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L’ouvrage aborde aussi le vote et les partis, les trajectoires ascendantes, les identités multiples et les affects minoritaires, tout en reliant l’analyse au travail antérieur de l’auteur.",{"@graph":14,"@context":72},[15,34,55],{"@type":16,"itemListElement":17},"BreadcrumbList",[18,23,27,31],{"item":19,"name":20,"@type":21,"position":22},"https://docshare.wps.com","Home","ListItem",1,{"item":24,"name":25,"@type":21,"position":26},"https://docshare.wps.com/fr/document/","Document",2,{"item":28,"name":29,"@type":21,"position":30},"https://docshare.wps.com/fr/document/littérature/","Littérature",3,{"item":32,"name":10,"@type":21,"position":33},"https://docshare.wps.com/fr/document/didier-eribon-retours-on-retour-a-reims-after-the-publication/318459/",4,{"url":32,"name":10,"@type":35,"image":36,"author":41,"headline":10,"publisher":44,"fileFormat":47,"inLanguage":8,"description":12,"dateModified":48,"datePublished":49,"encodingFormat":47,"isAccessibleForFree":50,"interactionStatistic":51},"DigitalDocument",{"url":37,"@type":38,"width":39,"height":40},"https://docshare.wps.com/thumbnails/didier-eribon-retours-on-retour-a-reims-after-the-publication/318459.png","ImageObject",300,407,{"name":42,"@type":43},"Ivy","Person",{"url":19,"name":45,"@type":46},"DocShare","Organization","application/pdf","2026-09-29","2026-09-20",true,{"@type":52,"interactionType":53,"userInteractionCount":26},"InteractionCounter",{"@type":54},"ViewAction",{"@type":56,"mainEntity":57},"FAQPage",[58,64,68],{"name":59,"@type":60,"acceptedAnswer":61},"Pourquoi Didier Eribon parle-t-il d’un afflux de courrier après la parution de Retour à Reims ?","Question",{"text":62,"@type":63},"Après la publication en octobre 2009, l’auteur reçoit un courrier considérable et ininterrompu, puis de nouveaux retours après l’édition de poche en novembre 2010. 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Cela dura longtemps. Et à peine le flot commença-t-il de se ralentir, au bout de quelques mois, qu’il fut relancé par l’édition de poche, en novembre 2010. Au début, je me fis un devoir derépondre à presque tous mes correspondants : c’était facile quand ilsm’écrivaient par voie électronique ; ça l’était moins quand il fallait rédiger une adresse sur une enveloppe, mettre un timbre, etc. Il me devint vite impossible de suivre le rythme, et je renonçai à cette tâche sans fin. Le temps me manquait. Les messages s’affichaient sur l’écran de mon ordinateur, les lettres s’accumulaient sur mon bureau. Je les lisais... mais même quand le contenum’intéressait tout particulièrement, je différais tellement le moment derépondre... que je finissais par ne plus oser le faire. J’en garde mauvaise conscience.  \nTout au long de ces deux années, on m’invita, dans des cadres divers (débats dans des librairies et des salons du livre ; conférences, colloques et séminaires dans de nombreuses universités, en France et à l’étranger...), à présenter ce livre, ou à parler des thèmes qui y sont abordés. Les réflexions que j’ai avancées dans ces circonstances auront en quelque sorte constitué le matériau préparatoire à l’ouvrage que je m’apprête à publier chez Fayard : La Société comme verdict. Classes, identités, trajectoires.  \nMais je me suis également expliqué sur Retour à Reims dans plusieurs émissions de radio ou dans des entretiens réalisés pour des journaux ou, plus longuement, pour des revues. Ce sont deux de ces textes que je réunis ici en un volume dont j’espère qu’on voudra bien le considérer comme une réponse collective adressée, parmi d’autres destinataires, à tous, ceux à qui j’ai négligé d’écrire personnellement. J’essaie en effet d’y affronter les questions et les objections qui ont été souvent soulevées : sur les classes populaires, le rôle du système scolaire, la reproduction sociale, le vote et les partis politiques, ou encore sur les trajectoires ascendantes, les identités multiples, les affects minoritaires, le rôle central du sentiment de la « honte »... J’y saisis égalementl’occasion de tisser les liens qui rattachent Retour à Reims à mon travail antérieur – Réflexions sur la question gay, Une morale du minoritaire, Échapper à la psychanalyse, etc.– tout en le réinscrivant dans les débats qui traversent aujourd’hui le champ théorique international. Bref, c’est le moyen, pour moi, de revenir à Retour à Reims par de multiples chemins qui, je crois, mènent tous à un même foyer d’interrogations : le problème de la politique oppositionnelle et des conditions d’une radicalité démocratique et émancipatrice.  \nI  \n« Les révoltes sont toujours d’actualité 1 »  \nVous dites dans votre livre qu’il vous a été plus dificile d’écrire sur la honte sociale que sur la honte sexuelle. Pourquoi ?  \nC’est le point de départ de mon livre : quand mon père est mort, je n’ai pas assisté à ses obsèques. Mais je suis allé passer la journée du lendemain avec mamère. Elle a sorti des boîtes de photos d’une armoire, et nous sommes restéspendant plusieurs heures à les regarder. J’ai été frappé – cela m’a sauté au visage – par le décor social que ces photos représentaient, c’est-à-dire le milieu ouvrier le plus pauvre, qui est celui dans lequel j’ai vécu mon enfance et mon adolescence.  \nC’est incroyable de constater à quel point, quand on regarde des photos du passé, les corps que l’on y voit sont des corps de classes, des corps marquéssocialement : par la manière dont les gens sont habillés, la manière dont ils se tiennent, les coiffures, les attitudes...  \nJ’ai pensé : « C’est mon passé, c’est mon enfance » et, en rentrant à Paris, je me suis dit : Mais puisque j’ai été cet enfant-là, pourquoi, par la suite, me suisje perçu presque exclusivement comme ayant été un enfant gay et non pascomme un enfan","cbCaiuA23HNNYgLi","https://ap.wps.com/l/cbCaiuA23HNNYgLi","pdf",375227,42,"French","# « Les révoltes sont toujours d’actualité »\n## Pourquoi l’écriture sur la honte sociale a-t-elle été plus difficile que sur la honte sexuelle ?\n## Classes, images du passé et construction de l’identité\n## Refoulement de l’origine et rôle des catégories politiques","[{\"question\":\"Pourquoi Didier Eribon parle-t-il d’un afflux de courrier après la parution de Retour à Reims ?\",\"answer\":\"Après la publication en octobre 2009, l’auteur reçoit un courrier considérable et ininterrompu, puis de nouveaux retours après l’édition de poche en novembre 2010. 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