[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"doc-detail-37329-fr":3,"doc-seo-37329-114":29},{"code":4,"msg":5,"data":6},0,"success",{"doc_id":7,"user_id":8,"nickname":9,"user_avatar":10,"doc_module":4,"category_id":11,"category_name":12,"doc_title":13,"doc_description":14,"doc_content":15,"file_id":16,"file_url":17,"file_type":18,"file_size":19,"view_count":4,"is_deleted":4,"is_public":20,"is_downloadable":20,"audit_status":20,"page_count":21,"language":22,"language_code":23,"site_id":24,"html_lang":23,"table_of_contents":25,"faqs":26,"seo_title":13,"seo_description":14,"update_tm":27,"read_time":28},37329,1649267921044,"Ava Thompson","https://us-avatar.wpscdn.com/avatar/1800007509477c92dfb?_k=1782875107921204101",64,"Recherche & Rapport","De la guerre des races au racisme d’État, Foucault","Le texte présente et contextualise la proposition de Michel Foucault selon laquelle une lecture politique des rapports de force issue de « la guerre des races » devient, au fil du temps, un racisme d’État. À partir des cours donnés au Collège de France en 1976 et de leur retranscription, il explique comment l’« autre race » se redéfinit au sein même du corps social, se divisant en normal et dégénéré. Cette généalogie éclaire la façon dont la société est « défendue » contre les déviances par des mécanismes de ségrégation et de normalisation.","DE LA GUERRE DES RACES AU RACISME D’ÉTAT  \nà propos de :  \n« Il faut défendre la société » Cours au Collège de France, 1976.  \nde Michel FOUCAULT  \nÉdition établie sous la direction de François Ewald et Alessandro Fontana, par Mauro Bertani et Alessandro Fontana.  \nGallimard-Seuil (Hautes Études), 1997.  \nFaut-il considérer que la politique ne sert qu’à entériner des rapports de force ? Ou, plus encore, qu’elle n’est qu’une façon de poursuivre sous uneautre forme d’anciens conflits armés ? Cela reviendrait à inverser la célèbre formule de Clauswitz, qui considérait que la guerre était une façon de continuer la politique par d’autres moyens, et cela reviendrait aussi à ne plus penser le pouvoir en terme de contrat — conception juridique chère aux philosophes du XVIIIe siècle — mais au contraire à l’appréhender en termes d’affrontement. Autrement dit, si on adoptait cette dernière conception, il faudrait reconnaître que tout pouvoir politique se fonderait sur un rapport de force issu d’une guerre réelle, et que même si ce pouvoir agissait ensuite en sorte d’arrêter la guerre, pour faire régner ou tenter de faire régner une paix dans la société civile, ce ne serait pas pour neutraliser le déséquilibre qui se serait manifesté à l’issue du conflit, mais au contraire pour réinscrire perpétuellement ce rapport de force, par une sorte de guerre silencieuse, aussibien dans les institutions que dans les structures économiques.  \nSe demander si une telle conception est pertinente ou non a moins desens que de s’interroger sur sa diffusion. Car, en ce domaine, les croyances font la réalité . Il suffit par exemple que les instances du pouvoir y accordent du crédit pour qu’elles agissent en conséquence : ainsi, à partir du moment où le pouvoir se définit à travers un rapport de domination, la répression qu’ilexerce n’est plus que la mise en œuvre des mécanismes d’assujettissement pour perpétuer cette domination. Or, une telle conception du pouvoir a effectivement traversé la société française, voire européenne, de la fin du XVIIe siècle au début du XIXe siècle. Née d’une contestation de l’absolutisme monarchique, elle se retrouve en France dans tous les récits historiques qui soulignaient le caractère belliqueux des invasions franques — censées marquerl’origine de la monarchie — et qui, tout en datant de cette conquête le bien-  \nCeci est la version papier d’une page publiée sur le site web de  \nREVUE DE LIVRES  \n[http://assoc.wanadoo.fr/revue.de.livres/](http://assoc.wanadoo.fr/revue.de.livres/)  \nAbonnements et commentaires sont les bienvenus à l’adresse suivante :  \n[revue.de.livres@wanadoo.fr](revue.de.livres@wanadoo.fr)  \nfondé de la grande division sociale entre roturiers et nobles, contestaient à la royauté sa progressive annexion de la totalité du pouvoir.  \nDe surcroît, ce thème de la guerre des races — race franque contre race gauloise—loin de disparaître complètement au XIXe siècle, se vit au contrairerécupéré par le pouvoir et transformé en un racisme d’État. C’est du moins l’idée que défend Michel FOUCAULT (1926-1984) dans les cours qu’il a donnésau Collège de France en 1976 et dont ce livre est la retranscription (voir sommaire p. 12) . Dans le nouveau discours qui se mit alors en place, l’autre race n’était effectivement plus celle contre laquelle on s’était battu dans les temps anciens, mais celle qui se recréait en permanence au sein du tissu social et le corrompait. Autrement dit, la société n’était plus le théâtre d’une guerre entre deux races extérieures l’une à l’autre, mais le dédoublement d’une seule et même race en une composante normale et une composante dégénérée, contre laquelle la première devait défendre ses valeurs et son patrimoine biologique. Transformation dont témoigneraient les discours biologico-racistes sur ladégénérescence qui ont circulé au XIXe siècle, voire au XXe , et aussi les institutions qui développèrent tout un système de ségrégation et de normalisation des individus. Et c’est de la généalogie d","cbCait57hZbHomwR","https://ap.wps.com/l/cbCait57hZbHomwR","pdf",44032,1,12,"French","fr",114,"# Problématique : politique et rapports de force\n## De Clausewitz au pouvoir comme affrontement\n# Croyances, réalité et mécanismes d’assujettissement\n## Domination et répression\n# Transition historique : de la guerre des races au racisme d’État\n## Transformation de l’ennemi interne\n# Généalogie du bio-pouvoir\n## « Défendre la société » contre les déviants\n# Discours historico-politiques et contestation de la royauté\n## Récits, sacres et justification du pouvoir\n# Exemple de récit historique : les Francs et les Troyens","[{\"question\":\"Quel est le lien présenté entre politique et guerre dans le texte ?\",\"answer\":\"La politique est envisagée comme la poursuite, sous une autre forme, d’anciens conflits, en fondant le pouvoir sur un rapport de force. 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