[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"doc-detail-37187-fr":3,"doc-seo-37187-114":29},{"code":4,"msg":5,"data":6},0,"success",{"doc_id":7,"user_id":8,"nickname":9,"user_avatar":10,"doc_module":4,"category_id":11,"category_name":12,"doc_title":13,"doc_description":14,"doc_content":15,"file_id":16,"file_url":17,"file_type":18,"file_size":19,"view_count":4,"is_deleted":4,"is_public":20,"is_downloadable":20,"audit_status":20,"page_count":21,"language":22,"language_code":23,"site_id":24,"html_lang":23,"table_of_contents":25,"faqs":26,"seo_title":13,"seo_description":14,"update_tm":27,"read_time":28},37187,962075006959,"Anda","https://ap-avatar.wpscdn.com/avatar/e0002397efbe92a78e?_k=1776741047341049297",59,"Littérature","André Breton, Nadja","Préface datée de Noël 1962 à propos du récit Nadja, où l’auteur discute la portée de réécrire et d’améliorer un texte après publication. Le document oppose l’écriture et la publication à la vanité, puis justifie une forme volontairement dépouillée : l’abondante illustration vise à écarter toute description, tandis que le ton reprend la logique de l’observation médicale et neuropsychiatrique. Une réflexion sur la subjectivité et l’objectivité, la notion de “fantôme”, et la différenciation personnelle conduit à définir la critique et la personne de l’auteur dans l’œuvre et hors de l’œuvre.","© Éditions Gallimard, 1964.Éditions Gallimard, 1998, pour le dossier.  \nAVANT-DIRE  \n(DÉPÊCHE RETARDÉE)  \nSi déjà, au cours de ce livre, l'acte d'écrire, plus encore de publier toute espèce de livre estmis au rang des vanités, que penserde la complaisance de son auteur à vouloir, tant d'années après, l'améliorer un tant soitpeu dans sa forme ! Il convient toutefois de faire lapart, en bien ou mal venu dans celui-ci, de ce qui se réfère au clavier affectif et s'en remet tout à lui — c'est, bienentendu, l'essentiel—et de ce qui est relation au jour le jour, aussi impersonnelle que possible, de menus événements s'étant articulés les uns aux autres d'une manièredéterminée (feuillede charmille de Lequier1 *, à toi toujours !). Si la tentative de retoucher à distance l'expression d'un état émotionnel, faute depouvoir au présent larevivre, se solde inévitablement par la dissonance et l'échec (on le vit assez avec Valéry, quand undévorant souci de rigueur le porta à reviser ses  \n* Les notes appelées par des chiffres ont été établies par Michel Meyer et figurent p. 163-171.  \n7  \n« vers anciens2 »), il n'est peut-être pas interdit de vouloir obtenir unpeu plus d'adéquation dans les termes et de fluidité par ailleurs.  \nIl peut tout spécialement en aller ainsi de Nadja, en raison d'un des deux principaux impératifs « anti-littéraires » auxquels cet ouvrage obéit : demême que l'abondante illustration photographique a pour objet d'éliminer toutedescription—celle-ci frappée d'inanité dans le Manifeste du surréalisme—, le ton adopté pour lerécit se calque sur celui de l'observation médicale, entre toutes neuropsychiatrique, qui tend à garder trace de tout ce qu'examen et interrogatoirepeuvent livrer, sans s'embarrasser en le rapportant du moindre apprêt quant au style. On observera, chemin faisant, que cette résolution, qui veille à n'altérer en rien le document « pris sur le vif», non moins qu'à la personne de Nadjas'applique ici à de tierces personnes comme à moi-même. Le dénuement volontaire d'un tel écrit a sans doute contribué au renouvellement de son audience en reculant son point de fuiteau-delà des limites ordinaires.  \nSubjectivité et objectivité se livrent, au cours d'une vie humaine, une série d'assauts, desquels le plus souvent assez vite la première sort très mal en point. Au bout de trente-cinq ans (c'est sérieux, la patine), les légers soins dont je merésous à entourer la seconde ne témoignent que de quelque égard au mieux-dire, dont elle est seule à faire cas, le plus grand bien de l'autre—  \nqui continue à m'importer davantage—résidant dans la lettre d'amour cribléedefautes et dans les « livres érotiques sans orthographe3 ».  \nNoël 1962.  \nQui suis-je ? Si par exception je m'en rapportais à un adage4 : en effet pourquoi tout nereviendrait-il pas à savoir qui je « hante » ? Jedois avouer que ce dernier mot m'égare, tendant à établir entre certains êtres et moi des rapports plus singuliers, moins évitables, plus troublants que je ne pensais. Il dit beaucoup plus qu'il ne veut dire, il me fait jouer de mon vivant le rôle d'un fantôme5, évidemment il fait allusion à ce qu'il a fallu que je cessasse d'être6 , pour être qui je suis. Pris d'une manière à peine abusive dans cette acception, il me donne à entendre que ce que je tiens pour les manifestations objectives de mon existence, manifestations plus ou moins délibérées, n'est que ce quipasse, dans les limites de cette vie, d'une activité dont le champ véritable m'est tout à faitinconnu. La représentation que j'ai du « fantôme » avec ce qu'il offre de conventionnel aussi bien dans son aspect que dans son aveugle soumission à certaines contingences  \nd'heure et de lieu7, vaut avant tout, pour moi, comme image finie d'un tourment qui peut être éternel. Il se peut que ma vie ne soit qu'une image de ce genre, et que je sois condamné à revenir sur mes pas tout en croyant que j'explore, à essayer de connaître ce que je devrais fort bien reconnaître, à apprendre une faible partie de ","cbCaifTJG7OsGSs2","https://ap.wps.com/l/cbCaifTJG7OsGSs2","pdf",2641949,1,108,"French","fr",114,"# Avant-dire (Dépêche retardée)\n## Justification de la réécriture et de la forme\n## Observation médicale, illustration et dépouillement\n## Subjectivité, objectivité et notion de “fantôme”\n## Différenciation personnelle et rôle de l’auteur","[{\"question\":\"Pourquoi l’auteur revoit-il et améliore-t-il son texte après sa publication ?\",\"answer\":\"Il avance que l’écriture et la publication peuvent relever de la vanité, tout en défendant la possibilité d’obtenir davantage d’adéquation et de fluidité dans les termes, notamment pour Nadja.\"},{\"question\":\"Quel est le rôle des illustrations et du style adopté dans Nadja ?\",\"answer\":\"Le document indique que l’illustration abondante sert à éliminer toute description, tandis que le ton du récit se calque sur une observation médicale et neuropsychiatrique, soucieuse de garder trace de l’examen sans apprêts stylistiques.\"},{\"question\":\"Comment l’auteur articule-t-il subjectivité et objectivité ?\",\"answer\":\"Il décrit des assauts successifs entre subjectivité et objectivité dans une vie humaine, puis relie cette tension à la manière dont la “seconde” reçoit certains égards et à la présence d’un tourment qui peut se prolonger.\"}]",1783072486,166,{"code":4,"msg":30,"data":31},"ok",{"site_id":24,"language":23,"slug":32,"title":13,"keywords":33,"description":14,"schema_data":34,"social_meta":85,"head_meta":87,"extra_data":89,"updated_unix":90},"andre-breton-nadja","",{"@graph":35,"@context":84},[36,53,67],{"@type":37,"itemListElement":38},"BreadcrumbList",[39,43,47,50],{"item":40,"name":41,"@type":42,"position":20},"https://docshare.wps.com","Home","ListItem",{"item":44,"name":45,"@type":42,"position":46},"https://docshare.wps.com/fr/document/","Document",2,{"item":48,"name":12,"@type":42,"position":49},"https://docshare.wps.com/fr/document/littérature/",3,{"item":51,"name":13,"@type":42,"position":52},"https://docshare.wps.com/fr/document/andre-breton-nadja/37187/",4,{"url":51,"name":13,"@type":54,"author":55,"headline":13,"publisher":57,"fileFormat":60,"inLanguage":23,"description":14,"dateModified":61,"datePublished":61,"encodingFormat":60,"isAccessibleForFree":62,"interactionStatistic":63},"DigitalDocument",{"name":9,"@type":56},"Person",{"url":40,"name":58,"@type":59},"DocShare","Organization","application/pdf","2026-07-02",true,{"@type":64,"interactionType":65,"userInteractionCount":4},"InteractionCounter",{"@type":66},"ViewAction",{"@type":68,"mainEntity":69},"FAQPage",[70,76,80],{"name":71,"@type":72,"acceptedAnswer":73},"Pourquoi l’auteur revoit-il et améliore-t-il son texte après sa publication ?","Question",{"text":74,"@type":75},"Il avance que l’écriture et la publication peuvent relever de la vanité, tout en défendant la possibilité d’obtenir davantage d’adéquation et de fluidité dans les termes, notamment pour Nadja.","Answer",{"name":77,"@type":72,"acceptedAnswer":78},"Quel est le rôle des illustrations et du style adopté dans Nadja ?",{"text":79,"@type":75},"Le document indique que l’illustration abondante sert à éliminer toute description, tandis que le ton du récit se calque sur une observation médicale et neuropsychiatrique, soucieuse de garder trace de l’examen sans apprêts stylistiques.",{"name":81,"@type":72,"acceptedAnswer":82},"Comment l’auteur articule-t-il subjectivité et objectivité ?",{"text":83,"@type":75},"Il décrit des assauts successifs entre subjectivité et objectivité dans une vie humaine, puis relie cette tension à la manière dont la “seconde” reçoit certains égards et à la présence d’un tourment qui peut se prolonger.","https://schema.org",{"og:url":51,"og:type":86,"og:title":13,"og:site_name":58,"og:description":14},"article",{"robots":88,"canonical":51},"index,follow",{"doc_id":7,"site_id":24},1782997933]