[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"doc-detail-37440-fr":3,"doc-seo-37440-114":29},{"code":4,"msg":5,"data":6},0,"success",{"doc_id":7,"user_id":8,"nickname":9,"user_avatar":10,"doc_module":4,"category_id":11,"category_name":12,"doc_title":13,"doc_description":14,"doc_content":15,"file_id":16,"file_url":17,"file_type":18,"file_size":19,"view_count":4,"is_deleted":4,"is_public":20,"is_downloadable":20,"audit_status":20,"page_count":21,"language":22,"language_code":23,"site_id":24,"html_lang":23,"table_of_contents":25,"faqs":26,"seo_title":13,"seo_description":14,"update_tm":27,"read_time":28},37440,549758252649,"Ivy","https://ap-avatar.wpscdn.com/avatar/8000253669c5317157?_k=1778319167496531819",59,"Littérature","Gustave Flaubert Correspondance 1850 1854","Recueil épistolaire de Gustave Flaubert pour les années 1850 à 1854, centré ici sur une lettre du 6 octobre 1850. Le texte évoque le plaisir de recevoir des nouvelles, des familiarités littéraires et mondaines, les comportements de l’entourage (jeunes écrivains, fréquentations), et des réflexions sur la bêtise humaine assimilée à une force indestructible. Le narrateur raconte aussi un voyage de Beyrouth à Constantinople, des rencontres en Orient, ainsi que des observations de vie quotidienne et de conditions météorologiques.","GUSTAVE FLAUBERT  \nCORRESPONDANCE  \nDEUXIÈME SÉRIE  \n(1850-1854)  \nPARIS  \nG. CHARPENTIER ET Cie, ÉDITEURS  \n11, RUE D E GRENELLE, 11  \nCORRESPONDANCE  \nDE  \nGUSTAVE FLAUBERT  \n1850  \nA Parain.  \nDe la Quarantaine de Rhodes. Dimanche 6 octobre 1850.  \nVous avez bien tort, mon vieux solide, de ne pas m’écrire plus souvent, car je vous assure que vos lettres sont pour moide vraies parties de plaisir. La dernière m’a fait bien rire, et ce que vous me dites de toutes vos connaissances ne m’a pas médiocrement amusé . Il y aurait là-dessus de quoi causer longuement au coin du feu, le nez sous le manteau de la cheminée et les pieds dans nos pantoufles. C’est ce que je me  \npromets bien de faire à mon retour. Quelle bosse de soufflet nous nous donnerons ! Il faudra lui faire ajouter un ressort.  \nIl parait que le jeune Bouilhet se livre un peu à l’immoralité en mon absence. Vous le voyez trop souvent. C’est vous qui démoralisez ce jeune homme. Si j’étais samère, je lui interdirais votre société . Il n’y a rien de pire pour la jeunesse que la fréquentation des vieillards débauchés. Néanmoins, continuez, mes bons vieux, à boire le petit verre à ma santé quand vous vous trouvez ensemble. Pochardez-vous même en mon honneur. Je vous excuse d’avance. Quant à l’Hôtel-Dieu, ça ne va pas fort, dit-on, avec le nouveau ménage. Il n’y a là-dedans rien qui m’étonne. Quel bonheur cesera pour moi de voir de mes yeux ce jeune homme établi et père de famille ! La maison ne périra donc pas, il y aura unrejeton qui fleurira dans le comptoir. Les laines s’en réjouirontet les registres auront un maître. Avez-vous réfléchi quelquefois, cher vieux compagnon, à toute la sérénité desimbéciles ? La bêtise est quelque chose d’inébranlable, rien nel’attaque sans se briser contre elle. Elle est de la nature du granit, dure et résistante. A Alexandrie, un certain Thompson, de Sunderland, a, sur la colonne de Pompée, écrit son nom en lettres de six pieds de haut. Cela se lit à un quart de lieue de distance. Il n’y a pas moyen de voir la colonne sans voir le nom de Thompson, et par conséquent sans penser à Thompson. Ce crétin s’est incorporé au monument et leperpétue avec lui. Que dis-je ? Il l’écrase par la splendeur deses lettres gigantesques. N’est-ce pas très fort de forcer les voyageurs futurs à penser à soi et à se souvenir de vous ? Tousles imbéciles sont plus ou moins des Thompson de Sunderland. Combien dans la vie n’en rencontre-t-on pas à ses plus belles places et sur ses angles les plus purs ? Et puis c’est qu’ils nous enfoncent toujours ; ils sont si nombreux, ils sont si heureux, ils reviennent si souvent, ils ont si bonne santé ! En voyage on en rencontre beaucoup, et déjà nous en avons dans notre souvenir une jolie collection, mais comme ils passent  \nvite, ils amusent. Ce n’est pas comme dans la vie ordinaire où ils finissent par vous rendre féroce.  \nNous sommes venus ici de Beyrouth sur le bateau à vapeur autrichien avec Hartim-Bey, ex-premier ministre d’AbbasPacha. C’est une de nos anciennes connaissances d’Égypte que nous avons renouée dimanche dernier, au dîner du Consul général. Il a fui à temps d’Alexandrie ; on venait pour l’empoigner de force de la part du Pacha, qui probablementallait lui faire prendre quelque funeste tasse de café . Il s’estréfugié à bord du paquebot français pour Beyrouth, et de Beyrouth il gagne Constantinople, où il va aller dénoncer son maître et tâcher de le faire sauter, ce qui est possible. Pendant trois jours passés ensemble à bord, nous avons beaucoup causé, ou plutôt il nous a beaucoup parlé, nous flairant gens de plume, et que par la suite nous pourrions lui être utiles, et puis peut-être aussi parce que nous sommes des particuliers trèsaimables. Rien n’est plus respecté en Orient que l’homme maniant la plume. Effendi (homme qui sait lire) est un titred’honneur. Maxime en ce moment rédige sur cette affaire un bout de note pour Paris ; c’est une nouvelle politique assez grave. Quant à moi, je deviens paresseux co","cbCaihwquKG6ueOH","https://ap.wps.com/l/cbCaihwquKG6ueOH","pdf",8678446,1,366,"French","fr",114,"# Correspondance de Gustave Flaubert\n## Lettre du 6 octobre 1850","[{\"question\":\"Quel reproche Flaubert fait-il à son correspondant concernant l’envoi des lettres ?\",\"answer\":\"Il lui reproche de ne pas écrire assez souvent et affirme que ses lettres lui procurent un véritable plaisir.\"},{\"question\":\"Quelle réflexion Flaubert développe-t-il sur la bêtise ?\",\"answer\":\"Il soutient que la bêtise est inébranlable, de nature presque granitique, et donne l’exemple d’un nom gravé sur une colonne à Alexandrie qui oblige les voyageurs à penser à cet imbécile.\"},{\"question\":\"Que raconte Flaubert à propos de son déplacement après Beyrouth ?\",\"answer\":\"Il explique qu’ils ont quitté Beyrouth sur un vapeur autrichien, puis évoque les échanges et rencontres à bord avant l’arrivée à Constantinople.\"}]",1783072486,564,{"code":4,"msg":30,"data":31},"ok",{"site_id":24,"language":23,"slug":32,"title":13,"keywords":33,"description":14,"schema_data":34,"social_meta":85,"head_meta":87,"extra_data":89,"updated_unix":90},"gustave-flaubert-correspondance-1850-1854","",{"@graph":35,"@context":84},[36,53,67],{"@type":37,"itemListElement":38},"BreadcrumbList",[39,43,47,50],{"item":40,"name":41,"@type":42,"position":20},"https://docshare.wps.com","Home","ListItem",{"item":44,"name":45,"@type":42,"position":46},"https://docshare.wps.com/fr/document/","Document",2,{"item":48,"name":12,"@type":42,"position":49},"https://docshare.wps.com/fr/document/littérature/",3,{"item":51,"name":13,"@type":42,"position":52},"https://docshare.wps.com/fr/document/gustave-flaubert-correspondance-1850-1854/37440/",4,{"url":51,"name":13,"@type":54,"author":55,"headline":13,"publisher":57,"fileFormat":60,"inLanguage":23,"description":14,"dateModified":61,"datePublished":61,"encodingFormat":60,"isAccessibleForFree":62,"interactionStatistic":63},"DigitalDocument",{"name":9,"@type":56},"Person",{"url":40,"name":58,"@type":59},"DocShare","Organization","application/pdf","2026-07-03",true,{"@type":64,"interactionType":65,"userInteractionCount":4},"InteractionCounter",{"@type":66},"ViewAction",{"@type":68,"mainEntity":69},"FAQPage",[70,76,80],{"name":71,"@type":72,"acceptedAnswer":73},"Quel reproche Flaubert fait-il à son correspondant concernant l’envoi des lettres ?","Question",{"text":74,"@type":75},"Il lui reproche de ne pas écrire assez souvent et affirme que ses lettres lui procurent un véritable plaisir.","Answer",{"name":77,"@type":72,"acceptedAnswer":78},"Quelle réflexion Flaubert développe-t-il sur la bêtise ?",{"text":79,"@type":75},"Il soutient que la bêtise est inébranlable, de nature presque granitique, et donne l’exemple d’un nom gravé sur une colonne à Alexandrie qui oblige les voyageurs à penser à cet imbécile.",{"name":81,"@type":72,"acceptedAnswer":82},"Que raconte Flaubert à propos de son déplacement après Beyrouth ?",{"text":83,"@type":75},"Il explique qu’ils ont quitté Beyrouth sur un vapeur autrichien, puis évoque les échanges et rencontres à bord avant l’arrivée à Constantinople.","https://schema.org",{"og:url":51,"og:type":86,"og:title":13,"og:site_name":58,"og:description":14},"article",{"robots":88,"canonical":51},"index,follow",{"doc_id":7,"site_id":24},1783051742]