[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"doc-detail-38114-fr":3,"doc-seo-38114-114":29},{"code":4,"msg":5,"data":6},0,"success",{"doc_id":7,"user_id":8,"nickname":9,"user_avatar":10,"doc_module":4,"category_id":11,"category_name":12,"doc_title":13,"doc_description":14,"doc_content":15,"file_id":16,"file_url":17,"file_type":18,"file_size":19,"view_count":4,"is_deleted":4,"is_public":20,"is_downloadable":20,"audit_status":20,"page_count":21,"language":22,"language_code":23,"site_id":24,"html_lang":23,"table_of_contents":25,"faqs":26,"seo_title":13,"seo_description":14,"update_tm":27,"read_time":28},38114,687197207919,"Theodora","https://ap-avatar.wpscdn.com/avatar/a000253d6f5f7c60be?x-image-process=image/resize,m_fixed,w_180,h_180&k=1779446848396160552",59,"Littérature","Entre écrire et trahir : le cas d’Annie Ernaux","L’étude analyse la poétique contemporaine centrée sur l’aveu, la confession et l’empathie, en mettant au cœur la honte et le malaise chez Annie Ernaux. Elle examine d’abord La Place (Gallimard, 1983), puis le déplacement de ces sentiments vers la trahison et le rapport à la langue, ainsi qu’à travers la figure paternelle. Le texte inscrit ces enjeux dans une continuité littéraire plus large, en les reliant au « tragique de la Littérature » et aux archéologies des origines.","FAYÇAL BOUICHE  \nUniversité de Nice  \nMembre d’Université Côte D’Azur  \nEntre « écrire » et « trahir » . Le cas d’Annie Ernaux  \nJ’écris peut‐être parce qu’on n’avait plus rien à se dire.  \nA. Ernaux1  \nP arler de littérature contemporaine invite inévita‐  \nblement à s’interroger sur ce qui la fonde, sur ce qui la différencie et surtout sur ce qui la hante. Depuis son é mergence dans les années 80, cette littérature, rebelle visiblement à toute définition h o l i s t i q u e, necesse d’exprimer son malaise identitaire. Cette nouvelle tendance à « extimiser » le malaise trouve toute son expression à travers les récits de soi. Se servant souventd’un certain matériau autobiographique indéniable, les écrivains d’aujourd’hui chantent non sans conviction leur malheur ainsi que leur « orphelinat » . Annie Ernaux est à ce propos parfaitement représentative de cetteveine littéraire dans la mesure où ses écrits s’inscrivent pleinement dans cette poétique contemporaine de l’aveu, de la confession et de l’empathie en lien avec les sentiments de honte et de malaise. C’est pourquoi dans le cadre de cette étude, nous avons décidé d’ausculter, exemples à l’appui, la manière dont les sentiments de malaise et de honte parcourent La Place (Gallimard, 1983) d’Annie Ernaux avant de nous intéresser à l’é mergence de  \n1 A. Ernaux, La Place, éd. commentée par Pierre‐Louis Fort, Paris, Gallimard, 2006, p. 58. Les citations suivantes provenant de ce même texte seront marquées par l’abréviation LP.  \n146  \nFAYÇAL BOUICHE  \nl’un des malaises ernausiens (il y en a au minimum trois), celui du rapport à la langue chez elle mais aussi à travers la figure de son père.  \nDu malaise dans la littérature à la littérature du malaise  \nÀ regarder de plus près, l’on se rend compte que ces thématiques de honte et de malaise ne sont pas a priorides sujets exclusivement contemporains. Au milieu des années 50, à titre d’exemple, Roland Barthes évoquaitdéjà le malaise que ressentaient les écrivains français depuis la deuxième moitié du XIXe siècle. Il écrivait :« L’écrivain devient la proie d’une ambiguïté, puisque sa conscience ne recouvre plus sa condition. Ainsi naît un tragique de la Littérature »2.  \nPartant, ce « tragique de la littérature » hantera tout écrivain, moderne ou contemporain, désireux d’aller contourner, voire renouveler les codes de l’écrituregénérant ainsi un sentiment de malaise, voired’illégitimité . D’un bout à l’autre, il se trouve que ce sentiment de malaise et d’inquiétude hante consi‐ dérablement la littérature d’aujourd’hui. De Michon à Bergounioux et de Macé à Ernaux, la littérature française contemporaine aura été celle du malaise et du deuil, celle qui manifeste sa honte et chante son orphelinat. Ce constat est très visible chez Annie Ernaux. Son œuvrerevient souvent sur les mê mes thématiques (les originespaysannes normandes et le départ de la Province, les rapports difficiles avec ses parents, ses compagnons et puis ses fils, la lutte des classes sociales, la question féminine, son avortement clandestin, sa formation et sonstatut de professeur) . Son œuvre, qui s’étend sur plus de quarante‐deux ans, propose également une réflexion sur  \n2 R. Barthes, Le Degré zéro de l’écriture, Paris, Seuil, suivi de Nouveaux Essais critiques, 1972, p. 48.  \nla société française de l’après‐guerre à nos jours, sur larencontre des mé moires individuelles et collectives ainsi que sur l’inscription de l’Histoire au sein du récit. Depuis Les Armoires vides, son premier texte publié en 1974 chez Gallimard3, son œuvre revient fréquemment sur cesmê mes thématiques. Aussi bien dans La Place (1983), où elle s’intéresse à la figure de son père, dans Une Femme (1988) où elle retrace la vie de sa mère, ou encore dans l’Événement (2000) où elle dévoile son avortement clandestin, honte, inquiétude et malaise font figured’autorité dans ces « archéologies des origines », pour reprendre la formule de Sylvie Ducas4. On ne sera donc pas étonnés de la voir publier en 1997 ","cbCairy2dkaWiETb","https://ap.wps.com/l/cbCairy2dkaWiETb","pdf",588874,1,16,"French","fr",114,"# Du malaise dans la littérature à la littérature du malaise\n# La Place du « malaise » et de la « honte »","[{\"question\":\"Quels sentiments structurent l’écriture d’Annie Ernaux dans cette étude ?\",\"answer\":\"La honte et le malaise sont présentés comme des forces récurrentes qui parcourent les récits, notamment dans La Place, avant de se déplacer vers la question de la trahison et de la langue.\"},{\"question\":\"Pourquoi l’étude se concentre-t-elle sur La Place (1983) ?\",\"answer\":\"Parce que le texte y révèle la figure du père et l’émergence de plusieurs formes de trahison ernausienne, liées à l’origine, à la terre natale et à la langue patoise.\"},{\"question\":\"Comment la littérature contemporaine est-elle reliée à un malaise plus ancien ?\",\"answer\":\"Le document établit une continuité avec des analyses comme celles de Roland Barthes, montrant que le « tragique de la Littérature » et l’inquiétude traversent déjà les écrivains depuis le XIXe siècle.\"}]",1783072486,25,{"code":4,"msg":30,"data":31},"ok",{"site_id":24,"language":23,"slug":32,"title":13,"keywords":33,"description":14,"schema_data":34,"social_meta":85,"head_meta":87,"extra_data":89,"updated_unix":90},"between-writing-and-betraying-the-case-of-annie-ernaux","",{"@graph":35,"@context":84},[36,53,67],{"@type":37,"itemListElement":38},"BreadcrumbList",[39,43,47,50],{"item":40,"name":41,"@type":42,"position":20},"https://docshare.wps.com","Home","ListItem",{"item":44,"name":45,"@type":42,"position":46},"https://docshare.wps.com/fr/document/","Document",2,{"item":48,"name":12,"@type":42,"position":49},"https://docshare.wps.com/fr/document/littérature/",3,{"item":51,"name":13,"@type":42,"position":52},"https://docshare.wps.com/fr/document/between-writing-and-betraying-the-case-of-annie-ernaux/38114/",4,{"url":51,"name":13,"@type":54,"author":55,"headline":13,"publisher":57,"fileFormat":60,"inLanguage":23,"description":14,"dateModified":61,"datePublished":61,"encodingFormat":60,"isAccessibleForFree":62,"interactionStatistic":63},"DigitalDocument",{"name":9,"@type":56},"Person",{"url":40,"name":58,"@type":59},"DocShare","Organization","application/pdf","2026-07-03",true,{"@type":64,"interactionType":65,"userInteractionCount":4},"InteractionCounter",{"@type":66},"ViewAction",{"@type":68,"mainEntity":69},"FAQPage",[70,76,80],{"name":71,"@type":72,"acceptedAnswer":73},"Quels sentiments structurent l’écriture d’Annie Ernaux dans cette étude ?","Question",{"text":74,"@type":75},"La honte et le malaise sont présentés comme des forces récurrentes qui parcourent les récits, notamment dans La Place, avant de se déplacer vers la question de la trahison et de la langue.","Answer",{"name":77,"@type":72,"acceptedAnswer":78},"Pourquoi l’étude se concentre-t-elle sur La Place (1983) ?",{"text":79,"@type":75},"Parce que le texte y révèle la figure du père et l’émergence de plusieurs formes de trahison ernausienne, liées à l’origine, à la terre natale et à la langue patoise.",{"name":81,"@type":72,"acceptedAnswer":82},"Comment la littérature contemporaine est-elle reliée à un malaise plus ancien ?",{"text":83,"@type":75},"Le document établit une continuité avec des analyses comme celles de Roland Barthes, montrant que le « tragique de la Littérature » et l’inquiétude traversent déjà les écrivains depuis le XIXe siècle.","https://schema.org",{"og:url":51,"og:type":86,"og:title":13,"og:site_name":58,"og:description":14},"article",{"robots":88,"canonical":51},"index,follow",{"doc_id":7,"site_id":24},1783057751]