[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"doc-detail-37180-fr":3,"doc-seo-37180-114":29},{"code":4,"msg":5,"data":6},0,"success",{"doc_id":7,"user_id":8,"nickname":9,"user_avatar":10,"doc_module":4,"category_id":11,"category_name":12,"doc_title":13,"doc_description":14,"doc_content":15,"file_id":16,"file_url":17,"file_type":18,"file_size":19,"view_count":4,"is_deleted":4,"is_public":20,"is_downloadable":20,"audit_status":20,"page_count":21,"language":22,"language_code":23,"site_id":24,"html_lang":23,"table_of_contents":25,"faqs":26,"seo_title":13,"seo_description":14,"update_tm":27,"read_time":28},37180,549758146520,"Patrick","https://ap-avatar.wpscdn.com/avatar/80002397d8c0411e94?_k=1775819394049821470",59,"Littérature","Alexandre Gefen, la littérature, affaire politique","Étude consacrée aux rapports entre écrivains contemporains et politique, replacés dans la longue histoire française où le pouvoir s’affiche au travers d’une bibliothèque. Après avoir évoqué la tentation du désenchantement (engagement jugé mort, dissolution du social, déceptions de la gauche), l’ouvrage défend l’idée que les grandes œuvres portent une portée politique. Il analyse le récit comme outil d’examen des inégalités et des vulnérabilités, la langue comme interrogatrice des discours dominants, et l’action littéraire via tribunes, pétitions, résidences et rencontres avec les lecteurs.","ISBN : 979-10-329-2281-1  \nDépôt légal : 2022, avril © Éditions de l’Observatoire / Humensis, 2022  \n170 bis, boulevard du Montparnasse, 75014 Paris Ce document numérique a été réalisé par Nord Compo.  \nIntroduction  \nLes écrivains et la politique : je t’aime,  \nje te hais  \nDans la photo officielle d’Emmanuel Macron figurent deux téléphones portables mais aussi trois livres dont deux romans : Le Rouge et le Noir de Stendhal, Les Nourritures terrestres d’André Gide et Mémoires de guerre de Charles de Gaulle. « Il n’y a rien que j’aime plus que la littérature », confirmait le président dans un entretien 1 en s’inscrivant dans la longue histoire littéraire de la politique française. Aussi ancienne que la IIIe République, dont le premier président, Adolphe Thiers, par ailleursacadémicien, posait déjà en 1871 la main sur un livre dans sa photo officielle, la volonté d’inscrire visuellement le pouvoir dans une bibliothèque s’accompagne de revendications littéraires qui semblent unevraie spécificité des hommes politiques français et ne laissent pas d’étonner à l’étranger ; à Gisèle Freund qui prenait son portrait, François Mitterrand aurait même confessé : « N’oubliez pas que je suis un écrivain avant d’être un homme politique. » La publication des mémoires de de Gaulle dans laprestigieuse Bibliothèque de la Pléiade, qui fit grincer les dents des adeptes de la littérature pure, nous le rappela il y a peu : le grand homme politique français se doit d’être un grand écrivain. De fait, chacun des présidents de la  \nVe République a produit son livre, essai, autobiographie ou mémoires, maisaussi une Anthologie de la poésie française pour Georges Pompidou, parailleurs agrégé de lettres, cinq romans pour Valéry Giscard d’Estaing, entréà l’Académie française, fiction, mais aussi poésie pour le très littéraire François Mitterrand, ami de Marguerite Duras et de Françoise Sagan, et dont les collaborateurs se nommaient Paul Guimard, Régis Debray ou Erik Orsenna. Si certaines prises de position culturelles de Nicolas Sarkozy ont été fortement débattues, l’ancien président, lui aussi, affirme lire les classiques, et considère la littérature comme son « jardin secret », comme « une chose sérieuse 2 » . Mais si l’homme politique, y compris le trèstechnocrate Emmanuel Macron, reste épris des belles-lettres, dût cet amour n’être qu’un affichage, qu’en est-il de la relation des écrivains contemporains à la politique ?  \nAssurément, si l’on lit par exemple « Théorie générale de l’engagement politique » qui constitue le huitième chapitre des Désarçonnés de Pascal Quignard, qui décrit l’engagé comme « un tueur à gages » et, au contraire, promeut l’écrivain comme « démissionnaire » et « asocial », décomposant « toutes les relations », on pourrait croire que l’heure est au dédain. Écouter,à droite de l’échiquier, Michel Houellebecq assurant dans un livre récent (Interventions 2020) que « la dissolution progressive au fil des siècles des structures sociales et familiales, la tendance croissante des individus à se percevoir comme des particules isolées […] rend bien sûr inapplicable la moindre solution politique » ou, à gauche, Pierre Bergounioux examinant dans son Carnet de notes 2016-2020 la liste de ses désillusions serait à désespérer de la politique elle-même. On retrouvera cette déception à travers ce livre dans la position d’un Jean Rouaud, pour lequel « littérature et politique ont fait conjointement leur temps » : elle est sans doute associée à la disparition d’un romantisme révolutionnaire ou du moins d’une alternative nette et univoque au libéralisme mondialisé . La fragmentation idéologique et la perte d’influence dans les urnes des idées de la gauche, qui  \navaient constitué le socle de référence de l’avant-garde littéraire depuis le XIXe siècle, expliquent sans doute certaines postures littéraires contemporaines désabusées. Mais ce désespoir semble en vérité aux antipodes du discours de la plupart des écrivains d’aujourd’hui, qui clamentau contr","cbCaiiNmeIGUBjXs","https://ap.wps.com/l/cbCaiiNmeIGUBjXs","pdf",1488123,1,281,"French","fr",114,"# Les écrivains et la politique\n## Héritage et mise en scène du pouvoir\n## Désillusions de la politique et dédain supposé\n## Vers une « politique littéraire » des auteurs contemporains","[{\"question\":\"Pourquoi les présidents français associent-ils souvent la figure politique à la littérature ?\",\"answer\":\"Le texte montre que la volonté d’inscrire visuellement le pouvoir dans une bibliothèque s’accompagne de revendications littéraires. Il rappelle aussi que plusieurs présidents ont produit des livres, essais, autobiographies ou mémoires.\"},{\"question\":\"Comment l’ouvrage présente-t-il une impression de dédain envers la politique ?\",\"answer\":\"Il évoque des œuvres où l’engagement est jugé destructeur des relations ou où la politique semble inapplicable, ainsi que des déceptions pouvant mener au désespoir. Cette posture serait liée à la fragmentation idéologique et à la perte d’influence de la gauche.\"},{\"question\":\"Quel rôle la littérature joue-t-elle, selon les auteurs contemporains cités ?\",\"answer\":\"Le texte affirme que les auteurs réfutent l’indifférence esthétique face aux problèmes de la Cité. Il décrit une portée politique du récit : analyser inégalités et vulnérabilités, interroger les discours sociaux, produire des contre-discours et agir aussi par tribunes, pétitions, résidences et rencontres avec les lecteurs.\"}]",1783072486,433,{"code":4,"msg":30,"data":31},"ok",{"site_id":24,"language":23,"slug":32,"title":13,"keywords":33,"description":14,"schema_data":34,"social_meta":85,"head_meta":87,"extra_data":89,"updated_unix":90},"alexandre-gefen-literature-as-a-political-affair","",{"@graph":35,"@context":84},[36,53,67],{"@type":37,"itemListElement":38},"BreadcrumbList",[39,43,47,50],{"item":40,"name":41,"@type":42,"position":20},"https://docshare.wps.com","Home","ListItem",{"item":44,"name":45,"@type":42,"position":46},"https://docshare.wps.com/fr/document/","Document",2,{"item":48,"name":12,"@type":42,"position":49},"https://docshare.wps.com/fr/document/littérature/",3,{"item":51,"name":13,"@type":42,"position":52},"https://docshare.wps.com/fr/document/alexandre-gefen-literature-as-a-political-affair/37180/",4,{"url":51,"name":13,"@type":54,"author":55,"headline":13,"publisher":57,"fileFormat":60,"inLanguage":23,"description":14,"dateModified":61,"datePublished":61,"encodingFormat":60,"isAccessibleForFree":62,"interactionStatistic":63},"DigitalDocument",{"name":9,"@type":56},"Person",{"url":40,"name":58,"@type":59},"DocShare","Organization","application/pdf","2026-07-02",true,{"@type":64,"interactionType":65,"userInteractionCount":4},"InteractionCounter",{"@type":66},"ViewAction",{"@type":68,"mainEntity":69},"FAQPage",[70,76,80],{"name":71,"@type":72,"acceptedAnswer":73},"Pourquoi les présidents français associent-ils souvent la figure politique à la littérature ?","Question",{"text":74,"@type":75},"Le texte montre que la volonté d’inscrire visuellement le pouvoir dans une bibliothèque s’accompagne de revendications littéraires. Il rappelle aussi que plusieurs présidents ont produit des livres, essais, autobiographies ou mémoires.","Answer",{"name":77,"@type":72,"acceptedAnswer":78},"Comment l’ouvrage présente-t-il une impression de dédain envers la politique ?",{"text":79,"@type":75},"Il évoque des œuvres où l’engagement est jugé destructeur des relations ou où la politique semble inapplicable, ainsi que des déceptions pouvant mener au désespoir. Cette posture serait liée à la fragmentation idéologique et à la perte d’influence de la gauche.",{"name":81,"@type":72,"acceptedAnswer":82},"Quel rôle la littérature joue-t-elle, selon les auteurs contemporains cités ?",{"text":83,"@type":75},"Le texte affirme que les auteurs réfutent l’indifférence esthétique face aux problèmes de la Cité. Il décrit une portée politique du récit : analyser inégalités et vulnérabilités, interroger les discours sociaux, produire des contre-discours et agir aussi par tribunes, pétitions, résidences et rencontres avec les lecteurs.","https://schema.org",{"og:url":51,"og:type":86,"og:title":13,"og:site_name":58,"og:description":14},"article",{"robots":88,"canonical":51},"index,follow",{"doc_id":7,"site_id":24},1782997854]