[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"doc-detail-42301-fr":3,"doc-seo-42301-114":30,"detail-sidebar-cat-0-fr-114":91},{"code":4,"msg":5,"data":6},0,"success",{"doc_id":7,"user_id":8,"nickname":9,"user_avatar":10,"doc_module":4,"category_id":11,"category_name":12,"doc_title":13,"doc_description":14,"doc_content":15,"file_id":16,"file_url":17,"file_type":18,"file_size":19,"view_count":20,"is_deleted":4,"is_public":21,"is_downloadable":21,"audit_status":21,"page_count":22,"language":23,"language_code":24,"site_id":25,"html_lang":24,"table_of_contents":26,"faqs":27,"seo_title":13,"seo_description":14,"update_tm":28,"read_time":29},42301,1374391974585,"Genevieve","https://ap-avatar.wpscdn.com/davatar_276721f389ce27ea32af1340a28f341c",58,"Récits & Romans","Germinal","Texte littéraire en français consacré à l’ouverture de Germinal : un jeune ouvrier, Étienne Lantier, chemine dans la plaine glacée vers Montsou, guidé par l’espoir que le jour atténuera le froid. Arrivé près d’une fosse d’exploitation, il rencontre des travailleurs autour des feux de houille. Le dialogue révèle la rareté du travail et la réalité brutale du coron. Étienne observe l’organisation des installations, l’ambiance nocturne et l’atmosphère oppressante de l’usine.","Première partie  \nI  \nDans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d’une obscurité et d’une épaisseur d’encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves. Devant lui, il ne voyait même pas le sol noir, et il n’avait la sensation de l’immense horizon plat que par les souffles du vent de mars, des rafales larges comme sur une mer, glacées d’avoir balayé des lieues de marais et de terres nues. Aucune ombre d’arbre ne tachait le ciel, le pavé se déroulait avec la rectitude d’une jetée, au milieu de l’embrun aveuglantdes ténèbres.  \nL’homme était parti de Marchiennes vers deux heures. Il marchait d’un pas allongé, grelottant sous le coton aminci de sa veste et de son pantalon de velours. Un petit paquet, noué dans un mouchoir à carreaux, le gênait beaucoup ; et il le serrait contre ses flancs, tantôt d’un coude, tantôt del’autre, pour glisser au fond de ses poches les deux mains à la fois, des mains gourdes que les lanières du vent d’est faisaient saigner. Une seule idée occupait sa tête vide d’ouvrier sans travail et sans gîte, l’espoir que le froid serait moins vif après le lever du jour. Depuis une heure, il avançait ainsi, lorsque sur la gauche, à deux kilomètres de Montsou, il aperçut des feux rouges, trois brasiers brûlant au plein air, et comme suspendus. D’abord, il hésita, pris de crainte ; puis, il ne put résister au besoin douloureux de se chauffer un instant les mains.  \nUn chemin creux s’enfonçait. Tout disparut. L’homme avait à droite unepalissade, quelque mur de grosses planches fermant une voie ferrée ; tandis qu’un talus d’herbe s’élevait à gauche, surmonté de pignons confus, d’une vision de village aux toitures basses et uniformes. Il fit environ deux cents pas. Brusquement, à un coude du chemin, les feux reparurent près de lui, sans qu’il comprit davantage comment ils brûlaient si haut dans le ciel mort, pareils à des lunes fumeuses. Mais, au ras du sol, un autre spectacle venait de l’arrêter. C’était une masse lourde, un tas écrasé de constructions, d’où se dressait la silhouette d’une cheminée d’usine ; de rares lueurs sortaient des fenêtres encrassées, cinq ou six lanternestristes étaient pendues dehors, à des charpentes dont les bois noircis alignaient vaguement des profils de tréteaux gigantesques ; et, de cette apparition fantastique, noyée de nuit et de fumée,  \nune seule voix montait, la respiration grosse et longue d’un échappement devapeur, qu’on ne voyait point.  \nAlors, l’homme reconnut une fosse. Il fut repris de honte : à quoi bon ? il n’y aurait pas de travail. Au lieu de se diriger vers les bâtiments, il se risqua enfin à gravir le terri, sur lequel brûlaient les trois feux de houille, dans descorbeilles de fonte, pour éclairer et réchauffer la besogne. Les ouvriers de la coupe à terre avaient dû travailler tard, on sortait encore les déblais inutiles. Maintenant, il entendait les moulineurs pousser les trains sur les tréteaux, il distinguait des ombres vivantes culbutant les berlines, près de chaque feu.  \n– Bonjour, dit-il en s’approchant d’une des corbeilles.  \nTournant le dos au brasier, le charretier était debout, un vieillard vêtud’un tricot de laine violette, coiffé d’une casquette en poil de lapin ; pendant que son cheval, un gros cheval jaune, attendait, dans une immobilité de pierre, qu’on eûtvidé les six berlines montées par lui. Le manœuvre employé au culbuteur, un gaillard roux et efflanqué, ne se pressait guère, pesait sur lelevier d’une main endormie. Et, là-haut, le vent redoublait, une bise glaciale, dont les grandes haleines régulières passaient comme des coups de faux.  \n– Bonjour, répondit le vieux.  \nUn silence se fit. L’homme, qui se sentait regardé d’un œil méfiant, dit son nom tout de suite.  \n– Je me nomme Étienne Lantier, je suis machineur… Il n’y a pas de travail ici ?  \nLes flammes l’éclairaient, il devait avoir vingt-et-un ans, très brun, joli homme, l’air fort malgré ","cbCaibnWUYsCuV7D","https://ap.wps.com/l/cbCaibnWUYsCuV7D","pdf",1498944,4,1,373,"French","fr",114,"# Première partie\n## Marche dans la plaine\n## Approche de la fosse\n## Rencontre au brasier\n## Dialogue sur le travail","[{\"question\":\"Qui est Étienne Lantier et que cherche-t-il au début du récit ?\",\"answer\":\"Étienne Lantier est un jeune machineur. 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