[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"doc-detail-37314-fr":3,"doc-seo-37314-114":29},{"code":4,"msg":5,"data":6},0,"success",{"doc_id":7,"user_id":8,"nickname":9,"user_avatar":10,"doc_module":4,"category_id":11,"category_name":12,"doc_title":13,"doc_description":14,"doc_content":15,"file_id":16,"file_url":17,"file_type":18,"file_size":19,"view_count":4,"is_deleted":4,"is_public":20,"is_downloadable":20,"audit_status":20,"page_count":21,"language":22,"language_code":23,"site_id":24,"html_lang":23,"table_of_contents":25,"faqs":26,"seo_title":13,"seo_description":14,"update_tm":27,"read_time":28},37314,1649267921044,"Ava Thompson","https://us-avatar.wpscdn.com/avatar/1800007509477c92dfb?_k=1782875107921204101",59,"Littérature","La Critique littéraire au XXème siècle : Jean-Yves Tadié (Fiche pédagogique)","La fiche pédagogique présente l’idée que, au XXème siècle, la critique tend à égaler l’œuvre d’art et devient une part intégrante du texte, prolongeant l’interprétation et installant un espace de résonance. Elle distingue le journalisme littéraire des « professeurs », plus précis et documenté, appuyé sur les sciences humaines. L’analyse expose ensuite la méthode formaliste russe : formalismes, littérarité, procédés, étude de la poésie et de la prose (thème, fable/sujet, motivation, rythme).","La Critique littéraire au XXème siècle, Jean-Yves Tadié  \nIntroduction Le phare d’Alexandrie  \nAu XXème siècle, la critique se veut l’égale de l’œuvre d’art. Celle-ci a éclaté et l’interprétation devientune partie du texte. Les textes appartiennent à la critique plus qu’à l’écrivain.  \nLes critiques sont souvent des écrivains qui expriment leur esthétique, ou qui révèlent d’autres auteurs méconnus (Malraux avec Faulkner) . La critique des artistes est une œuvre d’art, elle est sensible. La critique appartient à l’œuvre qu’elle prolonge, elle est un espace de résonance.  \nLa critique parlée (des journalistes) parle de centaines d’ouvrages du présent : écriture rapide, faire des paris, pas d’analyse profonde. C’est le journalisme littéraire qui participe à la vie littéraire.  \nLa critique qui fait l’objet de ce livre est celle des « professeurs » : plus précise, mieux documentée, garde le passé, plus scientifique, enrichie des sciences humaines (psychanalyse, sociologie etc.) .  \nI. Les formalistes russes  \nÉcole née pendant la Première Guerre, interrompue en 1930, connue en Europe occidentale seulement en 1955 (Russian Formalism, Victor Erlich) et 1965 ( Théorie de la littérature, Tzvetan Todorov). L’œuvre de Propp et de Jakobson est au même moment divulguée.  \nHiver 1914-1915 : des étudiants fondent le Cercle linguistique de Moscou.  \n1917 : « Société d’étude du Langage poétique » (critiques, poètes comme Maïakovski, Pasternak, Mandelstam) Tout ceci est une réaction pour le formalisme contre le subjectivisme et le symbolisme. En 1932, un décret officiel interdit tout groupe littéraire…  \nLa théorie de la méthodeformelle  \nEikhenbaum en 1925 : c’est une « science autonome ayant pour objet la littérature considérée comme série spécifique de faits » . Elle rompt avec l’esthétique, la science du Beau, la philosophie, la psychologie etc. Jakobson en 1921 : « l’objet de la science littéraire n’est pas la littérature mais la « littérarité », c’est-à-dire ce qui fait d’une œuvre donnée une œuvre littéraire » . rupture avec l’Histoire et orientent les études vers la linguistique. Elle s’attache au cours de sa première période à distinguer la langue poétique de la langue quotidienne.  \nUne deuxième période plus concrète : l’étude des sons du vers mène à une théorie du vers. Pour la prose, lesujet est redéfini comme un élément de l’élaboration de l’œuvre et non plus son thème central. Rien n’est figé, ce n’est pas une classification.  \nLes travaux sur le vers progressent. Ils s’intéressent à l’évolution littéraire.  \nMoments principaux de cette méthode selon Eikhenbaum:  \n- de l’opposition initiale entre poétique et langue quotidienne vers une différenciation des fonctions de la langue quotidienne et une délimitation de la langue poétique et de la langue émotionnelle. (poétique + rhétorique) .  \n- De la notion de forme à celle de procédé puis de fonction.  \n- Du rythme opposé au mètre, jusqu’au vers comme forme particulière du discours, ayant ses proprestraits linguistiques.  \n- Du sujet comme construction, au matériau comme « motivation », élément dépendant de la construction.  \n- L’analyse du procédé conduit à l’évolution des formes, à la mise en question de l’histoire littéraire.  \nL’analyse de la prose : TOMACHEVSKI  \nDans un texte de 1925 tiré de sa Théorie de la littérature, il traite du choix du thème, des rapports fable-sujet, dela motivation, du héros, de la vie des procédés et des genres littéraires.  \nL’idée, le thème , unit les phrases en une construction. Le choix du thème dépend de l’accueil du lecteur (l’écrivain y pense toujours même inconsciemment), il faut donc qu’il soit intéressant mais les œuvres d’actualité ne survivent pas à un intérêt temporaire tandis que les thèmes universels demeurent semblables…à l’intérêts’ajoute « l’attention » : la sympathie ou l’antipathie de l’auteur s’incarne dans ses personn ages qui orientent les émotions du lecteur.  \nLe rapport fable-sujet  \nLe thème est constitué de « petits élément","cbCaihKtYAyhmZGA","https://ap.wps.com/l/cbCaihKtYAyhmZGA","pdf",30229,1,7,"French","fr",114,"# Introduction\n## Critique et interprétation au XXème siècle\n# La critique des « professeurs »\n# Les formalistes russes\n## Naissance et étapes\n## Méthode formaliste : Eikhenbaum et Jakobson\n# Analyse de la prose\n## Tomachevski : thème, fable et sujet, motivation\n# Chklovski et la « forme pure »\n# Tynianov : évolution littéraire et système","[{\"question\":\"Quelle place la critique occupe-t-elle dans l’œuvre au XXème siècle ?\",\"answer\":\"La critique se veut l’égale de l’œuvre d’art : l’éclatement de l’œuvre transforme l’interprétation en partie du texte. 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