Je venais de gravirun sommet, d'où j'avais aperçu, au-dessus  \nd'une série de collines, la longue plaine dela Mitidja, puis par derrière, sur la crêted'une autre chaîne, dans un lointain presque invisible, l'étrange monument qu'on nomme le Tombeau de la Chrétienne, sépulture d'une famille de rois de Mauritanie, dit-on. Je redescendais, allant vers le Sud, découvrant devant moi jusqu'aux cimes dressées sur le ciel clair, au seuil du désert, une contrée bosselée, soulevée et fauve, fauve comme si toutes ces collines étaient recouvertes de peaux de lion cousues ensemble. Quelquefois, au milieu d'elles, une bosse plus haute se dressait, pointue et jaune, pareille au dos broussailleux d'un chameau.  \nJ'allais à pas rapides, léger, comme on l'est en suivant les sentiers tortueux sur lespentes d'une montagne. Rien ne pèse, en ces courses alertes dans l'air vif deshauteurs, rien ne pèse, ni le corps, ni le  \ncoeur, ni les pensées, ni même les soucis. Je n'avais plus rien en moi, ce jour-là, detout ce qui écrase et torture notre vie, rien que la joie de cette descente. Au loin,  \nj'apercevais des campements arabes, tentes brunes, pointues, accrochées au sol comme les coquilles de mer sur les rochers, ou bien des gourbis, huttes de branches d'où sortait une fumée grise. Des formes blanches, hommes ou femmes, erraient autour à pas lents; et les clochettes des troupeaux tintaient vaguement dans l'air du soir.  \nLes arbousiers sur ma route sepenchaient, étrangement chargés de leurs fruits de pourpre qu'ils répandaient dans le chemin. Ils avaient l'air d'arbres martyrs d'où coulait une sueur sanglante, car au bout de chaque branchette pendait unegraine rouge comme une goutte de sang.  \nLe sol, autour d'eux, était couvert de cettepluie suppliciale, et le pied écrasant les arbouses laissait par terre des traces demeurtre. Parfois, d'un bond, en passant, je cueillais les plus mûres pour les manger.  \nTous les vallons à présent seremplissaient d'une vapeur blonde qui  \ns'élevait lentement comme la buée des flancs d'un boeuf; et sur la chaîne des monts qui fermaient l'horizon, à la frontièredu Sahara flamboyait un ciel de Missel. De longues traînées d'or alternaient avec destraînées de sang--encore du sang! du sanget de l'or, toute l'histoire humaine--et parfois entre elles s'ouvrait une trouéemince sur un azur verdâtre, infiniment lointain comme le rêve.  \nOh! que j'étais loin, que j'étais loin detoutes les choses et de toutes les gens donton s'occupe autour des boulevards, loin de  \nmoi-même aussi, devenu une sorte d'êtr","cbCaibVSjcTXxyWQ","https://ap.wps.com/l/cbCaibVSjcTXxyWQ","pdf",342513,1,323,"French","fr",114,"# I\n## Voyage et égarement\n## Rencontre à la nuit et arrivée chez Auballe","[{\"question\":\"Quel événement déclenche le voyage du narrateur en Algérie ?\",\"answer\":\"Un ami lui apprend qu’il peut voir Auballe, ancien camarade devenu colon près de Bordj-Ebbaba, et le narrateur s’y rend lorsqu’il passe dans la région.\"},{\"question\":\"Comment le narrateur décrit-il sa course dans le paysage ?\",\"answer\":\"Il évoque une marche rapide et légère, où le corps et l’esprit semblent soulagés, au milieu de vallons, d’arbres, de campements et de l’atmosphère du soir.\"},{\"question\":\"Que se passe-t-il lorsque le narrateur se perd ?\",\"answer\":\"À la tombée de la nuit, il ne voit plus que la montagne et finit par demander son chemin à un Arabe, reconnaissant ensuite Bordj-Ebbaba et en suivant l’homme jusqu’à une maison.\"}]",1783058532,497,{"code":4,"msg":30,"data":31},"ok",{"site_id":24,"language":23,"slug":32,"title":13,"keywords":33,"description":14,"schema_data":34,"social_meta":85,"head_meta":87,"extra_data":89,"updated_unix":27},"la-main-gauche","",{"@graph":35,"@context":84},[36,53,67],{"@type":37,"itemListElement":38},"BreadcrumbList",[39,43,47,50],{"item":40,"name":41,"@type":42,"position":20},"https://docshare.wps.com","Home","ListItem",{"item":44,"name":45,"@type":42,"position":46},"https://docshare.wps.com/fr/document/","Document",2,{"item":48,"name":12,"@type":42,"position":49},"https://docshare.wps.com/fr/document/récits-romans/",3,{"item":51,"name":13,"@type":42,"position":52},"https://docshare.wps.com/fr/document/la-main-gauche/38193/",4,{"url":51,"name":13,"@type":54,"author":55,"headline":13,"publisher":57,"fileFormat":60,"inLanguage":23,"description":14,"dateModified":61,"datePublished":61,"encodingFormat":60,"isAccessibleForFree":62,"interactionStatistic":63},"DigitalDocument",{"name":9,"@type":56},"Person",{"url":40,"name":58,"@type":59},"DocShare","Organization","application/pdf","2026-07-03",true,{"@type":64,"interactionType":65,"userInteractionCount":4},"InteractionCounter",{"@type":66},"ViewAction",{"@type":68,"mainEntity":69},"FAQPage",[70,76,80],{"name":71,"@type":72,"acceptedAnswer":73},"Quel événement déclenche le voyage du narrateur en Algérie ?","Question",{"text":74,"@type":75},"Un ami lui apprend qu’il peut voir Auballe, ancien camarade devenu colon près de Bordj-Ebbaba, et le narrateur s’y rend lorsqu’il passe dans la région.","Answer",{"name":77,"@type":72,"acceptedAnswer":78},"Comment le narrateur décrit-il sa course dans le paysage ?",{"text":79,"@type":75},"Il évoque une marche rapide et légère, où le corps et l’esprit semblent soulagés, au milieu de vallons, d’arbres, de campements et de l’atmosphère du soir.",{"name":81,"@type":72,"acceptedAnswer":82},"Que se passe-t-il lorsque le narrateur se perd ?",{"text":83,"@type":75},"À la tombée de la nuit, il ne voit plus que la montagne et finit par demander son chemin à un Arabe, reconnaissant ensuite Bordj-Ebbaba et en suivant l’homme jusqu’à une maison.","https://schema.org",{"og:url":51,"og:type":86,"og:title":13,"og:site_name":58,"og:description":14},"article",{"robots":88,"canonical":51},"index,follow",{"doc_id":7,"site_id":24}]