[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"doc-detail-37662-fr":3,"doc-seo-37662-114":29},{"code":4,"msg":5,"data":6},0,"success",{"doc_id":7,"user_id":8,"nickname":9,"user_avatar":10,"doc_module":4,"category_id":11,"category_name":12,"doc_title":13,"doc_description":14,"doc_content":15,"file_id":16,"file_url":17,"file_type":18,"file_size":19,"view_count":4,"is_deleted":4,"is_public":20,"is_downloadable":20,"audit_status":20,"page_count":21,"language":22,"language_code":23,"site_id":24,"html_lang":23,"table_of_contents":25,"faqs":26,"seo_title":13,"seo_description":14,"update_tm":27,"read_time":28},37662,8796095461610,"Oliver","https://ap-avatar.wpscdn.com/davatar_276721f389ce27ea32af1340a28f341c",58,"Récits & Romans","La fable des abeilles","Bernard Mandeville présente, dans une fable allégorique, l’organisation d’une ruche où règnent des “rois” soumis aux lois tout en révélant l’inconstance et l’insatisfaction des habitants. Les abeilles reproduisent les pratiques humaines à petite échelle : industrie, métiers et mécanismes de pouvoir. La prospérité de la communauté coexiste avec des inégalités : certains tirent des gains considérables tandis que d’autres travaillent durement, ou occupent des fonctions obscures. Le texte développe ainsi une critique des comportements sociaux, suggérant que les vices privés peuvent produire des vertus publiques.","Bernard Mandeville  \nLa fable des abeilles  \nsuivi de Recherches sur l’origine de la vertu morale  \nLa fable des abeilles Introduction  \nRecherches sur l’origine de la vertu morale  \nBernard MANDEVILLE  \nTraduction : Jean BERTRAND  \nParis, janvier 2011 Institut Coppet [www.institutcoppet.org](www.institutcoppet.org)  \nCette œuvre est diffusée sous licence Creative Commons  \nLa fable des abeilles  \nou Les vices privés font les vertus publiques  \nLa ruche murmurante ou les fripons devenus honnêtes gens 1  \nUn nombreux essaim d’abeilles habitait une ruche spacieuse. Là, dans une heureuse abondance, elles vivaient tranquilles. Ces mouches, célèbres par leurs lois, ne l’étaient pas moins par le succès de leurs armes, et par la manière dontelles se multipliaient. Leur domicile était un séminaire parfait de science etd’industrie. Jamais abeilles ne vécurent sous un plus sage gouvernement : cependant, jamais il n’y en eut de plus inconstantes et de moins satisfaites. Ellesn’étaient, ni les malheureuses esclaves d’une dure tyrannie, ni exposées aux cruelsdésordres de la féroce démocratie. Elles étaient conduites par des rois qui ne pouvaient errer, parce que leur pouvoir était sagement borné par les lois.  \nCes insectes, imitant tout ce qui se fait à la ville, à l’armée ou au barreau, vivaient parfaitement comme les hommes et exécutaient, quoiqu’en petit, toutes leurs actions. Les merveilleux ouvrages opérés par l’adresse incomparable de leurs petits membres, échappaient à la faible vue des humains : cependant il n’est parmi nous, ni machine, ni ouvriers, ni métiers, ni vaisseaux, ni citadelles, ni armes, ni artisans, ni ruses, ni science, ni boutiques, ni instruments, en un mot, il n’y a riende tout ce qui se voit parmi les hommes dont ces animaux industrieux ne seservissent aussi. Comme donc leur langage nous est inconnu, nous ne pouvons parler de ce qui les concerne qu’en employant nos expressions. L’on convient assez généralement qu’entre autres choses dignes d’être remarquées, ces animaux ne connaissaient point l’usage des cornets ni des dés ; mais puisqu’ils avaient des  \n1 Londres : Aux dépens de la Compagnie, 1740 Traduction de Jean Bertrand.  \nrois, et par conséquent des gardes, on peut naturellement présumer qu’ilsconnaissaient quelque espèce de jeux. Vit-on en effet jamais d’officiers et de soldats qui s’abstinssent de cet amusement ?  \nLa fertile ruche était remplie d’une multitude prodigieuse d’habitants, dont le grand nombre contribuait même à la prospérité commune. Des millions étaientoccupés à satisfaire la vanité et l’ambition d’autres abeilles, qui étaient uniquement employées à consumer les travaux des premières. Malgré une si grande quantité d’ouvriers, les désirs de ces abeilles n’étaient pas satisfaits. Tantd’ouvriers, tant de travaux, pouvaient à peine fournir au luxe de la moitié de la nation.  \nQuelques-uns, avec de grands fonds et très peu de peines, faisaient des gains très considérables. D’autres, condamnés à manier la faux et la bêche, ne gagnaientleur vie qu’à la sueur de leur visage et en épuisant leurs forces par les occupations les plus pénibles. L’on en voyait cependant d’autres qui s’adonnaient à des emplois tout mystérieux, qui ne demandaient ni apprentissage, ni fonds, ni soins.  \nTels étaient les chevaliers d’industrie, les parasites, les courtiers d’amour, les joueurs, les filous, les faux-monnayeurs, les empiriques, les devins et, en général tous ceux qui haïssant la lumière tournaient par de sourdes pratiques à leuravantage, le travail de leurs voisins ? qui incapables eux-mêmes de tromper étaient moins défiants. On appelait ces gens-là des fripons : mais ceux dont l’industrie était plus respectée, quoique dans le fond peu différents des premiers, recevaient un nom plus honorable. Les artisans de chaque profession, tous ceux qui exerçaient quelque emploi, ou quelque charge, avaient quelque espèce de friponnerie qui leur était propre. C’était les subtilités de l’art, et les tours de bâton.  \nComm","cbCaiqqoEoaNawS3","https://ap.wps.com/l/cbCaiqqoEoaNawS3","pdf",460646,1,28,"French","fr",114,"# La ruche et son gouvernement\n## L’imitation des pratiques humaines\n## Travail, vanité et prospérité\n## Fripons, métiers et usage des lois\n## Médecins et rapports à la réputation","[{\"question\":\"Quel est le cadre de l’histoire présenté par Mandeville ?\",\"answer\":\"Le récit se déroule dans une ruche où vivent de nombreuses abeilles, organisées par des “rois” dont le pouvoir est limité par les lois. 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