[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"doc-detail-41138-fr":3,"doc-seo-41138-114":30,"detail-sidebar-cat-0-fr-114":83},{"code":4,"msg":5,"data":6},0,"success",{"doc_id":7,"user_id":8,"nickname":9,"user_avatar":10,"doc_module":4,"category_id":11,"category_name":12,"doc_title":13,"doc_description":14,"doc_content":15,"file_id":16,"file_url":17,"file_type":18,"file_size":19,"view_count":20,"is_deleted":4,"is_public":21,"is_downloadable":21,"audit_status":21,"page_count":22,"language":23,"language_code":24,"site_id":25,"html_lang":24,"table_of_contents":26,"faqs":27,"seo_title":13,"seo_description":14,"update_tm":28,"read_time":29},41138,4398048949847,"Eliana","https://ap-avatar.wpscdn.com/avatar/400002536579ef2da7f?_k=1778318612642679267",59,"Littérature","Francois Jost Le culte du banal De Duchamp à la télé-réalité","Le texte interroge la manière dont le « banal » a été transfiguré par l’art du XXe siècle, depuis Duchamp jusqu’aux formes contemporaines de la culture médiatique. Il examine le scandale et la réception controversée de la télé-réalité, confrontant les critiques qui condamnent Big Brother aux légitimations muséales de démarches artistiques utilisant déchets et objets ordinaires. L’enjeu central consiste à comprendre le « culte du banal » et les filiations qui relient le début du XXe siècle à l’orée du XXIe, plutôt qu’une simple histoire de la banalité.","François Jost  \nLe cultedu banal  \nDe Duchamp à la télé-réalité  \n CNRS EDITIONS   \nLe culte du banal  \nDe Duchamp à la télé-réalité  \nFrançois Jost  \nLe culte du banal  \nDe Duchamp à la télé-réalité  \n15, rue Malebranche-75005 Paris  \n© CNRS ÉDITIONS, Paris, 2007 ISBN : 978-2-271-06507-0  \nAvant-propos  \nDepuis cinq ans se déversent dans toutes les télévisions du monde les mêmes images. Quelques personnes observées 24 heures sur 24 par des caméras sont retenues prisonnières dansun espace plus ou moins confiné . Hommes et femmes sans qualités, ils ne brillent ni par leurs conversations ni par leurs actions. C’est même en raison de leur manque d’originalité, de leur capacité à ressembler à leurs spectateurs, qu’ils sont là, à la merci deleurs regards.  \nAu fil des ans, nous nous sommes habitués à cette histoire cent fois rejouée, ici ou ailleurs, de Big Brother. Cependant, chacun garde encore en tête à quel point ce spectacle du banal, proclamé haut et fort par ses producteurs, fit scandale, divisant les intellectuels, les artistes et les politiques de tous les pays. Télé-poubelle, Trash TV, exhibitionnisme, voyeurisme, vulgarité ! Comment la télévision pouvait-elle tomber si bas ?  \nCertes, pour les historiens de la télévision, ce résultat était, si ce n’est prévisible (car qui peut prévoir quoi que ce soiten matière humaine ?), tout au moins explicable. Les années 1980 et 1990 avaient clairement tracé la voie de ce glissement de représentation d’une réalité sans point de vue à celle d’uneréalité habitée, réduite au témoignage. Bien que l’observation de ce glissement fût en soi riche d’enseignements, elle ne réussit pas à faire disparaître en moi un problème qui me taraudait et qui dépassait très largement une histoire des programmes télévisuels : l’art du XXe siècle ayant rompu avec le siècle précédenten projetant l’objet commun dans les musées, en revendiquantd’utiliser le banal, les déchets et les poubelles, n’y avait-il pas une certaine logique à ce que la télévision du XXe siècle finissants’appuie finalement sur les mêmes valeurs ? Le fossé est-il si grand, au fond, entre Dada, Merz ou Arman, qui revendiquèrent de faire de l’art avec des déchets ou des détritus et l’ascension  \n6 Le culte du banal  \nde la télé-poubelle ? Et d’où vient que la démarche des premiers soit légitimée par les musées tandis que Big Brother est voué aux gémonies par les critiques et les intellectuels ? Et si cette différence de traitement était seulement due à la différence de statut, de légitimation, des objets eux-mêmes ; d’un côté les arts dignes du musée, quelles que soient les formes prises par les œuvres, del’autre, la télévision, toujours située entre les médias de masse et la culture populaire ?  \nCette idée, à première vue excessive, de considérer Loft Story comme une œuvre d’art, fut étayée par un fait incroyable : en 2001, les Cahiers du cinéma, ceux-là mêmes qui ont construitle goût des cinéphiles, classaient Loft Story dans les dix meilleurs films de l’année ! Comment était-ce possible ? Comment avaiton pu en arriver là ? Je ne peux pas dire que le rapprochement entre l’art du dialogue ou de la confession chez Bergman et le produit d’Endemol me convainquit. Les critiques des Cahiers setrompaient évidemment à ancrer le phénomène Big Brother dans le grand art. Néanmoins, si l’on considère l’art du XXe siècle comme une tentative de transfiguration du banal en œuvre, comme nous y invite le philosophe américain Arthur Danto 1, il n’est pas absurde de se demander si la télé-réalité ne fait pas partie, à sa manière, de cet art d’accommoder les restes qu’est l’art contemporain. D’où l’idée de ce livre : plutôt que d’accepter la vulgate selon laquelle la télévision du XXIe siècle serait entréedans une ère nouvelle, coupant avec tout ce que nous avons connu, comprendre les relations, les filiations qui se sont établies du début du XXe à l’orée du XXIe entre ceux qui vouèrent un véritable culte au banal et le spectacle de la banalité télévisuell","cbCaiiFYsmDu3xxV","https://ap.wps.com/l/cbCaiiFYsmDu3xxV","pdf",2402594,2,1,129,"French","fr",114,"# Avant-propos\n## Télévisions du monde et scandale du banal\n## Arts du XXe siècle et légitimation muséale\n## De Duchamp à la télévision : filiations et enjeux","[{\"question\":\"Pourquoi la légitimité accordée aux démarches artistiques utilisant des déchets diffère-t-elle de celle accordée à Big Brother ?\",\"answer\":\"Le texte évoque l’hypothèse que la différence de traitement tient au statut et à la légitimation des objets : d’un côté des œuvres dignes du musée, de l’autre la télévision, située entre médias de masse et culture populaire.\"}]",1783319773,199,{"code":4,"msg":31,"data":32},"ok",{"site_id":25,"language":24,"slug":33,"title":13,"keywords":34,"description":14,"schema_data":35,"social_meta":78,"head_meta":80,"extra_data":82,"updated_unix":28},"francois-jost-the-cult-of-the-banal-from-duchamp-to-reality-tv","",{"@graph":36,"@context":77},[37,53,68],{"@type":38,"itemListElement":39},"BreadcrumbList",[40,44,47,50],{"item":41,"name":42,"@type":43,"position":21},"https://docshare.wps.com","Home","ListItem",{"item":45,"name":46,"@type":43,"position":20},"https://docshare.wps.com/fr/document/","Document",{"item":48,"name":12,"@type":43,"position":49},"https://docshare.wps.com/fr/document/littérature/",3,{"item":51,"name":13,"@type":43,"position":52},"https://docshare.wps.com/fr/document/francois-jost-the-cult-of-the-banal-from-duchamp-to-reality-tv/41138/",4,{"url":51,"name":13,"@type":54,"author":55,"headline":13,"publisher":57,"fileFormat":60,"inLanguage":24,"description":14,"dateModified":61,"datePublished":62,"encodingFormat":60,"isAccessibleForFree":63,"interactionStatistic":64},"DigitalDocument",{"name":9,"@type":56},"Person",{"url":41,"name":58,"@type":59},"DocShare","Organization","application/pdf","2026-07-20","2026-07-06",true,{"@type":65,"interactionType":66,"userInteractionCount":20},"InteractionCounter",{"@type":67},"ViewAction",{"@type":69,"mainEntity":70},"FAQPage",[71],{"name":72,"@type":73,"acceptedAnswer":74},"Pourquoi la légitimité accordée aux démarches artistiques utilisant des déchets diffère-t-elle de celle accordée à Big Brother ?","Question",{"text":75,"@type":76},"Le texte évoque l’hypothèse que la différence de traitement tient au statut et à la légitimation des objets : d’un côté des œuvres dignes du musée, de l’autre la télévision, située entre médias de masse et culture populaire.","Answer","https://schema.org",{"og:url":51,"og:type":79,"og:title":13,"og:site_name":58,"og:description":14},"article",{"robots":81,"canonical":51},"index,follow",{"doc_id":7,"site_id":25},{"code":4,"msg":5,"data":84},[85,90,95,98,101,103,107,111,115,119],{"id":86,"doc_module":4,"doc_module_name":46,"category_name":87,"show_sort_weight":88,"slug":89},67,"Général",61,"general",{"id":91,"doc_module":4,"doc_module_name":46,"category_name":92,"show_sort_weight":93,"slug":94},66,"Art de vivre",60,"lifestyle",{"id":88,"doc_module":4,"doc_module_name":46,"category_name":96,"show_sort_weight":93,"slug":97},"Bande dessinée","comic",{"id":93,"doc_module":4,"doc_module_name":46,"category_name":99,"show_sort_weight":93,"slug":100},"Examen","exam",{"id":11,"doc_module":4,"doc_module_name":46,"category_name":12,"show_sort_weight":93,"slug":102},"literature",{"id":104,"doc_module":4,"doc_module_name":46,"category_name":105,"show_sort_weight":93,"slug":106},64,"Recherche & Rapport","research-report",{"id":108,"doc_module":4,"doc_module_name":46,"category_name":109,"show_sort_weight":93,"slug":110},58,"Récits & Romans","story-novel",{"id":112,"doc_module":4,"doc_module_name":46,"category_name":113,"show_sort_weight":93,"slug":114},65,"Religion & Spiritualité","religion-spirituality",{"id":116,"doc_module":4,"doc_module_name":46,"category_name":117,"show_sort_weight":93,"slug":118},63,"Santé & Soins","healthcare",{"id":120,"doc_module":4,"doc_module_name":46,"category_name":121,"show_sort_weight":93,"slug":122},62,"Technologie","technology"]